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ORIGINE DE LA CHALEUR ET THEORIE DES PHENOMENES CALORIFIQUES 6S

Ce qui est vrai du corps de Thomme pris dans son ensemble, s'applique alement à chacun de ses organes considéré isolément. Toute glande, at muscle à l'état d'activité, fonctionne conformément au principe de quivalence entre la chaleur et le travail mécanique. Le système muscure seul a été étudié à ce point de vue : on a constaté que la chaleur dinue momentanément quand le muscle se contracte, et n'augmente qu'après relâchement de l'organe ; la fibre musculaire, en se contractant, effectue travail dû à la conversion d'une quantité équivalente de chaleur ; pendant relâchement, du travail devient disponible et repasse à l'état de chaleur Asible.

[Maïs ici il importe de distinguer plusieurs cas. <( La contraction muscure, dit M. Gavarret S en conservant la même énergie et en s'accompaant de combustions internes de même intensité, peut s'effectuer dans trois éditions très différentes. — Dans un premier cas, le muscle contracté itient un poids donné à une hauteur déterminée ; le muscle est tendu en itraction statique^ mais il n'eSeciae aucun travail. — Dans un second I9 le même poids est soulevé à une iiauteur déterminée, et arrive, sans esse, à l'extrémité de sa course ascensionnelle; le muscle est en contrac- B dynamique^ et effectue un travail positif égal au produit du poids alué en kilogrammes par la hauteur de course évaluée en mètres. — ifiiiy dans un troisième cas, le poids descend de la même hauteur touojrs soutenu par le muscle contracté, qui annule à chaque instant la tesse communiquée par la pesanteur; le muscle est encore en coniction dynamique, mais il accomplit un travail négatif de même valeur le le travail positif du cas précédent, puisqu'il détruit la force vive l'aurait acquise le poids en tombant librement de la même hauteur. » Dans quelque circonstance que la contraction s'effectue, la température i muscle s'élève toujours ; mais les résultats expérimentaux obtenus par . J. Béclardet confirmés parles recherches de M. Heidenhain, ont montré le l'élévation de la température, pendant la contraction statique, est us grande que pendant la contraction dynamique avec travail positif, plus petite que pendant cette même contraction dynamique avec travail 'gaiif.

Ces faits s'expliquent tout naturellement par les considérations suivantes ipruntées à M. Gavarret : « Uuand le muscle, en contraction statique^ est mIu sans travail effectué, la réaction chimique intérieure est tout tière représentée par la chaleur sensible dégagée. — Pendant la Dtraction dynamique, avec soulèvement de poids, l'élévation de temrature du muscle n'accuse pas toute la chaleur développée par les mbustions intérieures; la portion de cette chaleur qui disparait est iDsformée par voie (F équivalence en travail mécanique. — Enfin si, ndant qu'il soutient le poids dans sa chute, le muiicle acquiert une npérature 8ui)érieure à celle que peuvent lui communiquer les réactions Jmiques intérieures, c'est qu'il fixe à son profit une quantité de chaleur ^mitalenle à la force vive détruite du poids qu'il arrête dans sa course sscendaiite. 9

^^AVABAvr, L«ê phééumènêê a§ la 9i>, p. 191 Taris, IMO.

M. Hirn, en mesurant à la fois la quantité d'oxygène consommé, la chaleur sensible dégagée, et le travail produit par un homme dans an temps donné, a aussi reconnu que le travail positif consomme de la chaleur, tandis que le travail négatif en dégage. Quand l'homme monte un escalier, par exemple, son système musculaire, en se contractant accomplit un tnvail mécanique positif; pendant l'ascension la quantité d'oxygène consommé augmente, et à chaque gramme de ce gaz correspond une quantité de chaleur sensible inférieure à celle qui serait mise en liberté pendant le repos; qm partie de la chaleur de combustion disparait donc pour se transformer m travail mécanique. Si, au contraire, l'homme descend le même escalier,! accomplit un travail négatif, et la quantité d*oxygène consommé augmok aussi, comme dans le premier cas, mais la chaleur sensible dégagée ot alors supérieure à celle que peut produire Toxygène ; il faut donc qwk force vive détruite pendant la descente se soit convertie en chalenrik qu'elle ait ainsi contribué à accroître la quantité de chaleur sens&k mise en liberté.]

286. Température da corps dans l'itat de santés — Les animaux doivent i h chaleur qu'ils produisent continuellement de posséder une températin propre, en général supérieure à celle du milieu ambiant. Le degré de oeb température dépend à la fois de la quantité de chaleur formée et de la (par tité de chaleur perdue dans le même temps. Les causes de refroidissâirtti sont multiples : le rayonnement, le contact du milieu ambiant, Tévapon-j tion de la sueur à la surface de la peau et du poumon occasioniieitkj perte la plus considérable; la quantité de chaleur enlevée au corpàj l'homme par ces trois causes réunies est évaluée à 77 0/0 de la totale. Le réchauffement de l'air inspiré, des boissons et des ingérés intervient aussi pour une faible part dans le refroidissemeat corps de l'animal.

Quand la production et la perte de chaleur ne varient pas, la tem] ne tarde pas à devenir constante. Lorsque cet état d'équilibre se atteint, c'est que pendant chaque intervalle de temps, d'ailleurs qu< la chaleur perdue est égale à la chaleur produite ; si, par exemple, le de l'animal engendre 1,87 calories, il perd la même quantité dechaleorj voie de rayonnement, d'évaporation, de conductibilité, etc. Mais température reste constante, il ne s'ensuit pas nécessairement que la tion et la perte de chaleur conservent les mêmes valeurs absolues; il pour que la température du corps soit invariable, que le gain et la perti< chaleur varient dans le même sens et dans le même rapport précisément ce qui arrive pour les animaux à sang chaud ou à ture constante; les gains et les pertes de chaleur s'y compensent toujours de telle sorte que la température de leurs organes internes de à peu près invariable.

Chez les animaux à sang froid ou d température varioik^ compensation n'a pas lieu, ou, du moins, elle est insuffisante, parce d'une part, ces animaux produisent moins de chaleur que les à sang chaud, et que, d'autre part, le plus grand nombre d'entre aa< soumis à des causes de refroidissement plus puissantes. En la température des animaux à sang froid surpasse, à peine de

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