‹ Traité élémentaire de physique médicale (volume 2)Chapitre 85 sur 201 · II. Réflexion et réfraction de la lumière · texte numérisé non relu

II. Réflexion et réfraction de la lumière

131. D« la réflexion de la lumière en général. — Toutes les. fois que la rencontre sur son trajet une surface de séparation entre deux miliei éprouve une perturbation dans sa marche : une partie est réfléchie, c'et renvoyée dans le premier milieu ; l'autre partie pénètre dans le secon< et s'y propage avec une vitesse différente, ce qui a pour effet de dévier I lumineux de sa direction primitive, sauf dans le cas d'incidence nom ^ 41-43). C'est de cette manière que prennent naissance les phénom réflexion et de réfractioh.

Les corps non lumineux par eux-mêmes ne sont rendus visibles qu lumière qui leur vient du dehors et qu'ils réfléchissent à leur surface, part du temps, cette réflexion a lieu irrégulièrement dans toutes les di de l'espace. Il n'y a que les corps dont la surface est polie qui produis réflexion régulière ou apéculaire , c'est-à-dire qui renvoient la lumiè une direction déterminée, dépendant d'ailleurs de l'angle d'incide rayons lumineux et de la forme de la surface réfléchissante ; de pareil reproduisent par réflexion l'image des objets extérieurs qui leur envoi rayons lumineux.

La réflexion irrégulière ou diffuse, la seule qui nous fasse voir le non lumineux, peut être considérée comme résultant d'une infinité de ré régulières; car une surface rugueuse est, en réalité, constituée par la j sition d'innombrables surfaces très-petites , toutes parfaitement polie orientées dans toutes sortes de sens, de sorte que la lumière qui tombe s semble de la surface est renvoyée dans une infinité de directions diffère

131*. De la réfraction de la Inmière en général. Transparence et opei corps. — La portion de lumière qui n'est pas réfléchie par les corps dans l'intérieur de leur substance et s'y réfracte. De même que la r peut être régulière ou diffuse, de même il existe aussi une réfraction n et une réfraction irrégulière. La lumière se réfracte régulièrement dans lieux transparents o\x diapJmnes, Pour qu'une substance soit transpar faut, en général, qu'elle ait une constitution homogène et une surfac Les corps diaphanes fournissent des images des objets situés derrièi images qui nous font voir ces objets, mais qui peuvent, selon les circoni en modifier la grandeur ou la position apparentes. ,

Les milieux qui , par suite de l'irrégularité de leur surface ou du i d'homogénéité de leur substance, produisent une réfraction diffuse, sont ment translucides, c'est-à-dire qu'ils se laissent traverser par la lumièr

RÉFLEXION DE LA LUMrÈRE.

qri'ilsne donnent pas d'images netle.«. On peut aussi envisager les corps traiis- Jiicides comme formés par In réunion d'unt; foule do particules transparentes, «irientée^i dans loua les sens; les rayons lumineux sont alors réfractés dans diftèttnles directions, et de plus, ils éprouvent une réllexion partielle à chaque " ' qu'ils ti-aversent une surface de séparation entre deux particules continués ; m mdieii translucide laisse donc toujours passer moins de lumière qu'un corps; ransparent. Ce phénomène des réflexions partielles, joint aux effets de l'absorplon de la lumière dont il sera ti'aité plus loin (voy. chap. XI), opère la transiion graduelle de la transparence parfaite à l'opacité absolue. Telle subslanct^ li, sous une (grande épaisseur, est complètement opaque, devient souvent iDsIucide et même ti'anspar^ite , quand elle est réduite à une couche d'une iceur. [On peut même dire que c'est là une règle généi'ale et que les rorps, y compris les métaux , se laissent traverser par la lumière, dès tpxAs ont une épaisseur suftieaniment petite.]

[13!». toi de réciprocité. — Il est une loi générale d'optique qui s'applique â tous les mouvements ondulatoires, et qui a une grande importance; c'est la soii-ante :

ToHt yayon litmineiu: qui passe pur deux pointi délefininàs de l'eepace •uit toujours le même chemin, quel que soit le sens dans lequel il marche , |K>iin-u qu'il ne survienne pas de cha}igetnenta dans le nombre, la compopotition ou la disposition des milieux interposés.]

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