‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 111 sur 205 · -. XX'. Si derriéK · texte numérisé non relu

-. XX'. Si derriéK

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Fio. 217. — Prismes tchromatiques. même angle f^

fringant et tourné en sens inverse, il est évident que nous supprimerons ainsi la dispersion, mais en détruisant du même coup la déviation; car le système de œs deux prismes se comportera comme une lame k faces parallèles.

Supposons, au contraire, le second prisme A'H'C formé d'une substanoe qui, tout en ayant un indice moyen à peu près égal à celui du preoûer prisme, possède une dispersion beaucoup plus grande; daus ce cas, il sera possible de lui donner un angle réfringent tel que les couleurs séparées par le prisme ABC soient réunies de nouveau par leur passage à travers le prisme A'B'C^, tout en conservant au faisceau lumineux émergent un certain degré d<» déviation. En effet, si les ileux prismes avaient le même angle réfring(?nt, les effets de la dispersion ne s'en manifesteraient pas moins, puisque les extrémités du spectre founi par la substance la plus dispersive dépasseraient celles du spenrln? de l'autre prisme. Il faut donc diminuer l'angle réfringent du prisme A'B'C d'une quantité convenable pour rendre les deux spectres égaux gueur; ce résultat étant obtenu, la lumière émergera d'un pareil

PODTOIR DISPERSIP ET ACHR0MATI3HE 395

rstàme sans subir de décomposition, et tout en restant déviée vers la base du wmeABC.

La âgure 317 représente la marche des rayons dans ces conditions : le iiceau lumineux, qui sort du prisme ÂUC et qui forme un spectre limité par trayons UU' et XX' émerge du prisme A'B'C suivant VU'" et X"X"', via avoir subi une inversion dans la disposition des couleurs qui le com- «eot, de sorte que les deux spectres de sens inverse sont superposés l'un l'autre, et redonnent ainsi de la lumière blauche. Un semblable syslème rte le nom de prismes achromatiques.

Le rapport des angles réfringents qui procure l'achroniatisme de deux tBines ne peut servir que pour une direction déterminée des rayofis niiteux; si l'incidence du rayon LG augmente, l'angle de dispersion UGX vient plus grand et ne peut plus être compensé par la dispersion du »nd prisme, cette dernière ayant, au contraire, diminué.

Pour quo deux priâmes a'achromatisoDt réciproque ment, il faut que leurs auglei de

penion Mieot %aui, ce qui a lieu quanti ; —7 = —J A et A' représentent les angles

ringent^, '. et i' les coefficienU de dispersion dos deux prismes.] Od trouie de cette Bière qu'il Tout usocier uo prisme de crown-glass d'un angle de 60° arec un prisme de l de i&',lT pour obtenir un ■ystème achromatique, à l'égard de rayons dont l'incidence

da 50* ; pour toute autre incidence, l'achromatisme n'est pas parfait, mais néanmoins wmtion de réfrangibililé est diminuén. [Au reste, avec deux prismes on ne peut achrotiwr eiactenient que deux couleurs, puisque les rapports do dispersion partielle ne sont

constants; on achronutite 0 rillnai rame nt les rayons bleus et orangés.]

IM. iWmUM i» réfruglblUtl des lentUlM. — Par suite de l'inégale réfranlilîté des différentes couleurs, la réfraction de la lumière composée s'accom- ÏB* toujours de la séparation des diverses espèces de rayons, mais les iU de la dispersion sont bien moins marqués dans les milieux réfringents mia6:( par des surfaces sphériques que dans les prismes. Cependant ils on wre une valeur assez grande pour nuire a la netteté des images réelles Tirtuelles que fournissent ces surfaces; l'acLion perturbatrice de la persion est même supérieure h celle de l'aberralion de sphéricité, car ï feulement elle détruit l'homocentricité des rayons réfractés, mais x>re elle donne naissance k des cercles de diffusion diversement colorés, aorte que les images sont irisées, c'est-à-dire bordées d'un liséré rouge TÎolet. Le défout de netteté résultant de la disvioD constitue ce qu'on appelle l'aberration de 'rangibililé ou aberration chromatique.

^Dsidérons, par exemple, un faisceau de rayons ocs parallèles tombant sur la lentille convergente la figure 218 ; les rayons rouges, qui sont les ina réfrangibles, iront sa réunir sur l'axe principal ' point c, tandis que les rayons violets, se réfracit davantage, concourront au point o; entre ces deux foyers extrêmes sdroDt se former ceux des couleurs intermédiaires, indigo, bleu, vert, etc. donc on dispose un écran en 0, on verra s'y peindre un petit cercle IDC entouré d'un liséré rouge; le centre parait blanc, parce qu'un grand mbre de rayons diversement colorés se croisent dans cette rétîion et

recomposent ainsi de la lumière blanche. Place-t-on, au contraire, récran en 6», on obtient uu cercle blanc bordé de violet. — La distance oc comprise entre les foyers des rayons extrêmes sert ordinairement de mesure k l'aberration chromatique.

166*. Lentilles acbromatlqaei. — En se reportant à ce que nous avons dit sur la dispersion dai.s les prismes (cf. § 165), on comprendra que la nature de la substance dont est formée une lentille doit avoir une grande influence sur l'intervalle oc des foyers des rayons extrêmes. De là la possibilité de supprimer l'aberration chromatique d'une lentille, en employant une métlioJe tout à fait semblable à celle qui sert à achromatiser un prisme.

Etant donnée une lentille convergente, telle que celle de la figure 318, associons-la à une lentille divergente faite d'une substance possédant u plus grand pouvoir dispersif ; nous pourrons donner aux faces de cette dernière une courbure telle que l'intervalle des foyers extrêmes y soitêgd à celui de la première lentille, mais évidemment disposé en sens in^eriê; or, cette condition, pour être satisfaite, exige que la lentille divergente aitu pouvoir réfringent moindre que celui de la lentille positive, puisqu'elle a « pouvoir dispersif plus grand. De cette manière, le système des deux leotillei conservera un certain degré de pouvoir convergent^ et néanmoins rabern* tion chromatique y aura disparu; les lentilles composant un tel système soÉ dites achromatiques.

Nous avons fait remarquer que des prismes, achi^omatisés pour une directioD donnée te rayons lumineux, ne le sont plus aussi exactement quand Tincidence de la lumière changer. Cette remarque s'applique également aux lentilles achromatiques. Or, cellet-ci fréquemment employées pour obtenir des images d'objets placés à des distanees piv moins rapprochées; dans ces conditiDus, rincidenco des rayons lumineux est Taiisble; circonstance seule suffit déjà pour empocher qu'on ait des systèmes lenticulaires ahaoli achromatiques. Cen'cst pas tout: pour les lentilles, comme pour les prismes, les di partielles n'étant pas proportionnelles aux dispersions totales, la suppression de n'entraîne pas l'annulation des premières ; de ce que, par exemple, on aura fini poser l'orangé et le bleu, il ne s'ensuit pas que les autres couleurs soient aus^î D'une manière générale, il faut associer autant de lentilles qu'il y a de couleurs à achi User ; dans la pratique, on sa borne à deux lentilles, qu'on achromatise pour les raitflj orangés et bleus.

Les lentillf^s achromatiques entrent dans la construction des microscopes et des l Les opticiens font ordinairement la lentille convergente en crown-glass et la ditergeaU flint-glass. Tour les rendre achromatiques, ils pi^ocwlent, en général, par voie de ment, bien qu'on puisse arriver au même résultat par le calcul. Les deux lentilllei amenées au degré de coui'bure convenable pour constituer un système achromatique, os W accole Tune à Tautre, à l'aide d'un peu de baume de Canada, dont Tindice de réfractioi^ intermédiaire entre ceux du flint et du crown-glass ; on évite ainsi la perte de lumière ^*i^ casionnerait sans cela la réflexion des rayons sur les faces intérieures des lentilles. OÎiiip but de diminuer encore davantage l'abeiTation chromatique, on arrête les rtyooa k Taide d'un diaphragme, qui a ainsi une double utilité, puisque nous avons déjà va ce servir à amoindrir l'abberration de sphéricité (cf. § 1j3).

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