MOUVEMENTS PRODUITS PAR L ACTION CX)MB1NEE DE PLUSIEURS FORCES
en cherchant la résultante des forces qui sont en jeu ; nous aurons ainsi substitué au mouvement du corps tout entier celui de son centre de gravité. [Remarquons toutefois que si la direction de la force motrice ne passe pas , comme on vient de le supposer, par le centre de gravité , il en résultera à la fois un mouvement de translation de ce point et un mouvement de rotation du corps; mais on peut faire ahstraction de ce dernier mouvement, pour ne considérer que le premier ; car, dans les mouvements de locomotion , Thomme neutralise l'effet de rotation par une contraction appropriée de certains muscles, ou hien il cherche à placer son centre de gravité dans la direction de la force motrice par une inclinaison convenable du tronc]
Le problème ainsi simplifié^ soit G le centre de gravité de riiomuie (Fig. 41), p le poids du corps que nous représentons par la portion GP de la ligne de gravité. Nous considérons le moment où Tune des jambes, celle qui est en arrière, s'appuie sur le sol au point J' et, par son mouvement d'extension, développe une force d'impulsion dirigée suivant la droite J'G ; soit GF = f Tintensitë de cette force qui détermine le déplacement du corps dans la marche et dans la course. Décomposons la force d'impulsion en deux autres , l'une verticale GV , dirigée en sens contraire de la pesanteur; l'autre horizontale GH, dirigée en avant.
Si le corps ne doit se mouvoir que dans une direction horizontale, la composante verticale que nous désignerons par v doit être égale au poids p de l'homme , aûn de lui faire équilibre ; ia composante horizontale h agit seule pour pousser le centre de gravité en avant. L'observation a montré , en effet , que dans la marche ordinaire sur un sol horizontal, le tronc est transporté presque en ligne droite, et que les déplacements qu'il éprouve dans le sens vertical f^ «ont peu considérables ; fies frères Weber ont i^ £ J ^,
trouvé que l'amplitude des variations de hauteur Fig. 41. Thc-oHe do u marche du tronc est en moyenne de 32 millim. ; or le
déplacement du centre de gravité doit être encore moindre, puisque les mouvements du tronc dans le sens vertical sont déterminés par l'allongement et le ficcourcissement alternatifs des jambes , d'où résultent des déplacements du centre de gravité en sens contraire de ceux du tronc. ]
De ce que le centre de gravité se meut à peu près parallèlement à la suiTace du soL nous devons^ en conclure que la composante verticale v de la force d'impulsion fait constamment équilibre au poids du corps et lui est, par conséquent, égale. Des lors, il est facile de connaître la grandeur de la force de propulsion , c'est-à-dire de la composante horizontale correspondant à une incfioaiton déterminée de la jambe qui pousse le corps en avant; on voit, en ou-
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