‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 65 sur 201 · ÉCOULEMENT DES LIQUIDES DANS LES TUUES ÉLASTIQUES · texte numérisé non relu

ÉCOULEMENT DES LIQUIDES DANS LES TUUES ÉLASTIQUES

tUe se maintient quelque temps à la même hauteur et redescend ensuite lenlonent, comme le montre la Fig. 75.

^Monocrotùme et dicrotU^ne de la pulsation. Le pouls est monocrote, lanque chaque pulsation ne se compose que d'une seule Hgne d'ascension et d'une seule lif^e de descente. On dit , au contraire , qu'il est dicrote ou rebondissant, quand un deuxième battement vient s'intercaler dans le cours de i^ue pulsation prindpale; il en résulte que la courbe de la pulsation n'est puréguËère et qu'elle présente en un point de son tracé un crochet plus ou Bains marqué.

U pulsation secondaire peut se montrer, soit pendant la )iériode d'ascen- «fl, ce qui est rare, soit pendant la périodede descente (Fig. 76). On voit des eiemples de dicrolisme et même de polycrotisme des deux espèces dans la Tif. 7S, qui représente, non pas le tracé du pouls, mais celui des battements du

a(ur,priBiraide

hcardiographe (wv.SSa^).

Indiquons mai nteuQl les causes fbynque* de ces ilérentee formes

fcpWlls. La puisa- ^H- ''»■ - ^^"^ *" b"b:in»..l- d" «■■ur obtenu i l'ulclB du .ardiograpkt

(tu monte d'au- ° '"*'

lui plus vite que l'ondée sanguine qui produit le mouvement ondulatoire à l'alree du système artériel est projetée avec plus de rapidité. Le pouls vite indique donc, en général , que k systole vcntriculaire est rapide. Mais il peut ■UM avoir une autre signification et indiquer que le sang rencontre moins de résistance que d'ordinaire à son entrée dans le système artériel ; c'est ainsi que Mte forme de pouls se rencontre , à un degré particulièrement manqué , dans tncait d'insuffisance aortique.

U rapidité de la descente de la pulsation est au o Ira rc e t e net sous b dépendance de l'état des parois artérielles H s-c après cl g dltato iwienDenld'auLint plus rapidement sur elles- nés quelle sot^l \te si>lra et plus parfaitement élastiques, parce {u alo loi si 1 1 h te el Hus iourte qu'elle ne l'est dans le cas où les paro sa 1 e so l ^ 1 s I^ pnUation redescend donc très-lenlemeut qua d les pa o I a e t ) r l de leur éla.sticité, comme cela s'observe du s I oss I u t i I a a l

Le relHmdisscment du pouls, c'est-à-ilir 1 appa t o d [ ul l s co dïire avant l'arrivée d'une nouvelle onde prn jal sul e e ota t la

In cas où la pulsation descend' rapidement et , e t pb, I s jaros

taculaires possèdent une force élastique peu considérable , mais une élaslitîté pirbile. Li: poul.s <licrote est surtout prononcé lorsque la tension des parois ar- •irielles a considérablement diminué, circonstance qui se rencontre dans les Kaladies fébriles et plus particulièrement dans la fièvre typhoïde; il manque, n contraire, toutes les fuis que les artères sont rigides. L'appirition du dici^)l^wc est iavorisée par la présence d'obstacles au cours du sanj; i)lacés en aval dnpwut exploré; c'est ce qu'on peut déinoulrer expérimentalunieat en produi-

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sant une pulsation dans rintérieur d*un tube élastique rempli de liquide; oi voit alors Tonde primitive être suivie d'oscillations secondaires qui augmenteol tfamplitude quand on accroît la résistance à Torifice d'écoulement, en rétrécissant, par exemple, cet orifice. Cette influence de la résistance est conûrmèe |iar l'observation clinique, qui montre ({ue le pouls dicrote est perçu avec d*ai« tant plus de netteté qu'on explore un point plus rapproché des capillaires.

92*. Sphygmographet. — [Les premiers instruments qui aient servi à déterminer, d'une manière scientifique , les caractères de la pulsation , sont les appai-eils déjà décrits sous le nom à'hémomanoniètres. Ils donnent , en eflet, 1« vaiûations de la tension sanguine , variations qui, on l'a vu, se traduisent poai les parois artérielles par le phénomène du pouls. Les appareils à indication continues, tels que le cymographe, sont spécialement propres à ce genre de reohei*ches. Cependant les héniomanomètres, malgré l'avantage de donner da valeurs absolues, nécessitaient des vivisections préalables, 'qui en restreignaient l'application aux animaux seuls. 11 est hors de doute que la sensation pervae par le doigt, lorsqu'on l'appuie sur une artère , ne pouvait servir de base à dei obsen'ations rigoureuses.

Toutefois la science dut se contenter pendant bien lonteraps de ce moyen impartit d'investigation; c'est dans ces derniers temps seulement , en 1855 /que M. Vierordta eu la première idée d'un instrument qui, retraçant la forme ëi |H>uls, puisse s'apprK|u<*r à riionime.

l/appp;u'eil de M. Vierordt, connu s»)us le nom iW sphtjgmographey consiste en mi levier mét;ilUque du troisième genre, dont le point d\'ipplication de !■ puissance est appuyé sui* Tui^Uto , à Taidt» d'une |H^tite tige terminée par one plaque. A l'extrémité du levier est \in pinceau , qui en tnice les oscillations sir un cylindre vertical tournant. .Mais, afin (jue le pinceau décrive une ligne di-oite, l'extrémité d'un deuxième levier plus couii est reliée à celle du premier par un cadre métallicpie mobile autour des points d'attache, le tout constitiuuH une sorte de p«u*allélogramme de Watt. O système de leviers donne à Tappi*eil un poids considérable, au({uel M. Vieroi*dl fait équilibiv à l'aide d'un contre poids placé sur le prolongement du h^vier inférieur.

Le sphygmogniphe de Vit^i'ordt , malgré les senices qu'il a rendus, est ^ujH à ime cause d'envur signalée [kiv M. Maœy : en raison de s;i grande inxsffi rap}iareil n'olnût j>as instantanément à la foi*ce qui cherche à le mettre en intmvement ; il est ftares^ieux et n'épi'ouve que des i>scillations lentes, dont h duive de félévation est S4*nsiblement égîde à celle dt* la descente.

M. Marey a remé<lié à ce défaut en remplaçant le système des deux leviei* |mrun p4»tit levier d'une légèn*té exti'énu\ |virtie en ahuninium, }>artie en bois* et ti'nniné |Kir un Ik»c di» plumt* ; un rt»ssort élastique dèprinit» le vaisseau; h* mouvement:> 4|ue ca» resstui éprouve à chaque pulsation st»nt transmis au levier» très-pnV de s<.>n centre de ix)Uition , jKir un talon vertical qui repose sur le ressort; cette dis|H»sition aniplilie en même temps le mouvement. Le liée de phUD' dét'ril un arc de cercle; |>«nir qu'il ne s'éloigne |»a< trop de la surface du cj* lindn» enregUtn»ur, ci»lni-ci est dis|H>sé de tt»lle S4uie qui» h» h»>ier se uieti'* daii> un plan tangent an cylindre, tandis qut». dans l'api^neil de YierDrdt,h niou\enient m' fait dan^ un plan |»er|»endiculaire à la ^UI1■ace du cylindre.

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