‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 71 sur 201 · V IV · texte numérisé non relu

V IV

relation qu'on peut encore mettre sous la forme suivante :

Cette dernière formule nous montre que : le produit du volume d'une masêe gase la pression qu^elle supporte est une quantité constante.]

Des recherches d'une extrême précision, dues à M. V. Regnault, ont que la loi trouvée par Mariotte , et qui était supposée s'appliquer à te ;;az, n'est cependant rigoureusement exacte pour aucun d'eux. La p éprouvent une diminution de volume plus rapide que ne rexigerait de Mariotte : l'air atmosphéri(|ue , l'azote , l'acide carbonique sont dans c au contraire, la compressibilité de l'hydrogène diminue à mesure que k sion augmente , au lieu de rester constante comme le voudrait la loi £ii On voit donc que, sous le rapport de la compressibilité, les gaz se divi» deux groupes.

D'après M. Regnault, la chaleur aurait une influence marquée sur la n de la compression : pour les gaz du premier groupe (air, azote , acide c nique), l'élévation de la température ferait disparaître l'écart entre la loi d riotte et les résultats observés , tandis que pour l'hydrogène cet écart au( terait ; l'effet inverse se produirait par l'abaissement de la température.

Au point de; vue des rapports de la chaleur avec l'état gazeux des cor importe de tenir compte des écarts de la loi de Mariotte ; aussi reviend nous sur ce point à l'occasion de l'étude de la chaleur (voy. liv. V, chi Mais , considérées en elles-mêmes , les différences résultant de ce dési entre la loi théori({ue et la réalité sont si faibles que, dans les circonst ordinaires , on peut les négliger toutes les fois qu'il s'agit seulement de < miner le volume ou la densité d'un gaz en fonction de la pression qu'il porte ; c'est ainsi , par exemple, qu'on s'appuie sur la loi de Mariotte d recherche des hauteurs par le baromètre, dans la mesure de la pressk la réduction du volume d'une niasse u^zeuse (manomètres à air couiprimë

Parmi les gaz dont la compressibilité augmente avec la pression, il < un grand nond)re ({ui, arrivés à un certain degré de compression, pasi l'état liquide ; ce changement d'état est toujours annoncé par un accn ment très-rapide de la compressibilité, qui est suivi de la disparition pn complète de cette propriété , sitùt que la liijuétaclion du gaz est un fait m pli. Le froid, en diminuant la force élasli((ue des gaz, favorise leur paM l'état liquide sous rinfluence de la pression. C'est ainsi qu'à la tempémta zéro , l'acide carbonique exige , pour être li([uéfiê , une pression de 37 at phères; l'acide sulfliydrique devient hquide à 10 atmosphères, le gaz amm à 4,4 et lacide sulfureux déjà à 1,5 atmosphère. Jusqu'à présent on ne naît que cinq gaz qui n'aient pas pu être liciuéliés ; ce sont : Toxygène, l'a l'hydrogène , l'oxyde de carbone et le bioxyde d'iizote. Pour ce qui est de drogène, il y aurait lieu de supposer que ce gaz n'est pas liquéiiable, pui sa conqiressibilité diminue avec la pression.

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