CHAPITRE IX
344. Induction par les couranta. — Considérons <l<'ux bobines de bois B et B' (Kig. 33()) sur chacune desquelles est enroulé un lil métallique recouvcri de soie; supposons qu'on mette les bouts C et D' du fil de la bobine li' en communication avec les pôlesd'une pile, les bouts D et d du fil de la l>obine B avec un galvanomètremultiplicateur II. Si l'on place les deux circuits l'un près de l'autre, enin- (roduisanl, par exemple, la bobine U dans l'intérieur de la bobine B' qui est creuse, à l'instant mémo où on ferme le circuit de la pile, on obsenc une déviation subite de Fig. :im. - imiuctiuu voiiaïque.
l'aiguille du galvanomètre,
déviation qui indique lo iiassage «l'un courant dans la bobine B. Ce courant marche en sens contraire de la direction suivie par le courant de la bobine B' ; en outre, il est de très-couile durtkt; aussi l'aiguille du galvanomètre ne tardc-t-elle pas à retourner, après quel'iues oscillations, à sa position d'équilil>re primitive , et, pendant tout le temps que le circuit de la pile reste fermé, î) ne circule pas de courant dans la bobine B. Vient-on ensuite à ouvrir le circuit B', un courant de très-courte dunV prend de nouveau naissance en li, ukais celle fois il est de même sens que celui ijui cesse de jiasser en H'.
On appelle counmt inducteur celui qui circule dans lu bobine B', et couranlH imhiiU ceux qui sont engendrés dans le circuit de la bobine U; le courant induit que proiluit la t'enncture du circuit Inducteur est un unu-ant ini-erse, puisqu'il niari-lie en sens contraire de celui ([ui lui donne naissance; le courant de rupture est appelé 'lircct, attendu qu'il est de même sens que le courant inducteur.
On obtient les mémos couraiils induits en fais.-ud varier rapidement la distance entre le circuit B et la bobine H', dans laquelle passe le roui-ant de la pile. Le rapprochement du courant inducteur dévelnpj>e en B un courant induit de seiLs contraire; éloigue-t-un la bobine inductrice B', il se produit un courant direct.
G5(i 13K l'électhicité.
[Enfin si , au lieu de faire varier la distance du courant inducteur, on en modifie seulement l'intensité , on constate (ju'il se développe dans la l)obine D un courant induit inverse quand Tintensité du courant inducteur augmente rapidement, et un courant direct quand l'intensité diminue.]
Toutes choses égales d'ailleurs, les courants induits ont une intensité d'autan tj)lus grande que le circuit inducteur est plus rapproché du circuit induit.
Les phénomènes d'induction se manifestent non-seulement ((uand le courant inducteur suit un trajet parallèle au circuit induit, comme nous l'avons îsupposé implicitement, mais encore quand les deux circuits font enti*c eux un angle quelconque.
344». Loi générale de rindaction galvanique. — Les lois générales de rélectr<>dynamique nous ont appris, d'une part, que deux courants s'attirent quand ils sont parallèles et de môme sens , ou bien quand ils s'approchent ou s'éloignent tous deux du sommet de l'angle que font entre elles leurs directions ; d'autre part, que deux courants se repoussent quand ils sont parallèles et de sens contraire, ou bien que l'un d'eux s'approche du sommet de l'angle, tandis que l'autre s'en éloigne. Nous pouvons dès lors énoncer de la manière suivante la loi générale de l'induction :
Un coxirant qui commence , ou qui augmente d'intensité, ou qui se rapproche, développe dans un circuit voisin tin courant induit de sens tel que faction électro-dy)iamiq}(e entre les deux courants soit répulsive; un courant qui finit, ou qui s* éloigne, ou qui diminue dHntensité ^ engendre un courant induit dont la direction est telle que les deux courants tendent à s'attirer,
345. Induction par les aimants. — Nous avons vu ([ue le magnétisme est du à l'existence de courants élémentaires qui suivent tous la même direction ; ou conçoit dès lors la possibilité de développer par l'approche ou réloignenient d'un aimant dos courants induits^lans un circuit fermé. La direction des courants ainsi engendrés est déterminée par celle des courants moh'»culaires de l'aimant inducteur, d'après la même règle que celle qui préside à riiulurliou par le courant voltaïquo. Quand le pôle de l'aimant inducteur s'apprixlic, 1»^ courant induit qui prend naissance dans la bobine est de sens contraire à la direction des courants magnétiques; si l'aimant s'éloigne, le courant induit t»&t direct.
I L'aimantation et la désaimantation rapid(»s d'un barreau de fer doux pUv dans l'axe d'une bobine agissent de la môme manière sur le circuit fermé .[ue le rapprochement ou l'éloignement d'un aimant. |
346 {348). Induction d'un courant sur lui-même. Extra-courant. — De nitMne
qu'un courant qui commence ou qui finit développa* un courant in«hiil dan< un
**rcuit iroisin , de môme les différents tours de spire d'un circuit enrouliMU
Mce ou en spirale agissent par induction les uns sur les autres : au moment .
r exemple, où le courant d'une pile commence à circuler dans une lK»bin»\ kqpe tour de spire engendre dans les spires voisines un courant induit mj-
iSDUCTiox. 657
verse; il en résulte que le courant de lu pile e^t allublî aussi longtemps que dure ce courant induit. En conséquence, un cou raiîr met plus de temps pour s'établir et arriver à son maximum d'intensité, quand il est lancé dans un circuit disposé en spirale ou en liélice (|ue lorsque te conducteur est rectili^e; car, dans ce dernier cas, le courant n'exerce auôune action Inductrice sur lui-même.
Le phénomène de l'induction d'un courant sur sou propre circuit présente un caractère dilTérent au moment de la rupture. Un courant ne peut prendre naissance que dans un circuit ferme; si donc on ouvre le circuit, l'action inductrice du courant sur lui-même ne peut plus se manifester, et à l'instant même l'intensité du courant devient épile à zéro. Toutefois, on arrive à mettre en évidence l'action inductrice dans ces circonstances, en ayant recours au principe des courants dérivés.
Considérons , en effet , la pile A (Kig. 367) dont les rliéopliores sont mis en communication avec les deux liouts du fil de la bobine li; l'une des communications est établie par l'intermédiaire d'une visfi', contre la pointe de laquelle s'appuie un ressort D,
terminé par une petite ^^-.*"-^ ,
masse de fer doux E ; le "^""""'^ ■'' <"■ ''••
fer doux se nomme le / ^^\\ i Iwlijiinilllfllltlilliffi r ''\
rattarlie à l'autre rliéo- ^J::!^
pliore et constitue un se- fm. MÎ, - DUt^MI pour pr^lut™ »ui..ra»llqacii.(iil Vexin-
COnd circuit fermé. Di>S r..u™tet pnurle r««dllir.
que le courant de la pile
traverse la Ixibine, un barreau de fer doux C, pirtcé dans l'inléricur de laboliiiie, s'aimante et attire le marteau K; le conlact entn- le inartciiii et la vis »i' éUint supprimé, le courant di- la pile se trouvf inlcrrompu; mais le ciri-nit de la bobine i-este fnrmé jwr l'interniédiairc du lil de dériviilion , et l'on oliservc alors le passage d'un courant d'induction de lii-s- courte durée l't doul la direction est la mémo que celle du courant de la pile. 1^ courant, dont la découveile est due â Karaday, se nommu Vcxirn-ciuntiit liin-ct ou rjlr<i-coui-mU de rupture. '-- Le mécanisme ci-dossus décrit, au luoyi'n duquel le coumnt s'interrompt automaliquement, constitue ce qu'on appelle le fi-ei»i/»/ei(r de Xeef, du nom de celui <pii l'a imaginé.
hc trcmblcilr <lc Notf r»it |iartin, comme nous le ïtrr.inn, <ir t.nif. Im «pparfili. vi.ltaf»n^qiitii f-n iiBHRe; mal» on peut l'cmpl-.yiT Biip«r«mrnt ilanii I.- kcuI liut de dfîlcrmin«r d.d inti'mi|jti-.nB nipMi» ilii c.iuraiit d'une pilp. crmstante. M. lli-idcnbani, en pl«- CMit un anf de gr«n..ilill.- entri- le marteau et l'enclumi- du treroblcur, ■ iitili»^ le« cLoert du marteau wmme ra..y.-ii il« produit.- u» tiît.iii.m par d.» csc-itatioiiH n.«cauiq«ea t« «uce^daut ttèd-rapidiiintiit.
WVHDT, Pky.lqti» m.;dlc»le. **
658 DE i/klectricité.
Nous décrirons , § 351«, le dispositif qui permet de déterminer la formation d'un extra-courant dans les appareils où Tinduction est duo aux variations de Tetat magnétique d'un aimant.
347 (349). Intensité des courants induits. — La force électro -motrice d un courant d'induction engendré par un courant ou un aimant est proportionnelle au nombre des tours de spire de la bobine induite, à égalité d'action inductrice. D'après la loi d'Ohm, l'intensité d'un courant a pour expression
E I = -K-. Si l'enroulement du fil sur la bobine ne forme qu'une seule couche
de spires , la force électro-motrice d'induction et la résistance du circuit auument l'une et Tautre avec le nombre des tours. Mais, quand il y a plusieurs couches de fil superposées, la résistance croît plus rapidement que la force électro -motrice, parce que Je diamètre des spires grandit d'une couche à la suivante; aussi arrive-t-il un moment où l'augmentation du nombre des tours de fil diminue l'action inductrice , au lieu de l'augmenter ; cette limite est atteinte d'autant plus vite que la résistance extérieure est plus petite. Dans le cas où les courants induits sont destinés à produire des effets physiologiques , on peut employer des bobines dont le fil fait un très-grand nombre de lour^. attendu que les tissus animaux offrent une grande résistance au passage df l'électricité.
n rësulto des mesures effectuées par W. Weber que dans rinduction par les aimants li force inductrice est proportionnelle au moment magnétique di; pôle inducteur (cf. § 333 1: que dans Tinduction par les courants, elle est proportionnelle au moment ëlectro-dynamique (cf. § 334). Par conséquent, uu aimant et une spirale de fil métallique ont la mfmf puissance inductrice, quand le moment magnétique du premier est égal au mi»iDfDt électro-djnamique de la seconde. Weber a démontré cette proposition, en faisant o«cil- 1er la bobine bifilaire de son électro-dynamomètre, tantôt sous TinHuence d'un ci>orant d^une intensité connue circulant dans une bobine voisine, tantôt sous l'influtrnce d'an aimant de force connue. La bobine bifilaire en n'approchant , à chacune de ses i»$rilUtions, du circuit ou de l'aimant inducteurs, était parcourue par dos courants iiitiait.<». qui , marchant en sens contraire des courants inducteurs, déterminaient une action répulsive , k la suite d(; laquelle l'amplitude des oscillations diminuait très-rapidt*mrat. Weber trouva, comme résultat de ses expériences, que les amplitudes des oscilIâti"n> décroissent eu progression géométrique, d*où l'on doit conclure que la rési>taniv qiii s^oppose au mouvement de la bobine est h chaque instant proportionnelle n la vite^^ même du mouvement. Par conséquent , la force inductrice d'un aimant ou d'un courant est constamment proportionnelle à la vitesse avec laquelle la spirale induite s'approcha ou s'éloigne. 11 suit de \h que la quantité d'électricité mise en mouvement dan< le circuit induit reste la même pour des variations égales de la distance ou de rinten«it<' au courant inducteur, que le mouvement de rapprochement ou d'éloîgnement s'effeitue av.*irapidité ou avec lenteur; car si, par exemple, le mouvement est rapide, la furcf indaitrice augmente, il est vrai, proportionnellement à la vitesse, mais, en revanche, la dun*»' totale du déplacement diminue dans le même rapport.
348 {3r}0). Durée et marche des courants d'induction. — Les courants d'iudu. tion ont une marche si rapide que leur action sur Taiguille Tiimantoe p«^ut êU>^ comparée à celle d'un choc instantané ou <ruu petit nombre de chot's st* smcédant à des intorvalles Irès-rapprochés. L-x <léviation de Faiguillo aiinanttV m*
nous fait connaître que l'intensité moyenne de ces chocs, elle ne fournit aucune indication ni sur la durée ni sur la marche du courant d'induction considéré dans sa totalité. L'action d'un courant de j)eu de durée est en général proportionnelle au produit de sa durée par l'intensité qu'il possède dans l'inslant considéré; par conséquent, un courant qui agit pendant un temps très-court, mais qui a une grande intensité , peut produire le même effet qu'un courant de moindre intensité , mais de plus longue durée.
Les nerfs sensitifs ou moteurs sont bien plus vn état que l'aiguille aimantée de nous renseigner sur la marche des courants induits. En effet, l'intensité du courant restant la même, le degré d'excitation d'un nerf dépend de la rapidité avec laquelle s'effectue le passage de l'électricité. Deux courants induits qui dévient l'aiguille aimantée d'une même (quantité peuvent donc agir inégalement sur le système nerveux. C'est ainsi que les effets physiologiques de Textracourant sont considérables, eu égard à son intensité; aussi emploie-t-on de préférence celte espèce de courant toutes les fois qu'il s'agit de produire une excitation énergique dans le tégument externe.
De même, l'excitation engendrée par le courant induit de rupture l'emporte notablement sur celle que détermine le courant induit de fermeture. Nous avons déjà indiqué, § 347, la cause de cette différence d'action entre le courant induit invei:se et le courant direct • dès (ju'on vient à fermer le circuit in- «lucteur, il :s'y développe un extra-courant inverse qui , aussi longtemps tju'il dure, affaiblit le courant de la pile; quand l'exlra-courant diminue, le courant inducteur devient plus intense et, par cela même, il engendre de nouveau un extra-courant inverse, et ainsi de suite, de sorte que le courant ne peut pas atteindre d'emblée toute son intensité; il n'y arrive que peu à peu. Quand, au contraire, on interrompt le courant, il ne saurait se former d'extra-courant de niplure si un circuit dérivé n'est pas annexé au circuit principal : le courant de la pile cessai donc presque instantanément <le circuler dans la bobine inductrice.
L'intensité <les courants induits développés dans un circuit voisin dépend non-seulement de la force du courant inducteur, mais encore de la rapidité de la crue du courant induit ; il en résulte cpu» clans les appareils d'induction à mécanisme interrupteur, tel que cehii de la Fig. 370 (voy. § 350**), l'explosion de rupture est bien plus forte que celle qui se produit à la fermeture. Si on plac(» la bobine induite à une certiûne disUmce de la bobine inductrice, les explosions de rupture produisent seules des effets physiologicpies marqués, tandis que les explosions dr* fermeture se manifestent seulement quand le circuit inducteur est très- rapproché du circuit induit, et elles sont toujours plus faibles que les premières. Los a])pareils d'induction d'une force même médiocre donnent déjà des étincolles à la rupture» <lu courant; pour peu que la puissance de Tappareil augmente, la longu(»ur de ces étincelles devient considérable. Il faut, au contraire, employer de» grandes bobines munies de noyaux en fer doux pour obt<»nir aussi des étincelles à la fermeture du courant, et ces dernières sont toujours plus faibles et plus courtes que» los étincelles de rupture.
L<» ral(»ntissement du courant induit de» fermeture augmente avec le nombre des tours de la spirale inductrice, parce epi'il e*<t dû à l'induction du courant de
CiGO ^ DE l'électricité.
la pile sur lui-même. Moins il y a de tours sur la bobine inductrice, pluî^ le< courants induits d'ouverture et de fermeture se succèdent rapidement ; c'est pour cela que dans les appareils d'induction où Ton désire faire usage de courants alternativement de sens contraire , on emploie comme circuit inducteur une bobine sur laquelle est enroulé un gros fil ne faisant qu'un petit nombre de tours.
Le voisinage de masses de fer agit de la même manière que la multiplication du nombre des spires ; car, si le magnétisme qui se développe dans le ft* r augmente l'action du courant inducteur sur la spirale induite et détermine un accroissement rapide des courants induits , d'un autre côté , ce même magnétisme, réagissant sur la bobine inductrice, y renforce l'extra-courant et amoindrit ainsi la force d'induction. Ce dernier effet prédomine quand la masse dt* fer se compose d'un bloc unique ; aussi l'introduction d'un épais barreau de fer doux dans l'intérieur de la bobine inductrice n'augmente-t-elle nullement Tintensité de l'induction. Si on remplace, au contraire, le barreau de fer par un faisceau de fils de fer, l'effet physiologique des courants induits direct et inverse se trouve notablement accru.
On peut rendre moins dissemblables les effets d'induction qui se produisent à la fermeture et à l'ouverture du courant, en annexant à la bobine inductrice un circuit supplémentaire qui permette à l'extra-courant de s'écouler. C'est en se ffcdant sur ce fait que M. Helmholtz a apporté à l'appareil d'induction de Du Bois-Reymond (cf. § 350*>) une modification (jue nous ferons connaître § 35(K.
349 (.^*>l). Théorie des phénomènes d'indaction. Courants induits de difiénaU
ordres. — La thëorie des phénomènes d^induction s^appoie directement gnr le* coiuidérations que nous avons exposées § 335 relativement aox actions mutuelles des mêMe* électriques. Nous avons vu que Tintensitt' de ces actions dépend de la grandeur drf masses électriques en présence, de leur distance et de la vitesse relative de leur dépLicernent. Si donc un conducteur parcouru par un courant électrique vient k changer d* position par rapport à un circuit voisin , il doit se produire dans ce dernier un moare ment des fluides électriques, dont les éléments peuvent être déterminés k Taide de U loi fondamentale de Weber. Ce physicien a réussi, en effet, k déduire les luis df fin duction directement de celles de Télectro-dynamique. Sans vouloir aborder le détail de cette théorie, nous relèverons toutefois cette conséquence«immédiate. k savoir, quf if courant induit doit être dirigé en sens contraire du courant inducteur, quand ce dtrrnitr 8*approche. et, dans K* même sens, quand la distance augmente; cela découle nécr^«ajremeut de l'hypothèse admise pour expliquer les phénomènes électro^lynamiques. by potbèse diaprés laquelle les fluides de nom contraire 8*attirent moins énergiquement %{W ceux de même nom ne se repoussent (cf. § 335».
Ainsi donc tout mouvement de l'électricité dans un conducteur engendre un Coonaî induit dans un circuit voisin. Par conséquent, on peut obtenir des phénomènes d'inihi*tion voltaïque aussi bien avec le courant de décharge de la machine électrique «ia *■ vec les aimants ou le courant de la pile. De même, les courants qui prennent BaL^Moc dans un circuit induit sont susceptibles de développer des courants induits dan.« r.c deuxième circuit : ces derniers, k leur tour, exercent une action inductrice sur un tr- isième circuit, et ainsi de suite. On a de cette manière des courants induits dVnîrr* c* plus en plus élevés.
350 {:*U*\. Emploi des courants induits en physiologie et en thénpeiiliqM. —
I.es coui-nnU induits dêvelop|H»s sous Tinfluence des aimants ou <lu courant iV
INDUCTION. Wl
la pile sont surtout utilisés pour exciter les nerfs et les muscles. Ces tissus animaux, soumis à l'action d'un courant qui commence ou qui finit, ont la pro* priété de réagir en pi-oduisant une commotion ou une sensation , suivant la nature de la partie éleclrisée ; aussi , uour obtenir ime excitation continue, a-t-on recours habituellement â l'emploi de couranls induits se succédant à des intervalles très -rapprochés [Ce mode d'élecfrisation porte lu nom de farndisalton.] On utilise aussi dans le même but l'extra-courant direct engendré dans le circuit inducteur.
Les appareils d'induction [[ui fournissent ces courants sont de deux ordres : dans les uns, appelés volta-faradiques , l'induction est engendrée par la fermeture et la rupture alternatives d'un circuit que traverse le courant d'tme pile ; dans les appareils magnéto- fnradiques , l'iniluction est produite par un aimant; un mouvement de rotation place périodii|uemcnt le.s pAles de noms contraires de cet aimant en présente d'un circuit formé ([ui se trouve ainsi parcouru par des courants induits alternativement directs et inverses.
SBO". Appareils d'induction volla-Iaradiques. — ICew appareils se coniixiMent efsentie Ile ment d'une pile , de deux cii-cuils distincts enroulés en hélice sur deu\ bobine» séparées ou sur la même bobine et d'un mécanisme inten'upteur. Le 111 parcouru par le courant inducteur complète le circuit de la pile; le lil dans leijuel circulent les couranls induits aboutit à dr>ux bornes d'où partent des rhéupbores destinés à amener l'électricité d'induction dans les [larties sur lesquelles on veut la faire agir. Les interruptions du courant inducteur iwuvenl être obtenues par des mécanismes variés; mais on a nxionrs prosiiue exclus!- TOment aujourd'hui iiu dis|K)sitif connu sous le nom de trintMeur de Neef, dont nous avons déjà donné la description (voy, (j '.Wt).
La Fig. 368 représente le.'! parties fuiidanienlales tiue nous nous venons d'indiquer et montre la manière dont ics courants induits i-t rcxlra-couraut peuvent être recueillis. Les deux pAles de la pile A simt mis en communiration avctles deux extréniit<''S du fil de la bobine ItU par l'iiiterraédiaîre des rliéupho- ' nupp' et iiii' ; sur h- Irajet de ce dernier se trouve le trembleur E qui produit les inti-rniptions du murant; les IJls de déri- .vation I'h' et N;t' pernicttent d'utiliser l'extracourant qu'engendre la
1 . - j ruul^ )r hidu ri mill Induit, i^ iiarrrui lu irr auu. — b, in-ni'
rupturedwrourantiuduc- ^^^^^^
leur. I.e cirriiit induit est
enroulé sur la Imbine H'It' et al>.»itil aux bornes P',N', auxquelles se lixeut
les électrodes qui conduisent les courants induits sur les parties à électrïser.
■)ip>rrll ki-lta/iinidl<|iis ilUpiMi- |miit
- H-K', n-'blii' ur iKqiwIlE <
66*2 DE ]. KLECTIUCITK.
Le noyau de l'erdouxU, qui est placé dans rintéiieur de la bobine indui-triie. en s'aimantant par le passage du courant ife la pile, attire le mariean F. ci rompt ainsi la continuité du circuit, d'où production d'un cxtra-conrant direct dans la bobine BB el d'un courant induit direct dans la bobine B' IC ; le rétablissement du courant inducteur développAn courant inverse dans la Iwliii^-' induite et éprouve hii-mème un alTaiblissement dû à la naissance de IVitricourant de fermeture. D'autre part, l'aimantation et la désaimantation alternatives du barreau de l'er doux exercent des actions de même sens que la fenurture et la rupture du courant ; elles contribuent ainsi à accroître la finri? decourants induits et de l'extra- courant.
En faisant subir au dispositif qui précède une légère modification , on peut utiliser simultanément l'exlra-couranl et le courant induit. Il suffit, dan^w but, de réunir par un conducteur métallique l'une des extrémités du ciniiît induit avec une extrémité du circuit inducteur, de manière que les deui liU forment un circuit unique parcciirn à un moment donné par des courants de même direction. Telle est la disposition représentée dans la Fig. 3HiK où
^ ime tige métalliqutt P' N
réunit bout à bout le circuit mductour et le circuit mduit I.es flècbe)' indiquent In route suivie, au moment de la rupture, par les courants qui Iraver^iit l'ensemble du syst^e. La fusion des deux circuits i^u un seul augmente la résistance qui .«'oppose à h propagaUon de l'éleitricité; on observe néanmoins que cette disposition accroît notablement les ellets physiologiques du courant résultant.
I^s considérations précédentes suffisent pour donner une idée nette des priih cipeK qui président ù la construction des appareils volta- farad iqu es : il nous reste à passer en revue les principaux dispositifs imaginés en vne des besoiu* médicaux.]
3SQ^: Appaiieil a glissement de ni' IIois-Hevmosd. — Cet up)>areil. nftisenlé dans la fig. y7(l, se compose de deux bobines : sur la bobine in<l<iririie H est disposé, en hélice, un lil ^roselqui ne drvrit[[u'un[>elit nombre de lours; autour de l'autre bobine H', évidée à l'intérieur de manière à pouvoir coill'frlj l>remiére, s'enroule le circuit induit formé d'un lil fin et très-long dont lo exti'émilés altoutissent à deux homes situées <lerriore hi bobine et qui s<>iii ii>visibles dans la ligure ; c'est à ces mêmes bornes qn'iui attacbf les (ils di-^iin-à faire entrer dans le circuit les parties à travers lesquelles on veut dirij:''r !• • courants induits. La liobine en question est portée par un eburiot qu'un pt-iit j volonté rap|iroclier ou éloigner de la bobine inductrice, eu le fitisant i;lis-<r
I appjuviL TolU-fATiMlïijue dl
INDUCTION. (iti3
«laiis une uoiilis^u pratiquée dans l'épaisseur do la plaiiclic HH, qui sert de supporta l'appareil; de chaque côté de la coulisse, une échelle divisée permet de mesurer la distance du circuit induit au circuit inducteur. Quant à la bobine B. elle est lixée horizontalement par son extrémité antérieure à un cadre
Vig. 370- -— Appareil viïIta-fvKdiquB de du UoitL^Ke/muiid. — ai. ili: !■ pllu l'I DD communlcalliia avte Ici Fitrémlt^i du vrru dii <)] [Dducicur. C. KilKuti d<; Bl .le fer ronpllmn
runit unv iiHrtie du flL Induetviir. — E. Mu1«au du Iruiubleur dv Nccf — I. Itorua de d^TMIon plncAi wrl<] Injet du clnnll IndiifUur et pcrinctUDl itsc m conicjutro , illn^o rla-à-rli, d<»rucllllr l'Litn.ruuniiL ■-. Vis duul li pointa da pUt»a cit un contul iiuc le miucbc du Uem-
en Ixiis phii'V' de champ sur le support; elle renrerme ordinairement dans son intérieur un faisceau de (ils de fer destiné à renrorcer l'action inductrice du courant voltaïque. Deux bornes A, A', .-diluées sur le devant de l'appareil, reçoivent les fils de la piie et les mettent en communication avec le circuit induo (eur par l' intermédiaire d'un tremblettr de Seef. Cet interrupteur, destiné à produire automatiquement les inlcrmitlences du courant inducteur, est représenté pr In marteau E , dont le manche , formé d'un ressort en argentan , s'attache i-ii a à une colonne de laiton qui surmonte la borne A ; une lamelle de platine sondi'ic sur le manche vers sa partie moyenne s'appuie contre la pointe de la vis v; celle-ii est portée par une lame de laiton qui contourne la tranche du cadre en Uns et vu rejoindre rune des extrémilés du (il inducteur. Ce Gl, après s'être enroulé successivement sur In buhiiie 11 et sur les branches d'un pelit électro- aimant vertical l>, aboutit par sou autre irxlrOniité à la bobine A'. I# courant de la pile, arrivé eu A par exemple, monte le long de la l^olonnca, se rend dans le manche du marteau, et de là, [lar l'intermédiaire de la vis v, dans le fil qui entoure la bobine inductrice; puis il circule autour de l'électroaimant en fer â cheval et revient à la pile en passant par la borne A'.
Le rircuî! élant fermé comme on vient de le voir, le courant inducteur s'établit; mais, à l'instant même, l'électro-aimanl U entre en activité , attire la pièce de fer doux K placCte en regani de ses piiles et qui forme la tète du marteau ; dans ce mouvement , le tremhleur s'écarte de la pointe de la vis v et le
664 DE l'électricité.
circuit se trouve subitement interrompu. Aussitôt le courant s'arrête; par suite, l'électro-aimant redevient inactif, ce qui permet au trembleur de reprendre sa position initiale et de rétablir ainsi la continuité du circuit. A peine le couraut passe-t-il de nouveau , que Télectro-aimant agR comme la première fois ponr provoquer la rupture du circuit, et ainsi de suite. Le trembleur se trouve doue dans un état continuel d'oscillation. Chaque mouvement de va-et-vient détermine alternativement la rupture et la fermeture du courant inducteur ; la rupture de ce courant engendre dans la bobine induite un courant direct ; lorsque le courant se rétablit dans la bobine inductrice, un courant inverse prend naissance dans l'autre bobine. Le circuit dont fait partie le fil de la Imbine B' se trouve ainsi parcouru par une série de courants instantanés qui changent alternativement de sens.
Quand on veut étudier séparément l'effet de chacune des deux espèces de courants induits, on enfonce la vis r jusqu'à ce que la tête du marteau soit pressée contre les pôles de l'électro -aimant; après avoir mis de cette manière le trembleur hors d'état de fonctionner, on coupe l'un des fils de la pile et on fait plonger les deux bouts ainsi obtenus dans un godet rempli de mercure : on produit alors l'intermittence du courant inducteur en retirant du mercure et en y introduisant alternativement un des rhéophores.
[L'appareil de du Bois-Reymond permet aussi d'utiliser Textra- courant; il porte dans ce but deux bornes de dérivation placées sur le trajet du circuit inducteur et fixées à la tranche du cadre en bois cjui soutient la bobine B; une seule de ces bornes se voit en I sur la figure.]
On peut rëgler entre certaines limites la vitesse avec laquelle se succèdent les mUtmptions du courant inducteur, en faisant varier la distance qui sépare le marteaa E des pôles de IMlectro-ainiant D. Plus, en effet, cette distance est petite, et on U diini* nue en enfonçant la vis r, plus les oscillations du trembleur se suivent rapidement, ainsi qu'on en peut juger d'aprës la hauteur du son engendre' par la succession des chocs.
On peut modifier dans des limites encore pins étendues la fréquence des interrnptions, en remplaçant le marteau de Xcef par un pendule vertical de longueur variable: tel est le principe qui pre'side à la construction des appareils volta-faradiques que fabrique M. Zimmeriiiaim , à Heidclberg.
Dans un graud n.mibre de circonstances, il est désirable de pouvoir obtenir dan* U bobine induite des courants qui, au lieu de changer alternativement de sem», aic-nt tous la même direction et se succèdent à des inter\'alles très-rapproche's. Le moyen le plus simple pour atteindre ce résultat, lorsque les courants ont une grande intensât^', est celui de M. Poggendorff : il consiste h rompre la continuité métallique du fil ind'iit en un point quelconque de sou trajet, de manière h introduire dans le circuit une uiimc lame d'air. D'autre part, on peut isoler les courants induits directs et inverses, en employant, pour déterminer la fermeture et l'ouverture du courant inducteur, un romMhtaieur analogue h celui que nous ferons connaître dans le § 351*, à l'occasion des appareils magnéto- faradiques.
350«. Appareil voLTA-FARADiQUE de Helmholtz. — Nous avons dit. § :W. p. 6(30, qu'on peut rendre les effet*? du courant induit inverse .«sensiblement «'»j:aux à ceux du courant direct, en permettant à Textra-couranl de rupture de sVvouler dans un circuit aimexé au circuit inducteur. Dans ce but, M. IlelmMl/
modifie l'appareil de du Bois-Reymond de la manière suivante : à Taido d'un fil métallique il établit une communication permanente entre le sommet de la colomie a (Fig. 370) et la vis v , et il relève celle-ci de telle sorte qu'elle ne puisse toucher la tige dutrembleur; le circuit principal, comprenant la bobine, la pile et Télectro-aimant de l'interrupteur, reste donc toujours fermé. Mais le courant, en suivant ce trajet, met en activité l'électro-aimant D et celui-ci attire le marteau E; en s'abaissant, le manche du marteau vient buter contre la pointe d'une vis qui termine une colonne métallique dont on surmonte la borne A' : les bornes A et A' se trouvent alors en communication par une seconde voie plus directe , plus courte et offrant moins de résistance que celle qui traverse la bobine inductrice et l'électro-aimant; le courant de la pile passera donc presque en entier par cette nouvelle voie; en même temps, comme le circuit dont le fil inducteur fait partie est resté fermé, l'extra-courant qui succède à la disparition du courant inducteur pourra se former et s'écouler. Dans ces conditions , le courant s'éteint bien plus lentement dans la bobine B qu'il ne le fait quand sa disparition est due à la rupture du circuit.
Avec le dispositif que, nous venons de décrire, les courants induits de sens opposé t\m prennent naissance dans la bobine B' sont presque égaux en énergie. Toutefois il existe encore entre le courant direct et l'inverse une légère différence , et une observation attentive montre que c'est maintenant le courant inverse qui a pris le dessus. Puisque des deux courants de sens contraire, celui qui dans l'appareil non modifié donnait les elTets les plus faibles, se trouve être devenu le plus énergique, relativement à l'autre, il est évident (pie la modification apportée à l'appareil en a diminué la puissance; aussi la machine modifiée de Helmholtz ne peut-*elle servir que dans les cas où l'on n'a pas à produire d'effets intenses. Au reste, l'arrangement de l'appareil est tel (ju'on peut à volonté faire usage ou non du dispositif modifié.
La machino volta-faradiquc de lîclniholtz offre plusieurs avantages, si Ton fait abstraction de rinconvënîent qu'elle présente d'être d'un emploi restreint, en raison même de son peu do puissanco. La différence entre les effets des deux courants induits est minime; retincelle qui, dans les appareils ordinaires, jaillit entre le trembleur et la vis, et qui y occasionne des inegalitt^s dans lu propagation du ddveloppeiiient individuel de chaqu4' courant, n(î se produit plus ici, ou, du moins, se tr»)uve consicb'rablement affaiblie; enfin, les effets d'induction unipolaire, drmt nous nous occuperons plus loin (voy. § 152), ne se manifestent jias , h moins qu'on n'emploie des bobines d'induction d'une puissance inusitt'e. L<i courant direct et l'inverse deviendraient rigoureusement égaux en énergie, si on rendait la résistance de la pile no'gligeable en comparaison de celle de la bobine d'induction , et la résistance du circuit derivi^ négligeable en comparaison de celle de la pile. Pour nfaliser c«*s c(fnditions, il faudrait introduire dans la bobine une rc^sistance très-grande ; mais alors l'action influctrice éprouverait un affaiblissement trop considérable.
[35(H. AiM»AUKiL A c.LissEMKNT i»E Tripiku. — (Ait appareil, imité d*» celui de du lîois-Heyniond, est im peu plus compliqué; en revanche, il permet de vari<M* davantage les conditions de l'induction. Dans tous les autres appareils volta-faradi(pies, le circuit inducteur fournissant l'extra-courant est formé d'un fil gros et court, tandis que les courants induits se développent dans un
titm lit: L'KLKlTiiltlTK.
fil long i-I lin ; les cuuiunU ilii ^it-coiid lil uni plus <1g tension et iiiulns de qiuiilité, comme on s'en est assuré espêrimenUlemeul. Il en résulte <|ue les ililTrrences qu'on oliserve entre le.s eirels ph]'siologi<|ues et tliérapeu tiques prmluib par ces deux ordres de courants sont dues non-^uleuient û celte drconslamc que l'extra -cou ni nt et les courants induits pi-eonent naissance dans deux circuits distincte, mais encore à ce que ces circuits diflèrent enti-e euxsou<lri-apport de lu longueur et de la ipnsseur. Afin d'écarlor cette cause d'erreur ilf l'examen comparatif des courants de même nature développés dans des liU Jiloiiguetu's et de p-osseurs diiïéi-cntes, M. Trijiier a disposé son ap|iareil de telli' sorte ipie le courant inducteur puisse circuler à volonté dans l'ui) uu r.-tulrides circiiit>-
A cet effet, deux )>obines creuses H et B' (Kig. 37i), recouvertes, la i>nmiêre il'iin lil loii^ et mince, la seconde d'un fil gi-os et court, ont eliaciiTH'
leur [lile in rappoil avec la résistance du circuit à paivourir; pour If fil tin. il faut une pile de ôtt ir.-s- |telils couples au sulfate de mercure; :ï on i cnipl'de iliniensiou nuiycnne suffist-nl pour le gros fil. L;i communication eutr.' . I.oinn de ces i ircuiK et l:i pîlo corresjwiidante s'élaldit jiar rinternit-fliair'' '1'' Ijinii's iiiélalli.pie^ qui aboutissent aux bornes A, A' pour la boliino à ^irc^ lil |t'. et ;ius bornes a, «' pour Tautiv circuit. Une manette U i»ennet de lancer -i
INDUCTION. (i67
volonté dans Tun ou Tautre iil le courant inducteur dont les intermittences sont réglées par un tremMeur de Neef placé sur le trajet de chacun des circuits. Le commutateur C sert à faire marcher le courant dans un sens ou dans l'autre.
Les bobines* B et B' sont toutes les deux mobiles suivant leur axe indépendamment l'une de Tautre, et leurs dimensions sont calculées de manière qu'on puisse faire rentrer la seconde dans l'intérieur de la première. Le bouton E termine un faisceau cylindricpie de fer doux (ju'on engage plus ou moins dans l'axe de la bobine B'.
Deux bornes fixées sur chacune des bobines permettent de recueillir à Taide de fils terminés par des manipules ou par une pince à expérience, soit l'extracourant de haute tension développé dans le circuit inducteur, soit les courants de faible tension engendrés dans le circuit induit.
Lorsqu'on veut soustraii:(Lî l'une des bobines aux actions inductrices exercées sur elle par le passage du courant dans l'autre bobine et aux réactions qui en sont la consécjuence , on la retire. Un écran métallique, placé à cheval sur le système et s'enlevant à volonté , permet de compléter alors l'isolement de la pièce retirée.
Le recul de la bobine dans laquelle se produisent les courants induits, yans interposition de l'écran métallicpie, donne h» moyen d'affaiblir ces courants autant qu'on le désire. On diminue la force d<»s extra-courants au moyen d'un tube à eau. Les uns et les autres s'alVaiblissent encore parle retrait du faisceau de fer doux.
Voici , diaprés M. Tripier, les divers efl'ets qu'on peut obtenir par le glissement sui- Tmnt leur axe d'une ou de deux des trois pièces fondamentales de Tuppareil ci-dessus dëcrit. Les trois cylindres dtant superposes et le courant do la pile traversant riielico du fil gros et court , on peut recueillir : 1" rextra-courant de rupture de ce fil ; 2° les courants induits du fil fin. Dans ces deux cas, les actions inductrices r<^ciproques des deux circuits s'ajoutent h celles du faisceau de fer doux agissant comme ëlectro-aimant ; c'est ainsi que fonctionnent tous les autres appareils yolta-faradiques répandus dans la pratique médicale.
Les trois cylindres étant toujours superposés et le courant de la pile traversant Thélice à fil long et fin, on a : 3** les extra-courants de grande tension de ce fil; 4" des courants induits de faible tension développés dans le gros fil. Dans ce cas encore, les actions réciproques des deux bobines s'ajoutent à celle de réiectro-aimant.
La bobine k fil gros et court étant seule retirée, et le courant de la pile étant lancé dans la bobine à fil fin, on peut recueillir : ;>•* les extra-courants de baute tension du fil fin, avec conservation de TinHuence de l'électro-aimant et suppression de l'action inductrice do la bobine h gros fil.
La bobinp à fil fin étant seule enlevée et le courant de la pile traversant la bobine à gros fil, on a : <V* les extra-courants de faillie tension de celle-ci, avec conservation de l'action inductrice de l'électro-aimant et suppression de celle de la bobine k fil fin.
Le faisceau central de fer doux étant seul retiré , on obtient : ?<> et 8" dos extra-courants d'origine exclusivement voltaïque dans le fil fin ou le gros fil, suivant que l'un ou l'autnî est traversé par le courant «le la pih;; — en même tenqis que : î»" et 10<* les courants d'induction voltaï(|ue du gros fil ou du fil fin dans les mêmes circonstances.
Knfin, lorsqu'une bobine et \v faisceau de fer doux sont enlevés, on a les extra-courants de rupture, savoir: 11*' extra-courants de haut»; tension, si la bobine conservée est celle il fil long et fin; 12» extra-courant de faible tension si l'on a gardé seulement la bobine à fil gios et court.)
1350*. Gl\:\M} APPAItEIL VOLTA-KARAIUQUE DE DuCHENNE (do Boulogne). —
Cet ap|iareil , après diverses mo<lilicatioiis successives, a pris la forme représentée dans la Fig. 372. Sur la bobine A ^ont enroulées deux hélices super- Pig 3jj posées et concentri-
ques : l'intérteure est Tonnée d'uo fil gros et court , ayant un demimillviètredediamèlre el une longueur décent mètres; c'est lui qui constitue le circuit ioducteur. L'hélice eitirieure, qui e^t seule visible, est formêedim fil long el fin , il'un dixième de millimètre d'épaisseur el de mille mètres de longueur, La pile , composée de trois couples plats, zioc et acide sulfurique avec collecteur decliar- , Iwn de cornue i pu .
e trouve li^ét* dan- le ;^ tiroir (1; les p6les île - H. rctie pile «^^onmiuni-
!iiin°"uèmt!'/tn™u/tnîi'n'c7"n"'ru^^ f"^"' ""-^ I.'S eitr^-
■III riiB)ph..r. l 'k- u i-Uf. ' mités de riiéliic j [n-.-
fil ; un i-oinmutate'ir.
que ion in:!iiicuvr<> à IliùIc du boulon II , permet de changer rapidonuiit Ih sens du coui-ant iridiktour. l'n se<ond cnnunntuleur K, auquel aboutissent l>^ eslrt-mités de l'béliri' induite, ains^i que deux lils de dérivation du cinuit inducteur. >erl û lauiiT à volonté l>\lra-couraiit ou les courants induiL-^ dan> W conducteurs qui porlon' l'électriiite sur les parties à faradiser. el qui salLicheiit aus liornes 1 , J : on recueille l'e\tra- courant ou les courants induit-, suivant qu'on amène en n-gard du cliilTre I ou du chifTre 2 l'ai^iille K. qui
Qf 4e DophcDiie liDod^lï dou' ?T* nip«Tpa«ét:t- — B, Tahc f^ndiuubf iimInUcilr pour l'h^Uu ialr- I. - E. Conmilli
- F. At^Blilc in cmi
tourne avec le Imiili L'action iiidnctri*
trice du courant do la pile est renforct-e par l'aimanlalioii l^tiiporaire iVuu faisceau de t\U de fer il, placé dans rintêrieur de h Udune ; ,.■ faisceau de 1".t doux est représenté â p;irl .lans la Fi;ï. ^7:1, oii h en ntoulrn h lonpe l<>u;:itiidiiiali'. el H' la section. Les interruptions du courunt sont produites à l'aide d"un trembleur qui n"est juis visible sur la ligtire, et .[u'on (»'i]l i-é-,;ler de m:uiièro à obtenir un nombre [dus ou moins cimsidéraMe d'int-Tniittem.'s jxu" stvonde. Pour graduer avei- précision l'intensité des conmiL« <rin<lui'!iiui l'oiinii par son apiwireil . M. Duclienne emploie un -jr'i'/ff.rfeHr. t'iuidê >ur le princi{>e de la ntéthode de M. bove : deux mauclions t-oncentn-
qiies en cuivre enveloppent , l'un B, l'hélice induite, l'autre C, le raîscoaii île fer (ioitK ; on les relire plus on moins , soit ensemble, soit s6paréineul , quand 011 ^eul augmenter la force des courants induits.
Indépendamment des parties principales énumérécs et décrites ci-dessns , M. Duclienne joint encore à son appareil une boussole qui sert à mesurer l'intensité du courant , une pédale destinée à produire avec le pied des intermiltcnces plus espacées que celles ijui sont engendri-es par les oscillations du tremblcur, enfin , un modérateur à eau , à l'aide duquel ou peut alTaiblir autant qu'on le désire les commotions que donueul les courants d'induction. Ces deux dernières pièce." se voient dans la Fip. 37i, qui re|ir»''sente uik modèle
pliiH ancien (|ue celui de la Vig. .'tT'J. I,;i pédale i-st liuui-ée eu V. Quant an modérateur, que M. Itonijol a appliqué li.'s i8-i0 à ses i ■a>si!ttes diiiduiiion . il consisli' en un Inho do verre 1 rinupli d'ean, diml lu nionlure inèUdlii|ui' iuférieiire reçoit l'un des lils qui sert à conduire le courant sur les parties à farailiser, Lindis que dann la su|HVienre. en communication avec une extrémité du einnil parcouru par les counnds induits, j.me à IWiItement dur utu' tijje conductrice J, qu'on jieut enfoncer plus ou moins; la colonne d'eau ainsi interposée dans le circuit ufîaiblit par sa résistinice l'intensilc' des courants. |
[350'. Petit api'aueii. vuLT.i-K.MiAniQiK m: Dichknnk (d.- Iloidojjtie . - Le ^rrand appareil décrit dans le |taragraplie précédent ]h>uI rendre di' lion.-i services comme appareil de cabinet : mais il est peu commode dans la jn-atique courante, car il n'est |nls portatif; l'auteur lui-même n'y a recnurs que dans certains ta-s de diannostic, ou pour wrtjunes ex]iérieuces éWtru-pliysioIo*
fi70
PK l'èi.ectiucité.
giqiiGS, ({iiolquefois aussi dan» un but thérapeutique, lorsque, par exemple, la contractililé ou la sensibilité sont aliolies ou .considérablement tliminuéeï. Pour les I>es«îns ordiniàres de la pratique , M. Duclienne a imaginé un aulr» appareil plus petit , donnant à volonté, comme le précédent, l'extra -couraot et les courants induits de premier, ordre, et pouvant sulTire dans la grande nujorité des cas.
Le principe de ce petit appareil est le môme que celui du grand ; le dispositif seul diiïêre. Toutes les pièces se trouvent renfermées dans une boite en Imis, qui a la forme d'un livre et la dimension d'un volume in-8°. La boite étant ouverte . comme le montre la Fig. 375, on voit en B une case dans h-
yif. siG- Vif. 37;-
uri'll vo1u-(iinulli|ui.' de l>iiibiMiiU' i<lt DuiilniiK). — A. l'i-mputinml du"
I. U, l'iuF rt'nrmusnl dlivn iomU'Ici d'cidlUrun. — ('.^(.'"nimiuinir rBlwer>>di>U«ir. — K. Lti ii;r ilc l'inWmipb'ur. - P. F', Hnulnm qnl nlih^ du fiL ibdurtciir. — ti. Pativ qui fpruv Iv CAnputimvnl A. — U. li .
I.J. K.L. FitVcmliïCrMI rilt. X'A, ~ IVimIt pour pn> FDt..'i;T. -rilcynelMl^nu
c In
quelle sont rangés des exdtali'iU's de foriin' <livi'ise ; uu-des^ou:^. lui ioiii(>;iitiment A destiné à recevoir la pile : relle-ei , composée d'un couple au sulfate de mercure, est figurée sé|iarémcnt à droite et au l>as de i'ap|kan>il (Fig. UTï'. Lorsque la pile est en place. les pièces N et L', fixées à ses pOles, m- uk-'Ipii) t avec les extrémités F et F' (Fig. ^175) en platine du fil inducti-iir. ~ isi la communication ; le contact est n>ndu plus intime ]or
la pression des ressoris H et H', c[iii viennent s'appliquer sur les pïbces L' et N , ((naiu) on ferme la porte G. A (Imite, se trouve la Imbine sur laquolln sont «enroulées deux hélices consliluécs par les mêmes lils que ceux «lu grand appaifil ; mais la longueur s'en trouve réduite à 00 mètres pour le gi-os lil , et à 300 inèti-es (mûrie fin. En D, se voit le boulon du tube gnuluateiir. Ij' coniparlimtmt ijui n-nferme la bobine est fermé par une planchette qui porte l'internipteiir, un commutateur et les bornes auxquelles ou attache les lils conducteurs. L'interrupteur, ligure à part en haut et à droite de l'appareil (Fig. 378), est représenté par la barre borizonlale E , qui , toutes les fois qu'elle se sépai'e du bouton I , ouvre le circuit ; un ressort K la ramène dans sa position première.
Les fils comlui'ti?urs ijui doivent porter l'électricité sur le sujet en cxiiérience s'attachent aux bornes 1 et 2 , et selon qu'on incline en avant ou en arrière, jusqu'au point d'arrêt , la lige du commutateur C, on lance dans le circuit extérieur l' ex Ira-courant ou le courant de l'Iiélice induite. Quand on veut produire des intermittences lentes, on immobilise la larre K <lu Irembleur, à l'aide du levi(T I., el on se serl de la pédale Y (Kig. 37(î), qu'on introduit dans le circuit eu reliant par des fils niélalliques les bornes 3 et 4 aux IwniesS et ">'.
Li puissance pliysiologique de cet appareil est très-grande, eu é^ard au petit volume de sa bobine ; l'intensité de ses ell'ets est due principalement à l'énergique aimantation de son fer doux , qui est enroulé en liélice et présente ainsi tme lai^e surface magnétique.]
[350*. Appareil portatif de Ruhmkorfk. — Nous reproduisons ici , d'après l'ailiile ÉLKCTnti:iTf;, du Nouveati dictionnaire de mrdedne et de chirurgie frratiqncx (t. \II , p. W£\), la desciiptiim et le dessin d'un petit appareil à induction voltalque que M. Ruhmkorff construit pour la pratique civile, et qui est trtHi-commode par le |>etit volume qu'il pressente.
I^ Fig. 37!» le ujonhv au couples au sullalille meivu cornue à aai. , rinrerinaiil ii
' bouilli.' de sel
l'ur naturelle. Il luntienl deux de petite tiodel» en rharboii de nercuriqueau milieu île laipielle
672 DE l'électricité.
plongent dfs difiques épais de zinc. Il y a deux bobines d^induction c|ui [ourtionnfnt de la même manière, et qu'on peut recouvrir pla* ou moins eomj-litemont d'une enveloppe en cuivre ; le courant inverse qui ^reud naissaïKV dans cette ^ine métallique affaiblit le courant des bobines en raison de ]'*^ddue de la surface recouverte , en sorte qu'on peut graduer à volonté l'inten^ilT du courant obtenu.
Le seul reproche qu'on puisse adresser à cet appareil , c'est d'avoir coosert* saillants à l'estérieur les bornes auxquelles se fixent les rhéopbore^ , h \k qui i-èfle la rapidité des oscillations du trembleur e> le mécanisme inlemipteur à roue déniée.]
[3S0*. Appareil volt.4-faradiqle de G.uffe (ancien modèle). — Cet apjareil , l'un des plus ré|>andiis dan:* ces demierf! temps, est encore moins \nliimineux (|ue le précédent: il a le formai d'un {letit in-1'2 ; par suite, il est piu~ portatif. En outre , aucune pièce ne fait saillie à Textéricur.
1-1 Fig. 380 le représente au quart de la grandeur naturelle . les deux v^lWilu couvercle ouverts, La pile L se compose d'une petite auge rectangulaire eu
Gilffe (ucica vnMItJ.
gulti-pen-lia . divisée en deux cnmparliinuiils par une cloison Iransver^il-- . nue plaque de cliarlmn . incni'^lée dans le fond de i'hai]ue compartiment, rr-présenle réIéMient ]iiwitil'. el nue plaque de zinc, placée eu guis«> de ciuiv.'n I ■. constitue l'élément néfnttif: de l'eau et un peu de sulfate de mercure lonpleti'-nt la pile , qui coiiipiend aîa^i ileux couples. L'auge en gutla-{ier\ hj •-' serriiv enhv deuv ressorts qui établis<<-nt les communications de la pilt- .it'le lil inducteur de la bobine M : autour de celle dernier.' s'enroul-- en iitru temps le lil lin dans lequel prennent naissance tes courants induits : It '■>! :■' bouton du tube iinidualeur qui envelopp,' le faisceau central de fer d.>u\ 1trembleur se tnuve en 0 avec la vis O, qui iiermi-t de régler la fri^iui-n' '■ iintemqitions. I.î boulon P forme la tête d'un ressort an moyen duq'hl ■■ peut elTi-ctuer à la main des intermitfenci-s plus lentes. En N soûl deux ■)l-udres civux enilxiités l'un >lans l'autre, •jui , enlevi's e". !it'paré«!. constil'i'-i-' deiix excitateurs, tbn< l'intérieur di'squels on introduit il.-s éponges Inimi.l-- La case T renferme diver* autn's excitdeurs eî d-ux manches d'.-stin.-s ;i t— tenir à la main. Les rhi\>plioi\«. au lieu de s'attacher â d^s bornes métalli>i>i'^. sont re\'us dans de (>etites douilles de cuivn> enfimci-es dans leiwis-fur d' li traverse saillante Kt" et en conunuiiii-alion métallique avei- le-; extivmilf ■'■■
ISHUCTION. ()73
l'hûlicc iiuUiclik;<i ou de riii-lici' iiuiiiile : suivant qu'on fait usage de tel ou tel système de ti'uus, on obtient, soit l'cxtiu-coiirant, soit les coui-ants induit», soit la réiiiiioii de ces deux ordi'cs de courants; ainsi , lu système uiurqvié i donne l'extra- courant , le systoim^ 'i les cuui'unts du circuit induit ; pour recueillir simultanément ces deux ordres de courants, i] faut placer les rliéophoros dans les trous extrêmes marqués PP et N N. Enlîn , on voit en K un tube de verre qui contient une petite provision de sel mcrcuriel , et à côté une cuiller destinée à le transjioiler dans la pil*'.]
[3». Appareil volta-kahadicjue de Gaiffe (nouveau modèle). — Dans ce nouvel appareil , de construction totitc récente , M. GailTe a utilisé les ijualités précieuses de lu pile au chlorure d'ui^ent dont nous avons doniii^ la description au § l)Ot^, p. 580. (^tte pile a siii- celle au sulfate de mercure l'avantage inappréciable de ne fonctionner qu'auUnil que le circuit est fermé ; on peut , par conséquent, si le circuit est ouvert, la laisser montée et on place pendant un temps (iuekon<|ue, sans craindre qu'elle ne perde de ïon activité.
La pile, la Indiine d'induction et tons les accessoires sont contenus dans nne boit/^ rectangulain* ABCI) (Fig. 381), di- même format que l'ancien modèle. Une traverse saillante F. F divise l'intérieur de la Iiolle eu deux {lailies. I^ première case renferme les deux couples électro-moteurs L , L', sen-és entre
WUNDT, njrliu* m4Uc*l<. 43
la paroi AD et des ressorts qui établissent les communications. Dans la seconde case se trouve la bobine M, sur laquelle sont enroulés les fils inducteur et induit. Le tube graduateur se termine à Textérieur par le bouton plat R. A l'autre extrémité de la bobine est placé le trembleur, dont la marche est commandée par un petit levier articulé P, qui peut s'incliner jusqu'en P'. Suivant l'inclinaison plus ou moins grande de cette pièce , le trembleur vihre plus ou moins rapidement; dan^ la position P' le circuit est rompu d'une manière permanente, et on peut alors obtenir des intermittences espacées, on exerçant avec le doigt sur la tête du levier des pressions qui le mettent en communication momentanée avec la petite vis 0. La position P' est celle qu'on doit donner au levier lorsqu'on ne se sert pas de l'appareil ; la boîte poi-te , du reste, dans son couvercle, une pièce de bois U, qui l'empêche de se fermer, à moins que le levier n'occupe la position du repos. Des buttoirs qui limitent dans les deux sens la course du levier et garantissent contre les chances de dérangement de l'interrupteur.
Sur la traverse EF viennent aboutir, aux trous 1, 2 et 3, les extrémités des fils inducteur et induit. Le système 1 et 2 donne l'extra- courant qui naît dajis le circuit inducteur ; le système 2 et 3 fournil les courants induits; enfin, la combinaison 1 et 3 permet de recueillir les tleux courants réunis. Les lettres P (positif) et N (négatif) imprimées sur la traverse indiquent le sens des courants.]
[350j. Appareil volta-faradique de Trouvé. — Cet appareil est le plus petit, le plus mignon de tous ceux du même genre que l'on ait construits ; c'est là ce qui , joint à l'indépendance et à la solidité de tous ses organes , ainsi (lu'à la propreté de sa pile, en constitue le principal mérite aux yeux du praticien.
La Fig. 382 représente l'appareil en demi-grandeur, monté et prêt à fonctionner. La pile A , dont on voit la coupe en grandeur naturelle dans la Fig. 383, consiste en un étui de caoutchouc durci, qui se ferme hermétiquement à l'aide d'un couvercle vissé. Au couvercle est fixé intérieurement un petit cylindre de zinc qui n'arrive pas tout à fait jusqu'.^ la moitié de la longueur de l'étui et qui se continue avec un bouton métallique extérieur. Li surface intérieure de l'étui est revêtue dans sa moitié supérieure d'une couche de charbon de cornue à gaz , qui communique avec un bouton métallique lalt*ral. On complète la pile en introduisant dans son intérieur environ tn)i> grammes de sulfate mercurique et de l'eau jusqu'à mi-hauteur. L'étui étant placé droit, le zinc se trouve hors de l'eau et la pile ne peut fonctionner ; pour la mettre en activité, il suffit de coucher l'étui horizontalement , car alors le liquide baigne les éléments zinc et charbon.
La bobine B (Fig. 382) est recouverte d'un gros fil enroulé sur six couches, et d'un fil fin formant dix-huit couches. Une mince feuille de fer doux , roul«^ en hélice, comme dans le petit appareil de Duchenne, occupe Taxe de la Iwbine; un tube de cuivre, servant de graduateur, entoure le noyau de .fer doux; on peut retirer plus ou moins le tube à l'aide du bouton 0 qui le termine. L-s extrémités du gros fil aboutissent aux bornes M et M' ; le courant de la pilo est conduit dans le gros fil par l'intermédiaire de cordons métalliques altichés, d'une part, aux bornes M et M', de l'autre, à de petites pinces P et P',
•titre les hranch^s ilosiiiiclles on engage les boutons méUilli'ines, qui font sailie à l'extérieur de la pile.
LVxtmnit»'' de la liobiiio, (i|i|ioiiôe à relie ijiii fsi innniiMltis ilcux liorncu ii ili(|iiécs ci-defsus , |ioilo nuiitrc autres borner I , I', J , J', «liKposéeii en croi et destiné*!» à recueillir le» divci'» couraiitM d'induction. I.'nii ilcs cordon» coi
ducl«urs s'allaclie iiivarialilemcut à la lïoriio I', ijui est toujours uéKaliw?' fixant alors l'autre cordon successivement eu J', 1 clJ, on ]icul a\-oir : 1" !■■ courant du ^ros 111 seul ou l'ex Ira-courant ; 2° le courant induit du fît lin suiil . 3" tes deux courants réunis.
L'intemipteur, re|)réseii(é (Fip;. 384) à une échelU duulile de sa dinaensiou réelle, se feit remarquer iwr son petit volume et par la précision avec laiiurJlr il ronclionnc. Occupant l'une des buses de la bolûui', celle qui se bxmveilu côté des bornes M , M', il est préservé de toute violence eil^rieurv par na petit couvercle en caoutchouc durci, qui, dans la figure , a £té enlevé pour montrer à itu le trcmbleur A et le levier mobile V, dont la nkaunruvre penufl de faire \aner entre ceiiaines limites la rapidîlé des intemtptioDS du («uniil inductcm'. Un petit i-essorl en platine maintient soulevé le contact de fer doux qui constitue te IrenUileur, tandis <pi'une {,'Dupille fixée au levier limilc I'ktioii du ressort. Suivant que le levier est plus ou moins éc^-irté, soit A dniili.-, soi! à gauche de la position perpendiculaire désignée par b lettre V, le» excursions du trembleur ont plus d'étemlue cl par conséquent les oscilluliotis fniil plus lentes. C'est dans la [lositiuii V ipie tes interruptions ont leur maximum de rapidité. Les vibrations du trembleur engendrent un petit bruit comparable
au bounloniieramt d'une grofse rounche. Si on désire produire des inl«rniittences eiKore lentes et
eefact-es au gré de l'ojiélaU^ur. on cnW-tr b piiirr 1* et ou fertuc
.'( Voloutt- ]r CÎKWt
lie la pile, i-n appicyaul dirccleOKiil le |kMo libre sur un jietit boulon en cui-
Kiii. sa.
B. Polpié» (
leur luIMiur U baUuu. — C TU)w mnliiiuuil niiii ptuto pmvialoQ ria hIfHl« naculqUE. — D. BidttUur «■ fDngg d'oU». — K. ISiclUtvut en (gOM da bTHH. - r. O. Dcu plsca. porte^ponsat. H. Caillou ni-
|>areil VDlta-fti 'luedeTremég vcnl se r
un purlfftiuille tm c u i r de pr I ttedîinr»sion , conslilniiit aios ime In i-lectriqve ti Utivc, <|ue b
verto et on domi-grandour naliirolh». On voit on A la pile, on B les deux manipules ou poignées rentrant l'un dans l'autre avec la hohine dans leur intérieur, en C un tube de verre qui .contient assez de sel mercuriol pour renouveler deux ou trois fois la pile ; puis divers excitateurs , l'un D à bout olivaire, un second (^n forme de brosse E , enfin , deux pinces F, G , destinées à recevoir des éï)onges renfermées dans la poche 11 avec les cordons conducteurs.
Cet appareil , malgré ses petites dimensions , pi^nluit des secousses à peine tolérables ; il est assez énergique pour décomposer l'eau. Fonctionnant avec doux couples, il atteint une puissance extrêmement considérable.]
351 (."^47). Appareils d'induction magnéto-faradiques. — [Dans les appareils volta- farad iques l'induction est déterminée parla fermeture et la rupture alternatives d'un courant voltaupie ; l'action do ce courant inducteur se trouve renforcée par celle d'un barreau do for doux dont les aimantations et les désaimantations engondroos par les intermittences du courant possèdent la mémo vertu inductrice.] Dans les appareils magnéto-faradiques, un aimant permanent remplace le courant de la pile et le circuit inducteur. Nous avons vu , § ÎH5, que toutes les fois (ju'on approche ou qu'on éloigne brus(juement le piMo d'un aimant d'un circuit fermé, il se dévolo|)po dans ce dernier un courant induit instantané ; lorsque l'aimant se rapproche , on observe que le courant est inverse de celui qui existe autour du barreau magnéticpio , on assimimilant celui-ci à un solénoïde, conforniémcMit à la théorie crAmpéro ; si l'aimant sVloiguo, le courant est direct. On obtient les mémos oflots en laissant à denieuro, dans l'intérieur d'une bobine à un seul fil, un barreau de fer doux qu'on aimante et (ju'on désaimante alternativement à l'aide d'un aimant permanont. [Au lieu de disposer l'hélice induite autour du barreau de for doux, on peut aussi Tonroulor autour do l'aimant permanent et faire tourner on regard dos polos de ce dernier une» armature di' fer doux; nous savons, d'après l'observation do M. Page, que, dans ces conditions, non-seulement le fer doux s'aimante tcMnporairomont , mais encore que cotte aimantation réagit sur l'aimant p(»rinanont ot y produit dos modifications passagères de l'état magnétique , modifications sous rinfliUMïce desquelles se développent des courants inihiits dans riiélico envoloppinto. C'est sur ces principes, appli(iués sé[)arémont ou siuudtanément que repose la construction de tous les appan'ils magnélo-faradiqu(»s ; tantôt la bobine d'induction entoure \o barnvui i\o fer doux, comme dans les appareils do Pixii, do Clarko, do Saxion ; tantôt lo fil induit recouvre l'aimant |)orinauont (aï>paroil de Dujardin , do Droton, de DucheniK»); enfin , Fapparoil de Caiffe réunit ces deux dispositions.
Nous allons décrire les principaux appareils magnéto-faradiques ini:iginés en vu(» do< besoins do la médecine , laissant do coté les nouvelles machines plus puissantes de NoUet , <lo Siemens, do Wild , do Ladd , destimVs à d'autres usages et notamment à l'éclairage éloctri(pie.
La [U'omière machine niagnélo-faradi<|uo a été construite par IMxii, en 1832; puis sont venues celles de Saxton et de Clarko. Dans l'appareil <le IMxii, l'aimant on fera cheval est mobile autour d'un axe vertical, tandis cpie les bobines irinduction scmiI fixes. L'appareil d(» Saxton présente la disposition invor^se: c'est Taimant qui est fixe ot placé hcuizoïitahqnont.
351" (3*7). Maciiine m a r,xÉTO-F arabique de Cl.\rke. — La Y'vj:. 386 J^rmiune vue ti'eii^emlile i\e tôt appari'i) , qui ii'esl qu'un [)erf<N.tiouiu'iiR'nt .!■■ cliii <li? Saxton. En A se trouve un fort aimant composé tle pliisieui-s laint-j; lij. i-r el fixé verticalement à une planchetle en bois. Devanl cel aimant et au ni\Mu de ses pôles se meuvent deux bobines en bois B et B', dont les axes en tr <loux KOnl implantés sur une plaque transversale V, aussi de fer dous Sur chaque bobine est enroulé un fîl de cuivre recouvert de soie et faisant nu
'ymii.j^
livs-<:rjnd nomlov <!.■ tours : le si-ns de l>nr<)ul<>iiieid est in.litr.'n'iit .ii l>j.iiiéme. pourvu ijuon iiil snin de réunir les exlréniités des (ils d-' ni;iui> rr- i';-
les cunrunls lie dinctioii cmdr.iire <jui pii'imeiit iiaisMuiie an inr iu-in.r
dans les di'ux Loliines ne ^e cmilrarieiil pas mutuellement. Si l.-- .ii'ii\ J»-!:. .- Siuil eni-ouli'-es en sens uppiisé, lune étant <fej-(i-or«iiiii el I\tu1r.' Mxi-/..:- .•<M(i( .■ si, d'autn- [«ni. nu veut associer les bobine^ en lialli-ne. on Mil aboutir le liout liTiiiinal de chaque lil à l'axe île iiii\re /.■ iKîi;. '.V.i-2) , qui i--t |>erpendicu luire au milieu de la plaque V de fer doux : les diux aulre- l».iil' vieniieiil se fixer à une virole de enivre </. qui entoure l'^.xe A- . nvii- -pii •■n est >è|iari-e par un cylindre d'ivnire J. Kn avant de la vinde ./ ;.- tiouic im fi'iiiiiiiitiilciir doliné à nuneiier dans la même dircition les courants qui .
dans chai)ue kdùne , clian>;eul de sens â chaque denii-ivvoluliun : is dé> ii-
iims pins loin le ni.Vanisme de cette partie de l'appareil. Les faci-s d,-> liobii»- ■pii iv>nirileut Tainian' siuit ivliifs par une plaque de cuiviv ; celle-ci |"irle .ji son iinlieu. sur le |>roliin^'enienl de l'axe du commiitalein-. un arbre mêl:il-
liq jui jw^-e ..ntre W bran, lie- de l'aimant .1 s.^ lernûiie d.rriêre la pl.a,-
cliette veilical.. par une | lie, ;i bquelle ..n lr;ui<ni.l nu Ui.. il \. -nient .1.-
iNnucTioN.
rotation au moyen d'uno courroie sans fm et d'une j^randt; roue R (Kig. 386) mue par une manivelle.
Pour nous rendre compte de la manière dont les courants induits se succèdent dans l'appareil, il suflit de suivre la mandie de Tune des bobines, B par exemple, pendant qu'elle accomplit uno révolution entière devant les pôles d(î Taimant fixe. Prenons comme position initiab» celle où la droite qui joint les axes des deux bobines est partiUèle à la lijçne des pôles a et 6 de Taimant , et supposons la bobine B située devant le pôle austral a : le noyau de fer doux correspondant sera aimanté de manière à avoir son pôle boréal en re- «îanl de Taimant fixe , et les courants magnéticpies y circuleront dans le sens indiipié par la petite flèche // (Fip. î^7). Le mouvement de roUition du sys- Mk. n«7. Fis. 388. tème éloigne la bobine
du pôle a de Taimant ; le maiçnétisme du fer doux va donc en décroissant progressivement ; cette diminutiond'intensitémagnétique développe dans le fil de la l>obine un courant induit de même sens ({iiB le courant magnétique, comme rindi({ue la flèche B de la Fig.
î^7. Au moment où la droite qui joint les axes des l)obines se met en croix avec 'la ligne des pôles de Taimant, le magnétisme du fer doux vai nul , puis((ue ce dernier se Kiff. ;«!•. * Fig. :iî»o. trouve à égale disLmco
d<» deux j)ôles de nom contraire. I^i rotation continuant, l'action du pôlt* boréal h de faimant deviiMit prédominante, rt Ir iW doux, s'aimantant en s<'ris contraire, prend un pôle austral ; lo courant magnétique a alors la direction de la petite flèche h* (Kig. ^i88) ; mais connue h* magnétisme augmente à mesure que le fer doux se nipproche du pôle fix(*, le coiu'ant développé dans le fil de la bobine est inverse de celui de raimanl , et par constVpient de même sens que celui qui a pris nai.<- Mance pendant le premier t|uart de ré\olution. Aiii.si , durant la première demirévolution , le fil enroulé sur la Inibine H a été {mrcouru successivement |>ar deux countnts induits d'iidensité variable, mais de même S4>ns; et si la rotition est ass(*z rapide pour (|u'il n'y ait |»as d'interruption S4>nsibh* entre les deux courants, on (tourra h^s confondre en un seid. — Kn appliquant h* mêtiie rai-
680 ne l'électricité.
soiiiiemonf aux Fii:. 389 et 3W, on verrait que pemlaiil la deml-révolation suivante le fil induit est encore parcouru par un courant , nini;: rie direction opjwsée à celle du courant engendré pendant la demi-it-volulion précédente.
En résumé , dans le cours d'une révolution entière le courant induit est allemativemeul direct et inverse. Le même effet se produit dans l'autre bo- Iiine B', avec cette diiïérenco que le courant y est inverse quand il est direct dan.i la bobine n, et rire fetvtt . Par consétpient , chaque l)Out du fd de chacun'' des bobines est alternativement positif et né<^tif.
Ces explication.* étant doimée<:, il reste à montrer de quelle manière !*■ commutateur nmène dans une même direction le^ courants de sens aitemalivenienl rnntraire qui se développent dan* les 1»- •s ; cette parlii-
Ta
ppa
>il <
déjà dit qiie les deux Iwiil.* des esiièce délctlriiité, soit posilivt-
qni pos'
Uiif'uelle
Ktnl d..nc elle>-inéun-< alleriuiliv
commutateur et n-jxK^uit <ur l<- ^
repn^-wtiV en perspective danla Fip. 3!M . et m coupe dans b Fi;;.
3!>2. Nous av..u- 'êdent au même instant la niétn-- . alwiitissent à l'axe métalliipie A iFijr. X*-2,, UtnAi^ .pie ).-< deux aiilre< lii>iits . qui restent ausj-i t.mjouru de même si^^le l'un [wr nji- |iiii1 à l'autre, si' fixent ;'i la vin-!-- .le laiton ./ (Fip. 3!>I el :fi«i. [':.r < oii-H'>pieiit . l'axe k et la vin>le •( représi'iileiil îles jxMes vollai-pi-'consbuument de nom cuntrain- .
mais <{ui [m'unent la pl.ice l'un -Ir l'autre à .tia<pie d<'nii-rév.>t.,ti..i, des iH^biiies. En avant d<- la virale ./. snr le cylindre d'ivoin- i qui envelop[>e l'axe k. sont t'nn^ .leiiv plélenient isolées lune de l'autre ; ]i k par une vi* r iFip. 3!>J.. Uu.dis qu'iu.vimle .> à h ].irt-e (/. (>-; demi-\in>l- ; |>i«sitives et nt-jKltivee. Au-d<-^->ii- ilti n Ikiîs qui ■'tqqiorle lout>>« h-* ].it-.e> J-
Tappareil , so trouvent doux plaques de laiton m , n , séparées Tune de Tautre jxir un bloc isolant de hois M ; deux ressorts métalliques 6 et c font communiquer chacune de ces plaques avec une des demi -viroles. Par suite du mouvement de rotation ([ui est transmis au commutateur, chaque ressort se trouve successivement en contict avec les deux pièces o; o' ; ces dernières sont d'aîN leurs disposées de telle sorte qu'à l'instant même où leur électricité change de signe, elles abandonnent Tun des ressoiis pour se mettre en rapport avec l'autre ; de cette manière c'est toujours le même pôle volLVique qui communique avec le même ressort. Il en résidte que la plaque m reste, par exemple, constamment positive, et la plaque n constamment négative. Pour fermer le circuit et permettre ainsi rétablissement du courant, il suffit de réunir les deux placfues par un fil oonjonrtif |) (Fig. 3î)i) ou par tout autre système de conducteurs. On obtient ainsi un courant continu, <lont la direction reste constante, mais dont Tintensité présente des variations périodiques.
Quand, oh veut se servir de l'appareil de Clarke pour produire des commotions énergiques, le dispositif précédent n'est pas suffisant ; il faut y adjoindre un ens<^mble de pièces qui constituent le disjoncteur^ et qui ont pour effet de déterminer des inten*uptions du courant d(»s bobines et d'engendrer ainsi un extra-courant. Dans ce but, sur le cylindre d'ivoire J (Fig. 3ÎM), en avant du comnuitateur, sont fixés deux appendices métidliques, dont un seul f est visible sur la figure. Os pièces auxiliaires sont isolées l'une de l'autre et situées aux extrémiU'»s d'un mémo diamètre ; mais chacune ifeljes coinmuni(|ue avec la denii-viroh» opposée. F^nfin , un troisième ressort a (Fig. 386) vient s'appuyer sin* la circonférence <lu cylindre d'ivoire où sont frxés les appendices en question. Toutes les fois que h» ressort a touche un des appendices, il est en comnnniication avec la demi-virole que press<? le ressort opposé h ; en conséquence le circuit se trouve fermé par l'intermédiaire de la plaque )t , et le courant circule dans l'inh^rieur de l'appareil. Mais sitôt que le ressort a cesse d'être en contact av4'c l'un ou l'autre d(»s appendices , le circuit est ouvert , et le courant, accompagné d'un extra-irourant de rupture qui prend naissance, se précipite dans le circuit dérivé constitué par les rhéophores munis d'excitat<*urs P P, et par h» corps du sujet en expérience auquel aboutissent ces excitateurs. L'exti-a-courant ainsi obttMm produit des effets bien plus énergiques que le courant induit lui-inênie ; il est déjà très-sensible dans les appareils où les courants induits, ne possèdent pas d'intensité appnViable. C'est pour cela que «lans les machines magnéto-faradiques on a recours di» préférence à l'extrarourant pour produire des effets physiologiques.
Qnand In n'HiBlaiice du circuit ext«^riciir h une grande valeur, et tel ent pr(^ciR<^ment le caH qui 8e prcnentc dans le» expi^rience» pliysiologiqiieH et ttiémpeutiqueM, il faut aBBocier leB dv.ux bobineB on #/n>, afin d'augmenter la n'Hintance int<*rîeure. Pour obtenir ce ri'Bultat, on joint ennemble le bout terminal du fil de Tune den bobincB avec le bout initial de fautrc, Hi renrouli^ment ent en houk contraire, ou leB deux boutB temiinaux , Bi le fil B'euroule dans le même BcnB Bur h'H deux bobincB ; de cette manière Icb boutB qui Bo font Huit(> paHHrnt au mi*;me iuBtant ]uw deB «UatB électriqucB de Bigne contraire , en Morte qu«' \vh deux fils forment un neul circuit , dont la longueur CRt égale k la Bommc des circuits d«î cliaqiii; bobine ; ce circuit total eHt parcouni par deux courants qui changent de Bens k chaque demi-r(^volution , mais qui restent toujours de même sens Tun
rapport A 1'
£a Bssijciant le» bubiac la description ie la
n lies effi'tt
HE L ELECTRICITE, int aax autres buab àen tilt, l'un d'eux ts se fîtet k l'ur I
vu balterit ou en quaiilité, Comme Dons l'aTona sup{i>"^ <l.in-
c de Clarke. un a un circuit moititi muîn; lung et de iiFi'li..L
f eti alun bien moindre, et ce dernier dispositif ci>nTient t-nlr* lr>
lance eiti^ricure est aussi trèg-faible : le cas se prt^rntc dans la pr>'dni^-
imincDX et calorifiques.
{Pour les effets pbysiulugiqucs et chîmi<|ues. le RI des babines est fin et Iup^ '■*.*> Ii
&>0 métrés sur chaque bobine). Pour les effets physiques, au contraire, un fil çr»». d
Ciiiirt {ÏJ il 30 niêlrcg) est pre'férablc.]
Il est souvent difficile de juger de la direction du courant d'apri-s le sens de l'enmnlement des fils sur les bobines. Un moyen pratique pour reconnaitre cette direction c<'itsiate k faire plonger les deux électrodes dans de l'empois d'amidon ii'dnre' : le p-<lr y-- ■ilif se décèle alors par la coloration bleue qui se développe dans son Toisinage iamHdiat. et qni est due â l'action di' l'iode mis eu libellé sur l'amidon. Le même moyen i< diagnostic est applicable aux appareil d'induction rulta-faradiques.
'351^ .App.vreil M.iGNÉTO-ïAK.vuiQiE HE Breion FRÈRE?. — l'n d-^ premier:' n|iik.imlf innj;ii<!-lo-l'ui-:i(lii]iios facilemeiil tmii^purtitlik'^ qui aient été lui- 3u »>r\ii-i> (le la jn-nlûiiie inédiiale e^t celui de Breton, ilaus lequel leï^ ii'umits d'induction wnt engenilrés par la niétiiode de Pa}R>, c'cs^t-i^lire [vir Ifvariatioiis: tpie subit l'élal magnétique d'un aimant placé en re-^ard d'un Uirreau .le frr doux en mouvem.'ul ■ . f . ^ :V>! t.
Lii Fijr. ?fX\ repnx-nte l'appareil de l'r>ton. En nw^nl de* r\li-émiti'-s polaires ilui; puisant aimant en f<-i à cheval A, se tr.'mune plaque retlaii^'tlaire de fer d.in\ I'.
montée [KTiieiidùiil i>reiiienl -nr un :t\.' Ii— l'izont^il : un iiinin— nieni <le i-..tati<>n te'-
.. |.l.„|,.,. |V„ ilenltH-K, qii-
deux fils, riin jjros et assez court, Tautre fin et })caucoup plus lonjr, superposé au pn^mier. Ou a ainsi deux circuits dans lesquels Tainiant développe des courants induits dont les eflets ne sont pas tout à fait les uién|es , ce cpii tient à la dill'érence de résistance des fils : les courants du (il jrros et court ne donnent (pie de faibles commotions, tandis que ceux du lil long en déterminent d'énergiques. On peut à volonté recueillir les courants d'e Fun ou l'autre circuit , suivant la manière dont on établit les communications entre les difrrses parties de l'appareil. Kn Ct et Ct' sont des bornes auxquelles st» fixent les rhéopliores.
Quand on ne veut employer que les courants d'un même sens , on introduit dans le circuit le rbéotome C, qui consiste en une* roue dont le contour est alternativement en bois et en métal ; cette roue reçoit son mouvement de rot^dion de la manivelle M qui fait tourner Tarmature de fer doux, et le mouvement est combiné de telle sorte que les courants d'un certain sens passent \x\r les parties métalliques , tandis que les courants de sens opposé sont interceptés par le bois.
Pour graduer Tintensité des courants induits développés, on manœuvre la vis de rappel V, qui permet d'approcbcr ou d'éloigner plus ou moins Faimant A d(» l'armature de fer doux P ; les distances sont données par un index g, qui se meut le long d'une écbelle divisée. En outre, une tige en fer doux, suspendue au bouton T, peut être appliquée latéralement contre les pôles de l'aimant; «lans cette position elle prend un état magnétique opposé à celui de l'aimant et amoindrit ainsi l'action inductrice de ce dernier sur le lil des bobines.]
ISSl"^^. Apparkil MAr.NKTO-FAUADiQrE DE DuciiENNE. — Indépendamment dcs deux appareils volta-faradiques dont nous avons donné la description §§ 35(H et 3oO, M. Ducbenne (de Boulogne) a imaginé un grand appareil magnétofanidique d'une construction assez compli(piée , mais remarquable par les moyens qu'il met à la disposition de l'opérateur pour varier et graduer l'énergie «les ellets produits.
L'ap[)areil de Ducbenne repos<» .sur le même principe ([ue ceux de Dujardin et «le Hreton : la rotation d'une armature de fer doux en regard <les pùb^s d'un aimant p*'rmanent. Dans l'appareil de Ducbenne (Fig. 3i)i), Taimant «»st formé de «leux brancb<\s cylindriques, parallèles, dis()osées borizontalenient et réunies à liMirs extrémités postérieures par une pbupie transversale de f«»r doux. Deux bobines K , K entourent les brandies de l'aimant ; cbaque bobine est recouv«*rt«» de deux bélices super[)Osees , l'une formée d'un fil de cuivre de */, millimètre d'épais.^cur et de 2'f mètres de longueur, l'antre d'un fil de '/^ de millimètre de diamètrr et de G<H) mètres de long. L'armature en fer «loux est mise en mouvement par un mécanisme c()m[)osé «l'une grande roue A , divisée ni (>i «lents «»t ndiée par une «baine sans fin à un*' petite roue à pivot année d«» 8 «lents ; on fait tourner la grande rou«» à l'aide de la manivelle M. I>.»s rliéopb«)res se fix«»nt aux b«)rn(»s P et P', entn» l«îsqu<»lles se trouve un commutateur r, «pii perm«»t «le r«MU«»illir à vobinté b» c«)urant «lu gros fil ou celui du fil fin, suiv:mt le sens dans ie<(uel on tourne 1«* b«)ut«)n T ; «<* conunutattnn* est c«)nslruit comme ««'lui «le l'appareil volta-fara<li«|U«» du mémi» aut«»nr.
684 DE l'électbicité.
Un rhéotome pincé dans le circuit du gros 111 de chaque bobine détermine des interruptions ilu courant , an nombre de 2 ou 4 par révolution. Ce rhéotome consiste oil|^n cylindre de bois B motité sur l'arbre qui porte Tarmaliire
de fer doux ot tournant en mémo temps qiio celle-ci ; une \iroie mélalli^iu-' munie de fpiatre doTits t^aloment l'spcw's, dont deux plus courtes que !•« autres . enveloppe le cylindre de bois, t'n ressori S , auquel alxiutil Tune des exln^niittis du prros fil , s'appuie sur In partie pleine de la virole ; un secixiii ressort S', en comniuniiation avec l'anlre bout du même (il, pn>ssi' iunln- l.i partie du cylimire en Iwis. siir laquelle sont les pi-oloni;enieiiL« uiélalliqut» il-la viride ; on peut , à volontc , disposeï" ce ressort de manière fjue |>i>n(Liul l.i durtV d'une ivvotnljnn de l'armalure il renconir.' les qunti-e »lent< ou scid.-meul deux. Toutes les fois que le n-ssorl S' touclie une dent , le cin-ui' •lu {mis lil se trouve lenué el le counuil développé sou< rinUuence de la v.iri:ili«ii de Tétat mapiiétique de Tnimaul circule ilans riutérieur île l'hélice; nu ■■■tntmire. lorsipu' h- ressort alintidoime une dent pour se meltiv en rontact nv.i le Iwii du rlit-otome, le ciniiit primitif est interrompu et le courant ne («'ui plus passer par le mén)e chemin "(ue précédemment. Mais si une antn' \<'i>' s'offre à lui. il s'y eupajre sous forme d 'extra-courant île nipluiv. Li di-}"isilion qui p<'ru)et de n-cueillir cet extra-courant est la suivante : une |i|.iqiii> horizontale de laiton (î, qui porte l'armature en fer doux , le rlitH>loiue et tonl le mécanisme moleur. se tiimve en communicaiion niélallique, dune jart, avec l'extrémité du irro< lil <pii nloiutit au ivs-^ort S, d'autiv piirt , av.s !■■ eomnnitateur l' . par rinterni<'iliain> di> ce que M. Duchenne appelle le r-'-;"latfur rfes irifei-iMitfeiice.". ('.ette (lartie ii>' i'apjvireil eonsisle dan-; un a\e ni-tallîqtio qu'on peut fain- tourner à l'aide du Uuiton D : cet axe («irte .leux fv- •Ofto: l'im. siqvrieur el loni:. I , ilout nous indiquerons plu* l..iu lu*.!;;''; Vwairt ivs«n1, plus eiuirt. s,- ,iLri.^,. vers la idnqxie tl. tontiv laquelle il pn-sv.
INDUCTION. ë85
»|iian<l la position du bouton D est convenable. Un fil métallique part du régulateur des intermittences pour se rendre au commutateur U , et de là à Tune i\os bornes P ou P' ; de son côté , le ressort S' est relié au commutateur par !Ui til métallique. On a ainsi un circuit dérivé extérieur, dans lequel le courant du ^ros fil se précipite quand il ne peut plus passer directement par le rbéotome.
Le régulateur des intermittences étant placé comme nous venons de le supposer, on recueille autant d'extra-courants que le rbéotome produit d'interruptions, cVst-à-dire deux ou quatre |)ar révolution de l'armature de fer doux , seize ou trente-deux par cbaque tour de la ^^rande roue. Si on veut avoir des intermittences plus espacées , il suffit de faire tourner le l)outon D , de j^^aucbe à droite, de manière que le ressort inférieur quitte la plaque G, Umdis que le ressort supérieur I rencontre successivement, soit deux, soit quatre goupilles a, a, fixées sur la roue A , à intervalles égaux. Dans ces nouvelles conditions, l 'extra-courant de rupture n'est pas recueilli à cbaque interruption . produite par la rotiition du rbéotome ; il ne passe dans le circuit extérieur, dont fait partie le corps, que lorsque ce circuit est fermé jxir le contact du ressort 1 avec l'une des goupilles de la grande roue.
Quant au fil long et fin, il est complètement indé{)endant du gros fil et sans communication avec le rbéotome ; il correspond au fil induit des appareils volta-faradiques. Les courants (jui y prennent naissance ont une origine en «piebpie sorte mixte, savoir, Tinfluence des variations magnétiques de l'aimant et l'action inductrice du courant qui s'établit et s'interronqit alternativement dans le gros fil. L'une des extrémités du fil fin aboutit au comnmtuteur des bélices U , et par suite à la l)orne P; l'autre se termine à la plaque G et se trouve ainsi en communication avec la borne P', (>ar rintermédiaire du régulateur d(?s intermittences.
M. Ducbenne a recours à deux moyens pour graduer l'inUînsité des courants fournis par son appareil. Un premier moyen consiste à faire varier la distance qui sépare l'armature de fer doux de; l'aimant; à cet effet, une vis derapjiel N, que l'autinir nomme régulateur de Vartnature, perujet «l'approcber ou d'éloigner la pla(|ue G qui porte Tarmatunî ci son mécanisme moteur. La seconde inétbodtï de graduation repose sur l'emploi de deux mandions rn cuivre 11, H, qu'on fait glisser à l'aide de la tige II, de manière à recouvrir les bobines sur une ét(Midue plus ou moins considérable.
Quand on ne se sert pas de Tappareil , il faut mettre Tarmatiire en conlacl avec les pôles de Taimant permanent et en mènui tenq^s exercer sur cette armature une certiiine traction , afin d'entretenir la puiss;uice de Taimant ; c'est dans ce but (ju'on lixe sur la tête de la vis de nq)p<*l N un p(»tit levier courlx», à Textrémité du((uel est suspendu un sceau C , ivnfermant des balles de plomb; le poids du sceau ainsi cbargé tend à faire tourner la vis <lans le sens voulu jKJur que l'armature soit sollicitée à s(» séparer «le Taimant , ce qui arriverait si la cbarge était trop forte. |
[351'. Appakkil ma(;nkt(>-faradique de Gaikkk. — Oi appareil, représenté daiis la Fig. 395, réunit les dispositions fondamentab^s des appareils de Clarke
68(> DE l'électricité.
et de Breton ; non-seulement les branches de t'aimant pcrmanonl e1 Irsc y snni entouives d'iiélkes condiictiices , tnaJs encore l'arinaliire moliîle porte âstesctrémités dcu\ bobines d'induction, l^es courants înduiLs développés rfan.~
Plg. 3K. — Ap|»rcll migni'lo-AindJqiK de Citflt.
les deux systèmes de bobines peuvent être recueillis, à volonté, si-|taréni<.>ni ou ensemble. La puissance de l'appareil se ti-ouve ainsi accrue , sans '(u'il soit nécessaire d'en augmenter les dimensions.]
[3S1*. InDuence de la ntaase de rotation mr l'inteniité des aUoU prodoiU par let machinei magnéto-taradiqnes. — l^uand on aupiicnic la Tîteue de rotati.n
dc8 appareils niagDifto-raradiqui;s, uii acrrujl rititcnsilé des effets qu'ils produisent, n^n seulement parce que les rouranis induits fc eueeèdeut plus rapidement, mais cnC'ic parc« que ehaouu d'eux individucIlGmcnt augmciitc d'intensité. Toutefois il cwir. d'aprijs M. Lenz et M. de La Rive, nu maximuiu de vitesse au delà duquel les eStU diminuent d'éner^c, l't l'c maximum dépend de la résistance du circuit induit : ptiit li ràiîsbuice est grande, moins la valeur de la vitesse maxinia est elevce. linfin. la vitrf<>r de rotation qui eorrespritid au'maximum des effets dépend aussi de la rapidité avec liquello le fer change d'étut maléfique ; il peut même arriver que le fer, s'il n'e«t pu parfaitement dnux, n'ait pas li- temps de s'aimanter et de rentrer à l'état neutri; pendut la durée de cLaijuc demi luur, et qu'alors niicnn courant Induit ne puisse prendrr naiï-
[351 ' . ComparaiMn entre les appareil! Tolta-faradiqnes et magnêto-IaradiqaM. — Nous empruntons à l'article Klecthicité, publié par M. lliii^iiel iIjls te XouveiiH Diclioniinirn de médecine el de chirurgie, les considérations suivantes qui nous paraissent avoir une certaine importance pratique :
0 II n'est pas sans intérêt d'examiner comparativement les deux systèiiied'ap)inreils d'induction que nous venons de décrire. Tons deux rentrent . eu réalité , dans ini type comnmn , puisigue, dans les uns c^mine dans les auln-. on se propose d'obtenir, soit par une force nitk-anique, soit par l'élei-tricil'd'une pile, nn courant initial, dont la rupture déteniii ne ensuite ini i-xtiscouniiit que l'on utilise de diverses manières. Dans les nus comme dan- le;
iNorcTiON. (>87
anlroî* , Faction est considérablemont renforcée par la prêsoiic(» irun for doux dans riiélice inductrice.
w Les appareils volUi-faradiques difierent, toutefois, des appareils magnélofaradiques par la rapidité des intermittences et par rinstantanéité des couranb*. Au premier al>ord, il semble que les appareils magnéto-faradiqu<'s permettent de graduer à volonté la fréquence des interruptions, puis(jue celle-ci est intiiiKMnent liée à la rapidité du mouvement de la manivelle ; mais il arrive que lorsqu'on diminue la vitesse de rotation , et , par suite, le nondire d'interruptions qui se produist»nt dans Tunité de temps, on diminue aussi l'intensité des effets , puisqu'on rend plus lent le mouvement (pii détermine les variations de l'aimantation. 11 faut alors, si l'on veut conserver Tintc^nsité constante , tout en faisant varier le nombre des intermittences, rapprocher les armatuies à mesure que la vitesse de rotation diminue; mais ce rapprochement doit se faire suivant une loi qui est encore incomnu».
« Les appareils volta-faradicpu^s TtMnportent donc sur les appareils magnétofaradiques, en ce sens cpie Ton peut y faire varier la fréquence des intermittences, sans changer l'intensité du <;ourant, et en ce sens aussi que, les inter*; ruptions étimt automatiques dans la plupart des cas, on peut soutenir les effm |>endant un tenq)s assez long sans rintervention directe de l'opérateur, avantage qui compense laidement l'inconvénient attaché à Temploi d'une pile. Du rest<», les piles dont on fait usage aujourd'hui n'exigent aucun soin immédiat , et p<»rmettent la mise en œuvre <le l'appareil d'une manière aussi prompte ([ue cela a lieu pour les appareils magnéto-fa radiques.»]
352. Effets d'induction unipolaire. — Dans les appareils volUi-fai*adi(pies, rétablissement ou la rupture du courant inducttîur ne peuvent engendrer de courant dans Ui circuit induit (piand celui-ci est ouvert. Néanmoins, même dans ces conditions, à l'instant où le courant inducteur éprouve une variation dans un sens ou dans l'autre, il s'opère <lans le fil induit une séparation des éle<:tricités de nom contraire» : le lluide positif se poiie vers l'une des extrémités et Ir fluide négatif vers l'autre bout du fil. Si , à ce moment, on a})proche les deux bouts polain»s l'un de l'autre, la reconqiosition des deux électricités a lieu avec production d'une étincelh». Laisstî-t-on , au contraire, les extrémités «lu fil induit éloignées l'une de l'autre, h»s fluides électricpies reviemiont sur Ifur piis cl se uiMitralisent dans l'intérieur du fil , dès que l'état variable du courant in<lucteur a «lisparu.
Quand l'action inductrice* a une; grande ))uissance, la «piantité d'électricité qui s'accinnule ainsi à chaepie extrémité du fil induit est très-considérable ; en présentant alors à un s(»ul pôle, immédiatement après l'étîiblissement ou la rupture; élu e'e)urant inelue-.teur, un ce)nelue!teMir eMi e'onmiunie'atie)n avec le sol , e)n peut eibteMiir une décharge éle»ctriepie; tout à fait se'inblable à celle ejue fournissent la boutiMlle» ele Leyde» e)u les maehine's e'dextriejue.'s.
Si re)n veut e|ue rineluctie)n e|ui se» proeluit à la lérme?lure élu eourant elonne une déchai'ge ele» fe)rce ne)table , e)n ele)it e'nq)loyer eles be)bines efinelue-tiein trèspuissantes ; r'e\st pe)urquoi aussi le»s appare*ils ve)lt'i-faradiepie»s , élans lesepiels la rupture du courant coïncide avec la iermelure d'un circuit dérivé, ne don-
688 ItK L' ÉLECTRICITÉ.
nciil pas , tMi tçénéial , des clFels appréciables d'itidiicUoii uiiipolain.'. A l'i>iiv>'iliit't' <lii coiiruiit, ces elTelt; n'acquiëreiil une intensilc iioluble, dans les ap|>areils de Force moyenne , que si l'on opère la déchaîne du pdie «.-n expérieitLe. à l'aide d'un conducteui- tummuniquant avec le sol ; lorsqu'un se «ert li'iin ('i>nducteur parfaitement isolé, il ne se produit pas d'étincelle unipolain*, à moins <iue l'appareil ne soit d'une très-grande puissance.
lioa cffeU d'induction unipolaira peuvent deveiiir trÙB-gènants, quand l'appareil voltafnradiquc RBt cHiployif k cxcitcT les nerfs ou les muscles, car alors l'i-'Xcitittiiiii ne n-Me pas limitée aux parties qui se trouvent placées outre les deux points d' application dci dloclrodea ; elle s'étend au dcli h. une distance tndétenniniSo. Un moyen qnî suffit ordinairoBicnt pour pMer k cet inconvénient, consiste li isoler les parties qu'on vent faradisor; on arrive encore plus aûremont il supprimer l'influence fAchensc des effets d'induction nnipolùre, en faisant usage du dispositif dont il n i^tû parlé plus haut (g 350^).
De nos jours , on a très-souvent recours aux effets unipolaires des appareils d'indnctiiia pouT se procurer do l'électricité statique. Les étincelles obtenues par ce moyen sont aa moins aussi fortes, sinon plus que celles dos machines électriques les plus pnissanto, et elles ont, en outre, l'avantage de n'Être soumises k ancunc de ci-s Influence» multiples, telles que la température, l'Iiuniidîtd etc., qui ngiRMent EÎ dclavorahlcincnt soi le* machines électriques ordinaires. De tous les appareils d'induction dcstini's à la prudnction des effets de tension unipolaire, les plua imissants sont ceux que construit U. Bnhmkoifr, à Paris, et qui sont connus sous le nom de bobine de Ruhmiorff.
|352'. BoRiNK i)E RiiiMKORFF ('). — Construite d'après le piincipc TondamenUil de lotis les appareils voltu-t'ui-adîques, la hiiliine de lUiInnkorfl' est ndcvalile de la supériorité de ses efl'ets de tension à lu bonne proportion de se»
dillï'i'entos parties constitiianlcs et à la n'-nnion d'une série ilo jH'rfectioniomenls empruntés à divei-s pbysicieiis ; les plus ini|>ortaiils di? ws jn'rfetliimniments consistent dans le cloisoiinemeiil de la liobiiie. d'apri's le systèiiu'' it-'
'UllONCELiKotiGalu
m jlïciriquii i» Hubnkurll, !•' i
Ilik'Ilic , dans l'adjonction d'un condensateur dont l'idée est due à^Fizeau , et dans l'emploi de rinterniptcur à mercure de Foucault.
La Fig. 396 représente une bobine de BuhmkorfT, de grand modèle, pouvant donner des étincelles de 50 centimètres de long à l'air libre, et de plus do 10 mètres dans des tubes à air raréfié. Sur la bobine se trouvent enroulées deux hélices concentriques et superposées : l'intérieure , jouant le rôle de circuit inducteur, est formée d'un fil de cuivre gros et court (3 millimètres de diamètre). L'hélice extérieure se compose d'un fd de cuivre de '/jo de millimètre d'épaisseur sur 100 kilomètres de longueur ; les spires de ce fil , au lieu d'être rangées les unes à côté des autres horizontalement , et de former ainsi une série de couches superposées occupant chacune toute la longueur de la liobine, sont disposées par groupes, de manière à constituer autant de tranches circulaires dont l'épaisseur ne comprend que quatre ou cinq tours de fil ; chacune de ces tranches représente en quel(]ue sorte une petite bobine , qui n'est reliée aux voisines cfue par des fils réunissant les deux bouts des spirales contiguës. Ce cloisonnement de la bobine a pour but d'empêcher la production de décharges latérales entre deux couches de spires ; dans le système d'enroulement habituel, où les spires superposées aux extrémités de la bobine se trouvent relativement les unes aux autres dans des états de tension électrique très-ilifférents, les décharges latérales peuvent sunenir et détniire l'isolement des spires. \Ai fil de cuivre est recouvert de soie et enduit d'un vernis à la gomme laque; du papier cin'i complète l'isolement entre les différentes tranches et les différentes couches; en outre, un tube de verre, a parois épaisses, sépare l'hélice induite de l'hélice inductrice. L'axe de la bobine est rempli par un faisceau de fils de fer doux.
Les extrémitiîs du fil induit aboutissent à deux l)ornes A et B, montées sur des pieds de verre et représentant les pôles de l'appareil. Quant aux bouts du gros fil , ils sont mis en communication avec les pôles d'une pile de Bunsen , par rintennédiaire d'un commutateur et d'un internipteur à mercure.
L'interrupteur, imaginé par Foucault, se compose d'un trembleur de Neef , qui fonctionne indépendamment du courant inducteur et qui nécessite en cons<H{uence une pile spéciale formée par un couple uni(|ue de Bunsen. Dans la figure, Cet D sont les rlhVophores de cette pile. I^ tige <iu trend>leur est port(*e vers son milieu par une lame élasticpie verticale pouvant osciller autour de son extrémité inférieure ; cette lame est en communication mét;dli(|ue, d'une part aviH: l'un d(^s bouts du gros fil de la bobine , d'autre (Kirt avec l'uiie des extréniit4?s de l'hélice enroulée autour de réUM:tro-aimant du trembleuK^'De la portion de la tige opposw à celle qui se termine par le marteau descenilent deux pointes de platine ; chacune d'elles plonge dans un vase de verre nmfcrmant du mercure surmonté d'ime couche d'alcool. Le fond métallique d'un de ces verres communi(|ue avec le commutateur plac4» sur le trajet du circuit de la pile c{ui fournit le courant inducteur ; le fond de l'autn* vase est relié a un second commutateur annexé au trembleur. Quand les pointes .sont immergées dans le mercure , le circuit inductiîur et celui du trembleur sont fermés l'un et l'autre ; mais aussitôt le marteau du trembleur, étant attiré par le petit électro-aimaiit , fait incliner la lame oscillante de sou côté et l'autre
WUNDT. Physique mMlcftle. 44
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extrémité du balancier se relève, entraînant avec elle les pointes de platine qui émergent du mercure ; le courant se trouve alors subitement interrompu vl dans le circuit inducteur de la bobine et dans celui de Télectro-aimant. L* trembleur revient à sa position première et ainsi de suite. L'alcool a pour but d'empêcher l'oxydation du mercure.
La disposition habituelle du trembleur de Neef ne saurait convenir à la grand»? bobine de Ruhmkorfî, car le développement de l'électricité atteint dans cet appareil un tel degré d'énergie, que les lames de platine qui garnissent le marteau et l'enclume se détérioreraient rapidement et pourraient même se souder ; l'interrupteur de Foucault présente un autre avantage , celui de produire d(»s interruptions plus brusques. M. Gaifle a disposé l'interrupteur à mercure de manière à pouvoir l'adapter commodément aux appareils d'induction euxmêmes, en guise du trembleur ordinaire.
Le socle ([ui supporte la bobine renferme un condoisateur formé de lOU lames d'étain , isolées l'une de l'autre par des feuilles de papier enduites de résine et réunies de manière à constituer deux armatures de plus de six mètres carrés chacun^ ; des fils de dérivation mettent le circuit inducteur en communication avec ces armatures. Les physiciens ne sont pas d'accord sur la manière d'expliquer l'action du condensateur ; cependant la conclusion qui semble ressortir des diverses opinions émises à ce sujet, c'est que le rôle du condensateur consiste surtout à annihiler les effets contraires de l'extra-courant. Toujours est-il que l'annexion d'un condensateur au circuit inducteur a pour effet d'accroître considéraljlement l'intensité des courants induit< qui prennent naissance dans l'hélice à fil fin et long.
Les grosses bobines de Ruhmkorff ne sauraient être utilisées directemeui dans la pratique médicale , car, avec un ou deux couples de Bunsen , ell«*> donnent des commotions foudroyantes auxquelles fl serait plus cjue téinérain» de s'exposer; on reçoit une violente secousse, en appliquant seulem*Mit lidoigt sur le fil induit, môme quand celui-ci est recouvert de soie au point t«»ii. ché et que le circuit est fermé. M. Ruhmkorff et M. Gaiffe construisent au^-i des bobines de petit modèle donnant des étincelles de 1 à 10 millimètres et dt^ commotions qui sont siuis danger ; ces bobines à tension relativement fort.peuvent remplacer les machines électriques ordinaires dans toutes k»> lirconstances où l'on a besoin d'électricité statique. L'interrupteur employé ;dor^ est le trembleur de Neef ordinaire.]
[352b. Tubes de Geissier. Applications médicales. Splanchnoscope. — On d*;signe sous le nom de tubes de Geissier, des tubes de verre contenant un«» vapeur ou un gaz très-raréfiés ; ces tubes, auxquels on doime les fomies les pluvaiiées, portent à chacune de leurs extrémités un fil de platine soucié dan- !»• verre et faisant saillie aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Quand on nirt ces fils en communication avec les pôles de la bobine de RuhmkorfT, rétincelle d'induction illumine l'intérieur du tube dans toute sîi longueur; la toiileur et l'éclat de cette lumière varient avec le degré du vide , la natun» tlu '^m ou de la vapeur et les dimensions du tube ; c'est dans les parties rêtn'Mi«s .ju»» rinlensilé lumineuse atteint son maxhnum. Un caractère remarquable de i.i
lumière élcclriciuc produite dans ces conditious , c'est la stratificatioït : au lieu de constituer un jet continu , elle appiirait sous la forme d'une série de zones ou stries alternativement brillantes et obscures. Faisons remarquer, en outre, (j[ue le développement de chaleur qui accompagne la produ<^ion de cette lumière est peu considérable.
Dès 1860, M. Fonssa{çrives avait songé à tirer parti des propriétés des tubes de Geissler pour l'éclairage artifîciel des cavités naturelles du corps humain ; dans ces derniers temps, M. Milliot, médecin français, établi en Russie, a repris ces essais daiis le but spécial d'éclairer l'intérieur des viscères profonds qui ne sont séparés de l'extérieur que par une membrane translucide ; l'estomac remplit ces conditions , la mu({ueuse qui forme ses parois et la peau de Tabdomen (|ui le recouvre n'étant pas assez opaques pour (ju'on ne puisse voir |Kir transparence l'intérieur de l'organe s'il est suffisamment éclairé. M. Milliot , en introduisant dans la cavité stomacale d'un homme ou d'un diien , a l'aide de la sonde œsophagienne, un tul)e de Geissler, d'une disposition particulière , et en le mettant en communication avec une bobine de IluhnikorfT, a rendu visible au dehors l'intérieur de l'estomac. Tel est le principe du spla)ich7W8Cope.\
[PoNRKAURivRs, Éclaîragc artifîciel des cavitc^s du corpR à Taidc dos tubos lumineux {Comptes rendue de V Académie deê ëciencesy 23 janvier 1860). — Julks Bbuck, JJoë tSfomatoëcop , Breslau 1865. — IjK mêmk, L'Urt^throHCopc et le StomatoHCopc pour dclairer ot rendre diaphanes Turèthru ci ses parties avoisinantes, les dents et leurs parties avoisinantes, au muycn de la lumière dlectro-galyaniquo. Breslau ot Paris, 1868, in-8<>. — Milliot, Bplanchnoscopio {Compte rendu du Conyrès médical international de 1867, Paris 1868). — Le mêmk, De la dioptru-urgano ot somatoscopio {Oaz, méd, de Parisy 1870, p. 399.)]