EFFETS CHIMIQUES DE LA LUMIERE
173. ComUniliiAi et déoomposttioas eUodqaet prodaitai teu IliliitM il k loBtère. — Dans la plupart des circonstances où la lumière arrive au contact des corps, les seuls effets qui se produisent en apparence consistent dans ki modifications subies par les rayons lumineux eux-mêmes lors de kir reflexion ou de leur réfraction. Cependant on est porté à penser que, inema dans ces cas, les corps éprouvent des altérations plus ou moins passagèrei que nos moyens d'investigation sont impuissants à mettre en évidence.
Il existe, au contraire, certains corps sur lesquels la lumière agit avee assez d'énergie pour provoquer, selon les cas, leur combinaison avecd*autrei substances ou leur décomposition. Le chlore et l'hydrogène, qui resttil mélangés sans s'unir dans une obscurité profonde, se combinent instautanâ* ment et avec explosion, quand on expose leur mélange à l'action des rayooi solaires. Sous l'influence de la lumière, le chlore en solution dans î'etB décompose ce liquide pour s'unir à l'hydrogène et met Toxygène en liberté; les matières colorantes végétales sont décolorées par l'action des rayons solaires, et ce phénomène est mis à profit pour le blanchiment des étoffes. Citons, pour terminer, l'influence toute-puissante de la lumière sur lepiih cessus chimique qui se passe dans le règne végétal ; c'est grâce à cette influence que les plantes absorbent l'acide carbonique répandu dans l'atuosphère et exhalent de l'oxygène.
173*. Action de la Inmièra sor hs tels d'argent. Photographio. — Lia plusbdle application qu'on ait faite de nos jours des efiets chimiques de la lumière est fondée sur la décomposition des sels haloïdes d'argent. Sous l'influence de 11 lumière, les sels d'argent, tels que le chlorure, l'iodure, etc., prennent m coloration d'abord violette, puis noire, par suite de la réduction du sel et de la mise en liberté de l'argent à l'état de poudre noire. Si la lumière n'agit qae pendant un temps très court, le sel n'est pas réduit, mais il a acquis la propriété d'être très facilement et très rapidement décomposé par les agents réducteurs ; c'est cette propriété des sels d'argent qu'on a mise à profit pov obtenir des images photographiques.
Le principe de la photographie est le suivant : une plaque de verre est recouverte d'une mince couche de collodion renfermant une certaine quantilê d'iodure de potassium. Cette plaque est ensuite plongée dans un bain de nitrate d'argent; il se forme par double décomposition de l'iodure d'argent, qui se fixe sur le collodion, et du nitrate de potasse, qui se dissout dans k bain; la couche de collodion se trouve ainsi sensibilisée. On la porte alof* dans une chambre noire, et on la place exactement à l'endroit où Tient le peindre l'image de l'objet à reproduire, image qui est fournie par l'objectif trument. Quand on juge que la lumière a agi un temps suffisant sor