ORIGINE DE LA CHALEUR BT THÉORIE DES PHENOMENES CALORIFIQUES
nous eaveloppaDt de substances qui conduisent mal la chaleur (cf. § 277*). Quand ce moyen ne suffit pas à maintenir la température de notre corps, fiiut, pour rétablir l'équilibre, que la production de chaleur augmente, et par conséquent, que les combustions respiratoires deviennent plus actives.
S8t«. Taipératare ta corps dans l'état de maladie. — Dans les maladies qui sac compagnent d'un état fébrile, les régulateurs cutanés de la température sont vivement affectés ; les vaisseaux sanguins, en particulier, se resserrent peu dant le stade de froid de la fièvre, comme s'ils étaient soumis à un abais sèment subit de température ; pendant le stade de chaleur, ils se dilatent, ainsi qu'ils le font quand la température extérieure s'élève. En effet, au moment du frisson, la peau devient plus froide; conséquemment, là tempe ratux*e intérieure doit augmenter. La chaleur fébrile qui suitle stade de froid est due en partie à l'élévation de la température intérieure produite par un ralentissement dans la déperdition du calorique, en partie aussi à un sur* croît d'activité dans la formation de la chaleur.
Le fkit observé par Bœrensprung, que le thermomètre placé bous TaiBselle indique une Aération de température dès le début de la fièvre pendant le stade de froid, ne prouve pas qw la peau soit aussi plus chaude, car nou^ avons vu, § 286, qu*on obtient de cette manière, ■on la tem|>oratur6 do Tcnveloppe cutanée, mais une température à peu près égale à celle àm pai-ties centrales. On ne saurait donc accepter Topinion avancée par Bierensprung, d'après laquelle un acci'oissement dans la déperdition de la chaleur nous donnerait déjà la •antrition du froid ; d^ailleurs cette h\'pothè8e est en dé^ccord avec toutes les autres données expéiimentalei que nous fournissent nos sensations caloiifiques.
[La mensuration de la température dans les maladies a acquis une grande importance en médecine, et de nos jours le praticien ne saurait se dis- ^user de recourir a l'emploi du thermomètre au lit du malade. Pour monter l'importance de la thermométrie médicaley nous reproduisons ici les !*aisons présentées à ce sujet par M. Wunderlich dans la préface de son Traité sur la marche de la température dans les maladies ; ces arguments sont les suivants :
Tout ]iiiénoinène morbide ofi're un intérêt scientifique ; il est possible de mesurer la température du corps avec un degré de précision auquel attei- ^ent les mensurations de bien peu de symptômes ; l'état de la température le peut être ni simulé ni <lissimulé ; un simple écart <le la chaleur normale laffit, sans autres signes, pour dénoter un troulde de Torganisme ; 1 elévaion de la température au delà d'une certaine limite est le seul signe certain le la fièvre ; dans bien des cas, le degré marqué par le thermomètre mesure tn quelque sorto Tintensité et la gravité de la maladie ; la mensuration de .a température permet parfois de découvrir la loi que suit la marche de cerlAines formes morbides; quand cette loi est trouvée, l'observation, à l'aide la thermomètre, peut faciliter et assurer le diagnostic ; elle décèle, plus lûrement et plus rapidement que tout autre inoj'cn, les moindres irrégularités qui surviennent dans la marche de Taffeclion, elle indique si la maladie àmi en voie d'amélioration ou d'aggravation ; il en résulte que la thermoméioie médicale permet <Ie contrôler TeiTet du traitement, etc.
Pour donner une idée delà marche de la température morbide, nous eml^rantons à l'article chaleur {Ïm Nouveau Dictionnaire de médecine et de 'Chirurgie pratiques deux exemples de courbes thermométriques. La
figure 359 représente le tracé graphique de la température pendant nnaen de fièvre intermittente. On voit que dans l'espace de 2 heures, li tan]ién
pria* psndtnl ud an-êi di
ture centrale monte de 37< à 41<>, qu'elle se maintient à ce oîvean pndii près de 3 heures, pour redescendre rapidement & son degré normal. La figure 360 se rapporte à une pneumonie sênife ; ici les variatiou i
la température sont moins grandes et moins rapides ; ce n'est qa'au boit< 10 jours que la chaleur revient à son état normal.)
IJiTOiiiisel La Plack, Mémoire lur la cha1eur;art IV: De U canbnilioo«tdilârM|M
(iMnoirM d» l'Acad. da Seiencet, 1780, p. 393). Sbouin et Latoisieb, Premier mémoire sur la respiralion dei aoimatu (nid., 1780. p. M . Davi, An Bccouiit of soma euperiroeiito on animal Heat (Phiioiopk. JVaiMW»- • 8» part. ! Iraduelioii dana bibtiolh. hrilannigut, 1815. Scifnfet et art*. L Ut, p. I* oa Ihs lemperatur of Uan and animait (£din6. pAtlowp*. /•■nMl, iM Innalts de ehimit et de physique, 1826, 2* léric, L XXXUI, p. 181). ^Ta,0bierTiiiuii3Eurles cauMi préiuméci de la chaleur propn ittiaimUMiV^ T$ OmiM, iiiO, S^-iencM et arta, I. XV, p. 37).