DOUBLE REFRACTION DE LA LUMIERE
'axe optique ; dans ce cas, Q y aura toujours formation de deux rayons éfractés': l'un appelé rayon ordinaire, suit les lois de la réfraction simple; Autre, le rayon extraordinaire, est régi par des lois différentes. Soit, par exemple, DG'DT (fig. 310) une section principale faite dans le Tîstal de la figure 309 par un plan perpendiculaire à la face DGG'E et qui, enfermant l'axe DD', passe par les som- ^\ ^
aets D, G', D', F'. Considérons le rayon J, qui t^mbe normalement sur la face UT : il donne naissance, d'une part, a rayon ordinaire IIo, qui traverse le ^^i^^
riftal sans déviation et émerge norma- , »*V\è'
Bment suivant I„0, d'autre part au ■jron extraordinaire II„ qui reste dans /
I section principale, mais s'écarte de la /
ormalepour émerger, suivant I.E, pa- /
■llèlement au rayon ordinaire. Un œil c'/
hoé sur le trajet des rayons émergents «rrait donc deux images L et L' d'un ifime objet L. i
On reconnaît, en outre, que les deux Fio. SIO. — Doable réfraction dans une MC. - TTz-vi.TTT'» Ê. ^ * L \. tio»* principale du spath d'Islande.
ijons IIoO et IleE sont polarisés à
■g}e droit : le rayon ordinaire dans la section principale, le rayon Itraordinairc dans un plan perpendiculaire à celte section; les vibrations • ce dernier rayon s'exécutent donc dans la section principale, tandis ■e celles du rayon ordinaire sont normales à ce plan. Si le rayon incident mbe obliquement sur la surface réfringente, il se bifurque comme dans le ■s de l'incidence normale ; mais le rayon extraordinaire n'est pas seul irié, le rayon ordinaire s'écarte aussi de la normale, conformément aux lis de la réfraction simple.
Eq étudiant la réfraction dans le spath d'Islande, pour différentes inci- Mces, on a reconnu que le rayon ordinaire obéit en toutes circonstances ■X lois de la réfraction simple, c'est-à-dire qu'il est toujours situé dans kflan d'incidence, et qu'il répond à un indice de réfraction d'une valeur nstaute de 1,6543. Le rayon extraordinaire se comporte différemment, luind le rayon incident est parallèle à l'axe optique, le rayon extraordi- ■ire se confond avec l'ordinaire et possède, par conséquent, le même in iee de réfraction ; mais, du moment que l'incidence est oblique par rapport Taxe optique, l'indice de réfraction du rayon extraordinaire devient plus ItU que celui du rayon ordinaire, et il atteint un minimum égal à 1,483 nque le plan d'incidence est perpendiculaire à l'axe optique. En outre le lyou extraordinaire ne reste dans le plan d'incidence qu'autant que ce ■nier est une section principale ou un plan perpendiculaire à cette letion ; dans tous les autres cas, le rayon extraordinaire sort de ce plan 'incidence.
Wè.UsÎÈM èbVvkéb dus les criftoix à oi axe. — Nous avons vu, § 139", Mfe l'indice de réfraction d'une substance est en raison inverse de la vide propagation de la lumière dans ce milieu.
En conséquence, si, dans le spath d'Islande, l'indice du rayon ordinaire
est constant, cela prouve que le mouvement vibratoire qui produit ce se propage avec la même vitesse dans toutes les directions ; les vui qu'éprouve la valeur de l'indice du rayon extraordinaire indique contraire que les vibrations qui constituent ce rayon se propagent lement vite dans les différentes directions. Ainsi, tandis que le ordinaire parcourt dans des tempi les chemins égaux OA et 01 {6g.
le rayon extraordinaire emploie k temps pour aller de 0 en A, suivan optique AA' que pour accomplir U OB dans une direction perpeadi à l'axe optique.
En délermiuaut, pour chaque et dans difiërentes directions, L gueur du chemin parcouru dans m intervalle de temps à partir d'un commun 0, on trouve que le lie métrique des positions auxquell pan'eiiu le mouvement vibratoire i du temps considéré reprêsenl sphère AIA'H pour le rayon ordia un ellipsoïde de révolution ABAl le rayon extraordinaire; cet rf!i peut être regardé comme engendré par la rotation de la deroi-ellip« autour de son petit axe AA' qui se confond avec un des diamètres sphère. L'axe de rotation AA' répond à l'axe optique du corps biréfri Il a été dit précédemment que, dans les milieux transparents isoi te mouvement vibratoire se propage sous forme d'onde sphérique. 0 que, dans les milieux anisotropes, la surface de l'unde n'est pas une sphère, mais que, dans les cristaux à un axe, elle se compose d'une et d'un ellipsoïde; la sphère est produite par les vibrations normali section principale et constituant le rayon ordinaire; l'ellipsoïde c pond aux vibrations qui s'accomplissent dans la section principale forment le rayon extraordinaire ; c'est, suivant le cristal, tantotlaprt tantôt la seconde de ces deux surfaces qui enveloppe l'autre.
tSl. Sorfaet d'éluUolté des cristau à on axe. — Le mode île proptgtitm i lumineuse dana les cristaux à un aie, tels que le spath d'Islande, s'explique parUi l'on admet que tes milieux i-érrinKenla de cette espèce possèdent rtÀt nue éUitîdté densité variable avec la ilircction. Los cristaux à un axe négatifs (V. g 223) pn «D afibt, un axa de moindre élasticité perpendiculaire au premier ; eu coBitnusirt •leiu axei une ellipae et en faisant tourner cette ellipse autour de son graad engeudre un ellipsoïde <le révoluliou qui repi-éseute ce qu'on appelle la turfar* tA et qui est semblable i ta sui-fuce de l'onde, luais disposé eu leDi inverve. Dan* !■■ potilif», c'est l'axe de plus tiramle l'iaslk-itù qui ««l parallèle â la section priKfi tikratioii* perpendiculairei à l'axe (te plus ^rai^de élaiticité ae propageronl aMc ■ Vilitae dans tous les ailmuta. et enj^ndreront l'oudt' spliérique ; le* Tibrattona pM oUifiMs à ce ntéiiM axe niaroherout plus vile que les premières et d'aotaal fb» f dlnotioD se rapprochera davantage de celle de l'axe de plus gfmndedaaticitf;d«li.^* de ronde eilmordibxir.-, dont la surface a la Turaoe d'un ellipsoïde.