‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 41 sur 201 · DU POIDS ET DU CENTRE DE GRAVITÉ DES CORPS SOLIDES · texte numérisé non relu

DU POIDS ET DU CENTRE DE GRAVITÉ DES CORPS SOLIDES

47. Dn poids det corps. — Tous les corps exercent les uns sur les autres des ^OQs à distance. Ces actions ne sont pas assez énergiques , en {général , pour wuncre la cohésion considérable que possède la matière à Tétat solide et pour inodifier par là les positions relatives de ses atomes constituants ; elles se borûenl à déterminer des déplacements de totalité des corps soumis à leur influence. C*est, en conséquence, dans les solides que les lois de la pesanteur ^ montrent dans leur plus grande simplicité.

Sous rinfluence de la pesanteur, tout corps tend à se précipiter vers la terre ^ il tombe, en réalité, s'il n'est pas soutenu; TefTort que fait un corps pour tomber se nomme son poids. On peut définir le poids d'un corps la résul- ^nte de toutes les attractions élémentaires que la pesanteur exerce sur les wofecu/^s du corps considéré.

Pluii la masae d'un coi^s est grande, c'est-à-dire plus il contient de modules matérielles , plus aussi son poids est considérable ; le poids sert donc feeclement de mesure à la masse.

70 DK LA PESANTEUR.

D^autre part , l'accélération que la pesanteur imprime aux corps pendant leur chute est la même , quelle que soit la masse du corps qui tombe : un point mïitêriol unique, en supposant que nous puissions l'observer à Tétat isolé , meitniit à tomber d*une hauteur déterminée le même temps qu*un masse très-lourtie ; car la terre attire à la fois toutes les molécules d'un corps et communique à chacune «d'elles une accélération égale ; quel que soit, par conséquent « le non)hre de ces molécules matérielles , leur ensemble éprouvera une aa^Mération é<;ale à celle que reçoit chaque molécule en particulier. On peut donc dire que tous les corps tombent également rite, [ou, en d'autres tenues , que la durée de la chute d*un corps est indépendante de sa masse et de sa nature,] Celle loi se trouve confirmée par Tobservation de la chute d'objets très-différents quant à leur poids et à leur nature, à condition toutefois qu*on opère dans le vide , aûn de supprimer Tinfluence perturbatrice de la résistance que Tair opjHvse au mouvement.

47'. IHrtclkHi es la poiantmir — La direction suivant laqtieUe agit la pesiiiilrtir doit passer par le centre de ia terre , puisque cette dernière peut éln* reganlêe comme une sphère de densité imiforme dans toute sa masse.

Siùt, on effet, M {Fi^, 31) un point matériel situé au-dessus de la surface do la terre : rattr;Kiion à laquelle est soumis ce point est la résultante des actions qu'il éprouve de la part de chaque point du gloîie terrestre. Joignons le point matériel M au centre de la terre : la droite MO ainsi tracée

% j est ce qu'on appelle une verticale, A tout poiot

X de la terre, tel que A, correspond un autre

}K>int B« symétrique du premier par rapport i

la verticale : les actions de ces deux points sm

la molécule M étaut égales et également inclî-

• luV's sur la verticale ont une résultante qui est

diri;»ée suivant cette même verticale.

Tn poitis sus(tendu à un til constitue ce qu*0D

api»elle le fil «i f^om^^, La direction de la verti-

" v^ cale, par suite celle de la pesanteur, est donnée

|vir la itifecti^H) du fil à plomb.

n est |vis SiHiletiu tombe à terre suivant la verticale : kn^u'il est «•Mitenu . il exerce sur le corps qui lui sert «Tappin une prv<sk»u dir^ée aussi suivant b ler^iiak*. Or un corps quekoBqae est c\^i(^«i<^ %ruQ UiMubr^ intiui «le (^Huts niatt*riels , et cbjicun <ie ces points eti Jt^rv |\ir U J^^«ante^lr ver* le *vn!re île la t-nrv : il en résulte que, matbè» wjiti*^vienietit parlant . \><i peut mener |K&r W^^ «tifferen'.s puants d*un corp«e une iuÉlnttr' *W' \eTtx%4le< qui vw^* ttHite< se c»>u|N*r au centre «le la terre : mais 3 <*<t iVTn»t< ♦le Divarvier le< ^ertioale^ d\in mèm»* cor^x o^tume parallèles entre e^W-i. j»*ic^|».ie U' rji\ H\ ^iu J.oU* t-nv>:r\* ^^ eitrvuienient ;:TaiMi , si on le *:»'«îi.Hm» 4i«i\ 'biivet*<>.'«< hjibic»iellt:'^ vle-^ t»l»frt< i^tKvs i la surface de la terrv. iVi.i -v^vrt 1 .t!«^' ri'ir. c^vriiK ,^*: ir.!i>* \*ri i \ ix^rry' ivir un si>«lèHfee de foffves

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