ABSORPTION DB LA LUMIERE
tMfflte de la lumière d&ns ioa p&stage à tn?ert les milieiix réMigeats. Genrpe dais la lumière transmise. — Dans Tétude des lois de la réflexion sfraction des rayons lumineux, nous avons supposé que la lumière lit pas de déperdition, et qu'après avoir été réfléchie ou réfractée, paraissait tout entière. Cette hypothèse n'est jamais réalisée d'une rigoureuse ; souvent même elle est fort éloignée de la vérité ; la mbit toujours des pertes plus ou moins considérables, soit en se ant, soit en traversant les milieux réfringents. U en résulte des les particuliers dont nous allons nous occuper et que nous cherche- :pliquer.
I réflexion et la réfraction régulières, on observe déjà la disparition Haine quantité de lumière, qui n'est ni renvoyée par la surface ante, ni transmise par le milieu réfringent, mais qui se perd dans r de ce dernier. Il n'existe qu'une circonstance où il se produise Lion totale ; c'est lorsque les rayons se présentent pour passer d'un DS un autre moins réfringent, sous une incidence supérieure à mite (cf. § 141). Mais, en dehors des applications qui ont été faites )xion totale par le prisme (cf. § 145), ce genre de phénomène n*est fréquent dans la nature. Cependant il convient d'y rattacher en réflexion irrégulière qui se produit dans les corps formés par la e particules inégalement réfringentes ; comme exemple de semblables s, nons citerons l'écume, qui est formée par le mélange de partieuseset de bulles d'air, la neige, qui consiste en un assemblage de le glace entre lesquels se trouve emprisonné de l'air. La blancheur de la neige est due précisément aux nombreuses réflexions, soit >it partielles, qui ont leur siège dans chaque flocon ; la même cause la couleur blanche de l'écume. Mais alors même que, la réflexion le, la lumière n'éprouve [)as de perte de ce chef, elle n'en est pas liblie par le fait de sa propagation dans les milieux réfringents, nce prouve que toutes les substances, même les plus transparentes,
une certaine quantité de la lumière qui les traverse; pour le r, il suffit de placer sur le trajet d'un faisceau de rayons lumineux be très épaisse d'un des milieux les plus transparents que l'on , par exemple, l'eau ou le verre; on mesure l'intensité de la
sou entrée dans le milieu et à sa sortie, et on constate que cette liminue quand l'épaisseur de la couche augmente.
En général, les milieux diaphanes n'absorbent pas dans la même propo^ tion les rayons de différente réfrangibilité ; il en résulte que ces milieux paraissent colorés. Ainsi l'eau, sous une grande épaisseur, offre, une couleur bleue; le verre ordinaire est tantô- verdàtre, tantôt jaunâtre; |quant à h coloration bleu foncé présentée par l'air, elle n'est pas due, comme pour l'eau et le verre, a l'absorption mais à des phénomènes d'interférence auxqneii donne lieu la réflexion de la lumière sur les vésicules d'eau contenuei dans ratmosphère.l]
Les corps transparents qui n'exercent sur la lumière qu'une absorptioi minime paraissent incolores, quand on les regarde sous une faible épaisseur; car plus la quantité totale de lumière absorbée est petite, moins il doit j avoir de différence entre la composition de la lumière transmise et cefle de la lumière incidente. On peut s'assurer facilement qu'il en est aiui en examinant des corps qui présentent des colorations variables suiml l'épaisseur considérée; ainsi, le verre teint par l'oxyde de cobalt estd'u bleu foncé, quand on le regarde sous une grande épaisseur; en lan mince, il parait bleu blanchâtre. De même les globules sanguins examinéi isolément au microscope sont d'un rouge fortement lavé de blanc, tandif que, vus en masse, ils donnent au sang une couleur d'un rouge saturé.
En rapprochant les faits dont il vient d'être question ce que nous avoBi dit au § 131*, à savoir que les corps qui sont opaques dans les conditîoM ordinaires deviennent transparents du moment qu'on les réduit en coock suffisamment mince, nous sommes amenés à envisager comme un phénomèii tout à fait général l'absorption de la lumière par les milieux dans lesqodl elle pénètre ; de plus, il nous faudra poser en règle que cette absorptki s'exerce inégalement sur les rayons de différente réfrangibilité et dans im proportions qui varient avec la nature du milieu. I^ lumière la moûi absorbée donne au corps sa couleur, que cette couleur apparaisse seuleoMil quand le milieu se présente en grande masse, ou qu'elle se montre dql pour de faibles épaisseurs. Quand l'absorption s'exerce à peu près afV la même intensité sur toutes les couleurs, le corps parait blanc ou noir; blanc si l'absorption est faible, notr si elle est très grande.
168. Absorption do U lumière dau la réHozion. Couloir dot ooifs ûêm li MM rMéohio. — Les notions relatives h l'absorption de la lumière transmise M sauraient s'appliquer aux rayons lumineux réfléchis spéculairement à h surface des corps. Dans le cas de la réflexion régulière, la lumière renTovJi doit avoir exactement la même composition que la lumière incidente : sioeMl dernière est blanche, la première l'est aussi. Et» en effet, nous voyons fH les surfaces parfaitement polies réfléchissent la lumière, sans en niîodifierli couleur.
11 en est autrement des corps à structure irrégulière, et dont la surte présente des rugosités; la lumière, en rencontrant des surfaces de ooHi nature, ne se divise pas simplement en deux [)arts, l'une réfléchie etTastit transmise; une portion des rayons est réfléchie diffusément par la surfaos; une autre portion pénètre dans le corps jusqu'à une certaine profondeur, ci général [>ou considérable quand le milieu est opaque. La lumière qui tniTent ainsi les couches superficielles subit des réflexions partielles en passant d'otf couche à l'autre, et ce sont les rayons de retour qui donnent aux oorfi