‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 100 sur 205 · REFRACTION ET REFLEXION PAR LES PRISMES · texte numérisé non relu

REFRACTION ET REFLEXION PAR LES PRISMES

a) Dans le premier cas^ une seule image, mais déviée dans une direction )QdaDS la direction opposée suivant le prisme utilisé ;

b) Dans le deuxième cas, deux images, plus ou moins écartées Tune de 'lotre suivant la distance à laquelle se trouve la bougie.

c;;Dans le troisième cas, trois images, dont une centrale, vue directement,

travers l'intervalle des deux prismes.

Ajoutons qu'en faisant tourner l'instrument autour d'un axe passant par es deux ouvertures, on fera tourner dans le même sens les images déviées ar les prismes.

Si l'individu soumis à l'examen est réellement aveugle de l'autre œil, lissé libre, il ne verra que les images dont nous venons déparier et devra Q indiquer le nombre et la position relative.

Mais, s'il simule, si l'œil prétendu aveugle voit* aussi, alors cet œil lui Kiroira une image qui sera tantôt isolée, tantôt fusionnée avec l'une des sages vues par l'autre œil, et sans que le simulateur puisse savoir s'il a bure à une image vue monoculairement ou binoculairement. Voici, lire une foule de combinaisons, l'une des plus propres à faire découvrir

simulation : le bi-prisme étant orienté de manière que les images qu'il nne soient disposées en ligne verticale, on commence par lui faire produire triple effet. Dans cette position des prismes, il y a toujours trois images »ibles, pour celui qui ne voit que d'un œil comme pour celui dont les deux ux fonctionnent normalement; mais, dans ce dernier cas, l'image centrale . vue binoculairement. Nous supposerons donc que l'individu soupçonné :ni8e la présence des trois images, sinon il serait superflu de poursuivre lamen. Remplaçons alors, à l'insu du simulateur, le triple effet parle uble ; rien ne sera changé en apparence pour celui qui jouit de la vision loculaire ; le nombre et la position des images seront les mêmes; seuleînt, l'image centrale ne sera plus vue que par l'œil prétendu amaurotique, dont le simulateur ne saurait s'apercevoir ; il continuera donc à dire qu'il it trois images. S'il était réellement borgne, il n'en verrait plus que uxj.

[144^ Diploflittre du doctear Undolt — Cet instrument» dans lequel l'auteur ili»e la déviation des rayons lumineux par les prismes, est destiné à »urer le diamètre d'objets intangibles, et en particulier celui de la jrille. Au fond, c'est aussi un ophtalmomètre, mais moins exact que celui

Helmholtz, bien qu'il puisse servir aux mêmes usages, quand une grande écision n'est pas de rigueur, et qu'on désire opérer rapidement. Le diplomètre se compose de deux moitiés d'un même prisme coupé par un au perpendiculaire à l'arête de réfringence, l'une des moitiés ayant été arnée de 180% de manière à avoir son sommet du même coté que la base î l'autre, et vice versa.

Il résulte de cette disposition que les rayons lumineux sont déviés dans I sens par l'une des moitiés et en sens opposé par l'autre ; en conséquence, I pinceau lumineux issu d'un même point et tombant à cheval sur la ligne 'jonction de ces deux prismes se dédoublera en deux demi-pinceaux déviés i sens opposas : d'où formation de deux images virtuelles, comme dans )phtalmomètre.

L'écartement apparent des images dépend non seulement de l'angle du

3^ OPTlQtfi

prisme, mais aussi de la distance de l'objet, à laquelle il est senBildenenl proportionnel, comme il est facile de le Toir.

Les deux prismes sont enchâssés dans une bague , qui glisse le long d'ut tige graduée, dont les divisions donnent directement la grandeur de ïdqA k mesurer.

Pour mesurer le diamètre de la pupille avec le diplomètre, on if^liqu contre le pourtour de l'orbite les trois pieds qui tarminenl la tige de l'instrument; puis on éloigne la bague qui porte les prismes jusqu^k ce que 1m deux demi-pupilles qu'on voit au travers, et qui glissent l'une par rapport à l'autre le long de leur diamètre commun soient devenues tangente pir les extrémités opposées de ce diamètre (le contour de la pupille figure abn 11 lettre S); à ce moment-là, l'écartement des images est précisément égala diamètre cherclié, et il suffit de lire, sur la tige graduée, la divifioa i laquelle affleure la bague, pour avoir la largeur de la pupille en milliinètr«.J

US. IMuln ia b liMièn dau l'taUrlair dM rriiMi. laflri te p eoBB* rélNtNn n Mlrsln. — Nous veaoos de voir que le prisme dévie lu rayons lumineux qui le traversent ; il peut aussi chauger leur diredioi par un effet de réflexion totale.

I. Considérons, par exemple, le prisme DK F (Sg. 175) rectangvlam en K et isocèle, dont l'angle de réfringence F est de 45", et orientons-le de

manière que le rayon A I soit perpendicalaire & la face d'entrée KF; ce rayon pénétrera sans déviation dans le milieu nfringent, et arrivera ainsi jusqu'à la ùa hypothénuse DF, en I, sous une ÎDcideod de 45". En ce point, il sera réfléchi et prendra une direction 1 0, faisant avec la dirtction première un angle de 90*. et perpodiculaîre, par conséquent, k la seconde b* D E, qu'il traversera donc sans éprouver de déviation.

Le prisme a agi, dans ce cas, comme l'eûtlait un miroir plan placé «DF, et se présentant aux rayons incidents sous un angle de 4^. Il y a XovIUià une différence capitale entre les effets produits, suivant que la réflexiou iK* sur un miroir ou sur la face hypoténuse d'un prisme rectangle: dans le premier cas, la lumière n'est que partiellement réflécliie, une portîoD ilMâ absorbée par la substance du miroir ; dans le second cas, il y a réflexùn totale, attendu que Yangle limite du verre est de 41<'30', que, par iiéquent, li's rayons qui rencontrent la face DF sous un angle de43*tf peuvent pas la traver^ser et sont réfléchis totalement (cf. § 141).

Un observateur, placé en 0 sur le trajet des rayons émergents. Terra AaH le point A transporté en A'; n, au lieu d'un point unique, un a afiiaireàtf objet, le prisme en donnera par réflexion une image symétriquement plaoie. exactement comme dans le cas des miroirs plans. Cette propriété dupriM* rectangle estulilisée dans plusieurs instruments d'optique, notamment dtf le microscope et l'ophtalmuscope binoculaires. .

II. Od peut obUïiiii' la :«(leuoii totale ilani un pi-iamc taua ehingAmoit de diractiai ia rayons tuuiineux. CoDwIérODB, en eflel, uo rayon ùicidcnt LI, parallëla à h grudi bel BG Au priame (ttg. 176). Rencontrant h bM AB mmu une inddaoM de 4&* il n idflWW

RÉrRACTON A TRAVERS UNE SURFACE COURBE 353

i|>pn>v:haut de la normale et preudi*a la directiou II'. Or, Tangle de réfraction à travers

ice AB est ioférieur à 45o ; par conséquent Tangle d*incidence sur la face BG est supé-

rà 45^, et de là résulte la réflexion totale du rayon lumineux qui suit alors la route V T,

irt du prisme par la face AC, parallèlement à sa direction première, puisque l'angle

âdeuce sur la face de sortie

Tidemment égal à Tangle -^

éfraction relatif à la face

rée. Ainsi, dans oe cas,

aûère éprouve successive- x

; deux réfractions et une ^ ~

xkHiv et tous les rayons '^ ~

Hèles à l'hypoténuse sor-

da priame sans déviation ; ^ j^. -.

leara rapports de position p,^ ^^^ p^j,^^ . ^^^j^^ ^^^^^^ ,^^^ déviâUon

intervertis: le rayon Lî, det rayon» lumineux.

tait le plus rapproché du net, doiine le rayon VL', qtd est le plus rappix)ché de la base ; de même le rayon SK, le

âoigné du sonmaet dans le faisceau incident, devient K'S", qui est le plus éloigné de la . Si donc on regarde un objet à travers un semblable prisme, on voit une image semblable bjet, de même grandeur et occupant sensiblement la même position, mais renversée^ ini une direction perpendiculaire aux arêtes du prisme, c'est-à-dire symétrique de el par rapport à un plan parallèle à la face hypoténuse. 9 genre de prisme à réflexion peut être utilisé pour produire des eflets de l'eliefo, à l'aide

dessin unique, dans le cas où l'objet que ce dessin représente donnerait, vu en perlive par les deux yeux, deux images symétriques l'une de l'autre.

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