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EFFETS CHIUIQDES DE LA LUMIÈRE

Il plaque, on eolève celle-ci et od verse sur la surface impressionnée un liquide réducteur, qui est ordinairement une solution d'acide pyrogallique. Ce réactif réduit l'iodure d'argent dans les endroits où ce sel a été impres- Bonnè par la lumière, et la réduction s'opère en proportion d'autant plus grande que l'action de la lumière a été plus intense. On voit alors l'image se développer; mais la distribution de la lumière s'y trouve renversée; les parties claires dans l'image de la chambre noire se détachent en noir dans l'épreuve et, réciproquement, les ombres sont remplacées par des clairs ; l'image photographique ainsi obtenue constitue ce qu'on nomme Vépreuvc négative.

11 resta encore à empêcher l'action ultérieure de la lumière sur le sel d'argent non réduit; dans ce but, on enlève cet excédant d'iodure, en le éisolvant à l'aide d'une solution d'hyposulSte de soude ou de cyanure de potassium ; l'image se trouve alors fixée, et elle peut servir de cliché pour i^eoir des épreuves positives.

Le tirage des épreuves positives se fait de la manière suivante : on trempe nue feuille de papier blanc dans une solution d'iodure de potassium, puis on h fait sécher; ensuite on l'étend à la surface d'un bain d'argent et on la laisse l'imprégner pendant quelques minutes. Le papier se trouve ainsi sensibilisé ; quand il est bien sec, on le place sous l'épreuve négative, sa face sensible en eoalactavecla couche decollodion, et on expose le toutaux rayons solaires. Les parties noires du cliché interceptant la lumière, le sel d'argent de la feuille fie papier sous-jacente n'est réduit queiians les points placés en regard des blancs de l'épreuve négative. On développe l'image ainsi obtenue eomme on l'a fait pour l'épreuve négative, en plongeant le papier impressonaé dans une solution d'acide pyrogallique. Le sel d'argent non réduit «t enlevé par l'hyposulâte de soude, et dans l'image qui se trouve alors Btée, la distribution des ombres et des clairs est inversa de ce qu'elle est iam le cliché ; par conséquent, elle est semblable à celle de l'image de la ebimbre noire ; aussi la nomme-t-on épreuve positive.

[La chambre noire employée en photographie est représentée dans la igure 227. Elle ne diffère paseu principe de celle qui a été décrite au g 155; luis, au lieu d'un ■impie objectif achn)fflatique, la chambre Boire photographique porte nu objectif dou- Uv composé de deux lentilles achromatiques 0 et (T.

Grâce à l'emploi des

terres combinés, on Fw. tXJ. — chambra' noln à objtclifi comblné$ pouf la photographia.

peut donner à l'objectif

noe grande ouverture, tout en corrigeant l'aberration de sphéricité; un diaphragme f placé en avant de la lentille antérieure supprime les rayons narginaux et contribue ainsi à donner plus de netteté aux images. Le piguoD G s'engrène dans une crémaillère fixée au lui» qui porte la première IcDtille, et permet de rapprocher plus ou moins les deux verres, afin de

faire varier le grossissement et d'achever la mise au point. Le tube D. qui porte l'objectif double, est adapté à la paroi antérieure d'une caisse composée de deux parties : l'une fixe H, l'autre E mobile, qui peut entrer plas ou moins dans la première, au moyen d'un tirage à coulisse. La paroi verticale postérieure, oi)p()sée à l'objectif, est formétî par une plaque de verre dépolie F, sur laquelle' vient se i)eindre l'image des objets extérieurs; c'est cette plaque qui sert h l'opérateur pour la mise au point. En faisant mouvoir le fond mobile de la boîte, on amène la lame de verre en un point tel que l'image de l'objet à reproduire s'y dessine nettement; on achève de mettre au foyer, en rapprochant ou en éloignant, selon le cas, la lentille C. On (înlève ensuite la plaque de verre, pour la remplacer par la surface sensibilisée, sur laquelle doit se développer l'image photograpliique.J

[fEû 1881, M. Jaiisson, en prenant des photographies du soleil, a découTort let coricox phénomènes suivants, dont Texplication reste encore à trouver : si on laisse la lumière agir plus longtemps qu'il n'est nécessaire pour obtenir l'épreuve négative, la plaque de verw présente une teinte uniformément claire où il est impossible de distinguer aucun détail ;flk temps de pose augmente encore, il se forme uneépreuve positive dii'ecte qui est rempboéf • Bontour par une teinte sombre uniforme quand on laisse se continuer plua longtemps l'ietioi de la lumière : enfin on obtient de nouveau une épreuve négative si les rayons lumiiMU agissent sur la plaque sensible pendant un temps encore plus considérable.]]

Dans ces dernières années, on s'est attaché à reproduire par la photographie, dam n but scientifique, les objets d'histoire naturelle ; sous ce rapport, la photographie dei objefr microscopiques mérite toute notre attention. Nous traiterons ce sujet à l'occasion du microscope (cf. §181)'*).

174. Activité chimique des dlfTérentes radiations 4a spectre solaire, lifiis dtn* violets. — Les différents rayons colorés qui composent le spectre sont loiudf posséder le mémo degré d'activité chimique; d'une manière géuérale, celle-ci augmente en même temps que la réfrangibilité. Les rayons rouges sont ceux dont l'action chimique est la plus foible, tandis que les rayons yiolets agissent avec le plus d'énergie. On peut mettre en évidence cette inégalité d'actintê chimique des radiations solaires, en photographiant le spectre du soldl: l'image obtenue montre que la partie impressionnée par les rayons vinlet> est b(»aucoup plus foncée que la partie correspondante aux rayons roup*.

On observe, en outre, un phénomène fort remarquable : Timage photographique du sjH'ctre est plus grande que le spectre lui-même vu directement; elle s'étend au delà du violet. Nous en concluons qu'il existe <les radiations encore plus ivfrangibh^s qu(» les rayons violets ; ces radiations fiarticulièivs n'affectent pas l'œil; du moins ne sont-elles pas visibles dans les coudilioD* ordinaires, mais élites h» deviennent, quand on a soin de cacher la partif lumineuse du spectre (IMmholtz); ellrs m» sont pas non plus révélées par W thermomètre; en revanch<s rlles possèdent une activité chimique très énergique.

La n^cherche des effets cliiiniiiues produits parles radiations des sources lumineuses a permis de compléter r<*tude des spectres d'absorption. On > reconnu que, dans toutes les circonstances où la lumière exerce une aclio» chimique, ||elle n'agit que iiar les radiations absorbées)] et que l'absorjïû** porte principalem(»nt sur lt»s rayons les plus réfrangibles du s|KfCtri*.

insi M. Timiriaseff a montré par l'expérience que les seules radiation?

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■ et nécessaires à la fouction chlorophyllienne sont celles qui corresleotaux bandes il'absorptiou <le la chIorophylle.|De nième lorsque, par iple, le chlore s'unit à l'hydrogène sous l'influence de la lumière, a constamment absorption de rajons chimiquement actifij, et, d'après xpériences de Bunsen et Roscoë, la quantité de rayons disparus est ïrlioiuielle à l'effet chimique produit. Ce(t« corrélation entre l'action ique et l'absorption delà lumière est [[un nouvel exemple de latransform des forces et de la conservation du IravailJ, et, ce qui revient eurs au même, une confirmation directe de la théorie que nous avons Me plus haut, touchant l'absorption (cf. § 172). 4'. tttBdu i» ipectn aoUire. — Nous venons de voir que les radiations ées du soleil renferment, indépendamment de celles qui sont visibles les conditions ordinaires, d'autres radiations encore plus réfrangibles, umineuses, niais douées d'une grande activité chimique ; ces dernières, lies sous le nom de rayons uUra-violels, occupent dans le spectre re une région qui fait suite aui rayons violets. A l'autre extrémité du re, au delà du rouge, existent des rayons moins réfrangibles que ceux raie A, invisibles, saus action chimique, mais reconnaissables à leur le puissance calorifique; ce sont les rayons infra-rouges, dont nous is occasion de parler dans l'étude de la clialeur (V. § 273'). Dsi le spectre solaire se compose de trois parties : un spectre lumineux rement dit, qui occupe le milieu; un spectre u^fra-i;io^ef formant l'extréla plus réfrangible, et un spectre infra-rouge placé à l'autre extrémité, irlie supérieure delà flgure 228 représente ces trois spectres : les rayons

leax occupent l'intervalle compris entre les raies A et M; le spectre -violet s'étend de la raie H à la raie P <'', et va même au delà de ■ci. On voit que le spectre chimique présente, comme le spectre lumi- , des lacunes, dont la présence se révèle dans l'image photographique >ea raies; les principales de ces raies ont été désignées, h partir du t, par les lettres qui suivent la lettre H. — L'espace A 0; correspond «cire infra-rouge.

i-dessous de ce spectre complet, se trouvent dessinées trois courbes, nous empruntons au Cours de physique de M. Jamin. Les ordonnées 1 courbe Oi^aG représentent les intensités de la chaleur dans les diffé-

■i imar od a mi* ni la dga» SU, la l-lIrB T m llia de la Itltn 1'.

rents points du spectre. La courbe kdeU donne les intensités de la lumière; on voit que le maximum d'éclat a lieu dans le jaune entre les raies D et E. Quant à la courbe des intensités de Faction chimique, elle offre deni maxima ; de A jusqu'en F, elle se confond sensiblement avec la courbe de Tintensité lumineuse; mais à partir de F, elle s'élève de nouveau, passe par un second maximum qui correspond à un point situé entre les raies G et H, pu» redescend pour se terminer à l'extrémité du spectre; c'est c€ que montre la courbe ^ÂP. La courbe des intensités chimiques varie suivant la nature de la substance impressionnable qu'on emploie ; celle de la figure 228 se rapporte au chlorure d'argent.

Nous donnons, en terminant, les nombres de vibrations qui correspondent à chaque partie du spectre:

Rayons infra- rouges 62 7i i *00 j trilliom j

— lumineux 400 à 750 | de vibrations en I

— ultra -violets 750 à 1000 ) une seconde

Si nous comparons 1 échelle des radiations élhérées à celle des 8OO8,D0as | voyons que la première ne comprend en tout que quatre octaves, dont ne à peine est visible dans les conditions ordinaires.

Au lecteur désireux de pousser plus avant Télude des matières traitées dans le prêtât chapitre, nous recommandons spécialement Touvrage suivant: Edm. Bbcqubrsl. La lumiirt ses causes et ses effets, t. II (Effets de la lumièrje). Paris 1868.]

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