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CHAPITRE III

164. G0 qa'ta tateid ptr ebtltv lateate. -^ Le changement d'état d*un corps ^t toujours accompagné d'une variation quantitative de chaleur. Lors* ipi'ao solide passe à l'état liquide, ou qu'un liquide se vaporise, de la chaleur disparait et devient latente, c'est-à-dire qu'elle n'est plus sensible U thermomètre ; inversement, lorsqu'un gaz se liquéfie ou qu*un liquide passe à Tétat solide, de la chaleur est mise en liberté.

La quantité de calorique qui devient ainsi libre on latente, suivant le cas, nt constante pour un même corps et pour un même changement d'état ; BB corps, en passant de l'état liquide à l'état solide, dégage autant de chaleur i|B'il en absorbe pour passer de l'état solide à l'état liquide ; de même, la condensation d'un gaz met en liberté une quantité de calorique égale à celle ■las cette même substance à l'état liquide absorbe pour se vaporiser. On piBt formuler de la manière suivante la loi qui régit ces variations de cha-

leur : tout corps qui fond ou qui se vaporise, absorbe et rend latente nne quantité de chaleur précisément égale à celle qu'il met eu liberté qnandil revient à son premier état .

265. Caase le la ixité de la tompèratura pa&daat les ckaage««U d'état. — Cette transformation de la chaleur libre en chaleur latente nous explique le fait signalé précédemment (cf. § 249*), à savoir que la température d'an corps qui change d*état ne varie pas pendant toute la durée de la fusion oa de rébuUition. Prenons, par exemple, de la glace à 0* et chauffons-la : une partie de cette glace fondra ; la chaleur qui a été ajoutée pour opérer ce changement d*état deviendra latente, et le mélange d'eau et de glace restera à la température de zéro. Si nous continuons à chauffer, une noa* velle portion de glace se fondra et la chaleur consommée pour c^ttefosioo ne sera pas non plus sensible au thermomètre. Aussi, malgré TadditioD continuelle de chaleur, la température ne pourra-t-elle s'élever au-dessus de 0" que lorsque toute la glace aura été convertie en eau. Le même phénomène s*observe dans la fusion des métaux et en général de tous les corps.

Dès que ce premier changement d'état est entièrement accompli, la température augmente jusqu'au point d'ébullition ; arrivée à ce degré et quelque quantité de chaleur qu'on ajoute, la température reste stationnaire jnsqai ce que tout le liquide ait passé a Tétat gazeux. L'eau étant à 10(y, si on Ii chauffe, le calorique ajouté passe à l'état latent et sert à vaporiser uoe partie du liquide ; c'est seulement lorsque toute l'eau est couTertie en vapeur que la chaleur qu'on y ajoute fait monter la température par l'a idition de nouvelles quantités de chaleur.

La même série de phénomènes se reproduit dans l'ordre inverse, quand on soustrait du calorique à un gaz ; ce dernier commence par se liquéâer et, le froid continuant à augmenter, le liquide passe à l'état solide. I^&5 oe cas, on observe aussi que le passage d'un état à un autre demande un certain temps, et que pendant toute la durée de cette transformation, la tempéraîure reste stationnaire. Le fait mentionné au § 2i'J**, que l'eau refroidie au-dessous de 0^ se congèle subitement quand on l'agite, et qu'au mome&t de la solidification, la température remonte à 0^, s'explique par la miseeo liberté de la chaleur latente.

[2M. AppUcatioa de la cbaleor dégagée par la cendeautiea de U fa|iir d'en m ckailkge des apparteneits. — La grande quantité de chaleur mise en Uberté par la condensation de la vapeur d'eau a été utilisée pour le chauffage à» appartements.

Un calorifère d vapeur comprend trois parties : une cliaudière renfermant de l'eau et placée au-dessus d'un foyer de chaleur ; la vapeur prea' naissance dans la chaudière, et des tuyaux de conduite la distribuent daaf des récipients à large surface où elle se condense en abandonnant la chakvr qu'elle avait absorbée pour passer à l'état gazeux. Les récipients sont placé» dans les pièces qu'il s'agit de chauffer. La vapeur est ainsi employée i transporter la chaleur).

%%%K Ckaleir lateate de différeatea tibstaacea. — Ou a trouvé que la quantité de chaleur nécessaire pour convertir 1 kilogramme de glace ou deneiceJ ()• en 1 kilogramme d'eau à 0* est de 79,25 calories. Ainsi, pour lrans£>nB«r 1 kilogramme de glace à 0* en i kilogramme d'eau à 0*, il faut aotwJ

CHALBUR LATENTE

de chaleur que pour élever de 0° à 1 degré la température de 79,25 kilo- ^mmes d*eau ; c'est ce que l'on exprime en disant que la chaleur latente de fusion de la glace est égale à 79,25 calories. De même que chaque kilogramme de glace, eu fondant, absorbe 79,25 unités de chaleur qui deviennent insensibles au thermomètre, de même l'eau, en se congelant, met en liberté 79,25 calories. Quand on compare les chaleurs latentes de diverses substances liquides ou gazeuses, on remarque entre elles des différences notables. Dans le tableau suivant, nous avons réuni quelques nombres qui mettent ce fait en évidence.

La chaleur latente de vaporisation de leau a été trouvée égale à 537 calories, c'est-à-dire que, lorsque 1 kilogramme d eau se vaporise, 5;^ unités de chaleur passent à l'état latent, et quand 1 kilogramme de vapeur se change en eau, 537 unités de chaleur deviennent libres.

NOIS DES SUISTANCES

ICau

Mercure

Plomb

Ëlain. .....'.,

Argent

Zinc

Alt'ool éthylique. . . .

F^ther éihylique. . . .

Eifsence de térébeiithiue.

bs puaiuN

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