ORIOINB DB LA CHALEUR ET THEORIE DES PHENOMENES CALORIFIQUES
0grés celle du milieu ambiant ; elle peut même descendre au-dessous, quand éraporation qui se fait à la surface de leur corps devient plus abondante et ilève ainsi plus de chaleur; c*est là un fait qui prouve le peu d'activité de i caloriflcation dans ces organismes. Beaucoup d'animaux à sang froid issent une partie ou la totalité de leur existence dans l'eau, c'est-à-dire los un milieu qui possède un pouvoir refroidissant considérable. Pour qu'un re vivant, placé dans de pareilles conditions, conserve une température ■opre, supérieure à celle du milieu ambiant, il faut qu'il soit le siège de imbustions respiratoires d'une grande intensité, et qu'il soit organisé de Qou à atténuer autant que possible la déperdition de la chaleur; aussi les dmauxà sang chaud qui vivent habituellement dans l'eau, les cétacés par Lemple, ont-ils la peau doublée d'une épaisse couche de graisse, corps anvais conducteur de la chaleur.
Toutes choses égales d'ailleurs, la perte de calorique est d'autant oins grande que la surface d'un corps est plus petite relativement à son >luin6.
Si nous voulions nous rendre exactement compte des lois qui règlent dans I corps humain la production et la dépense de la chaleur, nous aurions isoin de connaître : 1® la distribution de la chaleur dans l'organisme, c'est- -dire le degré de température en chaque point; 2^ la conductibilité de tous • organes et de tous les tissus pour la chaleur ; malheureusement, la Lupart de ces données nous manquent dans l'état actuel de la science. Mais, mime la circulation du sang établit entre tous les organes internes un diangd continuel de chaleur, on peut admettre que les différences de tmpérature qui tendent à se produire sont sans cesse neutralisées, et que; ir suite, toutes les parties intérieures du corps se trouvent sensiblement à i même température. La supposition que nous venons de faire est assez ien justifiée par l'observation : on n'a constaté entre les températures des tscéres internes, des cavités profondes accessibles au thermomètre (cavité oocale, rectum), du sang du cœur droit et de celui du cœur gauche, que m différences en général peu marquées. [Chez l'homme, la température B la bouche prise sous la langue est en moyenne de 37'',1 à 37^,2; dans I rectum et le vagin, elle est de 37<^,3 à 37^,4. D'après M. Jiirgensen, qui ue ses conclusions sur le chiffre énorme de 11.000 essais thermométriques, I température dans le rectum serait de 37^,87 chez ; l'homme sain. La loyenne généralement admise pour la température prise sous l'aissele Bt de 37*.
Les recherches de Malgaigne, de M. G. de Liebig, de Claude Bernard, m Walferdin, de M. G. Colin, de MM. Jacobson et Bernhardt ont montré [M chez les animaux, le sang du cœur droit possède une température npérieure de quelques dixièmes de degré (0^,1 à 0^,4) à celle du sang du «sur gauche; ce fait indique que le sang se refroidit un peu en traversant as poumons.]
En somme, nous pouvons considérer les parties intérieures du corps humain comme formant un tout, qui possède une conductibilité thermique Misiblement égale à celle de l'eau, ou en tout cas très voisine, puisque ioiu les tissus de l'organisme sont imprégnés d'un liquide aqueux. Le sorps pris ainsi en bloc reçoit en moyenne 1,87 calories par minute;
comme le poids moyen de Thomme adulte est de 60 kilogrammes, il en
1 87 résulte qu'une quantité de chaleur égale à ' = 0^,0311 est fourme
par minute à chaque kilogramme de matière organique.
Le corps est recouvert extérieurement d'une enveloppe qui conduit mil la chaleur; nous voulons parler de la peau et de la couche graisseuse doat elle est doublée. La température de la peau même est assez variable, excepté dans les points où la membrane cutanée se replie sur eUe-màne de manière à circonscrire un espace presque entièrement clos qui prend h température de l'intérieur du corps ; telle est la disposition qui se rencontn dans l'aisselle, et c*est pour cela qu'on choisit habituellement cette rcgioi pour y prendre la température.
286*. Régolateors de la tonpératiire du corps. — L'enveloppe cutanée renfiBrai des vaisseaux sanguins et des glandes sudoripares ; ce sont là les appreils de compensation destinés à régler le rapport entre la production et h perte de chaleur. Suivant que les vaisseaux sanguins se dilatent ou se reiserrent, le sang chaud venant de l'intérieur de l'organisme afflue eu plusoi moins grande abondance à la surface du corps ; de là, des variations comipondantes dans la quantité de chaleur enlevée par le rayonnement et ftf le contact du milieu ambiant. Sous Taction du froid extérieur les fitai musculaires qui entrent dans la composition des parois des artériolesie contractent [probablement par l'intermédiaire des vaso-moteurs], rétrâiisent ainsi la lumière du vaisseau, et, par suite, en diminuent le débit; l'application de la chaleur produit l'effet inverse, relâchement des musdeB, dilatation consécutive des vaisseaux et afflux plus grand de sang. Go jA donc que l'influence de la température extérieure suffit pour détermina' le fonctionnement en quelque sorte automatique de l'appareil qui sert de régolateur à la déperdition de la chaleur.
Les glandes sudoripares aident aussi à régulariser la température : lu orifices de ces glandes livrent passage au liquide sécrété qui se répand ï k surface delà peau et s'y évapore continuellement; cette évapora tien de l'en renfermée dans la sueur absorbe une certaine quantité de chaleur ^wl ta soustraite au corps. La température extérieure exerce sur les parois, etf»* bablement aussi sur les nerfs de sécrétion des glandes sudoripares, la oeie influence que sur les vaisseaux sanguins : le froid ralentit la sécréliûià ces glandes ; la chaleur l'active.
286^. Appareils de protection contre le fk'oid. Vètonents. — Indépendammenl^ organes régulateurs de la déperdition de la chaleur, dont nous venons d'eiposer le fonctionnement et qui sont constamment en activité, un gni' nombre d'animaux possèdent, dans les poils ou les plumes dont \eurcMf est recouvert, un appareil de protection qui les garantit contre les Tin»tions extrêmes de la température extérieure. Le pelage et le plumageootii épaisseurs différentes suivant les climats et suivant les saisons, ensorief* la perte de chaleur se proportionne au degré de la température amli*
L'homme emploie dans le même but des vêtements plus ou moins cb»*' En vertu de la loi de Newton (voy. § 278), la vitesse du refroidis»»** d'un corps est proportionnelle à l'excès de température de ce corps s«r« milieu environnant; mais nous pouvons diminuer la perte de caloriqu'^