‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 170 sur 205 · LIVRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VI

DE L*ÈLECTRIC1TÉ

SS7. Aperfo général dei phétomèaei élactriqnei. — Oa appelle électricité ne force physique dont la nature est encore inconnue. L'existence de cette Dfce ne nous est pas démontrée comme celle du son, de la lumière, de la haleur, par des sensations d'un caractère spécial. L'électricité» cependant, Kwsède au plus haut degré la propriété d'exciter le système nerveux ; mais Ue agit comme le ferait tout autre mode d'excitation : sur les nerfs optiques, elle produit une sensation de lumière ; sur ceux de l'ouïe, une «nsation auditive ; sur les nerfs de la sensibilité générale, elle détermine les sensations de douleur plus ou moins intenses.

L'électricité présente, en outre, une certaine analogie avec la pesanteur, tar les corps électrisés se comportent souvent comme les corps pesants : ils meuvent s'attirer entre eux. Il y a toutefois des diflTérences entre ces deux Lgents : la pesanteur est une force inhérente aux corps mêmes, tandis que les >ropriétés électriques n'existent que temporairement et se développent sous *iDfluence de certaines causes, telles que le frottement, la chaleur, le conâctdes métaux hétérogènes, le mélange de liquides qui peuvent réagir les ing sur les autres ; de plus, l'électricité contenue dans un corps se dissipe rapidement en se portant sur les corps environnants. Enfin, la pesanteur l'agit à distance que d'une seule manière, puisque tous les corps pesants ''attirent ; l'électricité, au contraire, manifeste ses effets sous deux formes ^posées : tantôt les corps électrisés s'attirent, tantôt ils se repoussent. Pour tpliquer cette double manière d'agir de l'électricité et pour se faire une iée nette des phénomènes qui en résultent, diverses théories ont été imaii^ées. Symmer admettait l'existence de deux fluides électriques imponérables, l'un positif, l'autre négatif. Ces deux fluides sont supposés ren • -rmés dans tous les corps : quand le corps est à l'état naturel^ les deux ^ides s'y trouvent combinés en quantités égales ; dans un corps électrisé, ^ proportion de l'un des deux fluides l'emporte sur celle de l'autre, ttinklin supposait l'existence d'un fluide unique, impondérable aussi et ^e chaque corps posséderait en quantité quelconque, déterminée à chaque stant et variable. On ne doit accepter l'une ou l'autre de ces théories que

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comme moyen de faciliter les démonstrations, car elle ne peuvent rendre compte de- tous les faits observés ; elles ne peuvent par suite être admises avec le même degré de certitude que la théorie des ondulations dans l'étude des phénomènes lumineux. L'emploi que nous ferons des expressions fluide positif on fluide négatif, empruntées à la théorie de Symmer ne préjagen donc rien sur la nature de l'électricité que nous ignorons entièrement. Noos ne connaissons, en effet, cet agent que par ses effets, savoir rattraction ou la répulsion réciproque des corps électrisés, la chaleur ouJa lumière qu'il engendre, les actions chimiques et mécaniques auxquelles il donne naissauce, la sensation que le passage d'un état électrique à un autre produit sur nos nerfs.

287*. Plu di Ufre coastcré à Fétide de rélectrktté. — Dans l'étude des j^Anomènes électriques, nous nous occuperons d'abord de la production (k l'électricité. Nous exposerons ensuite les méthodes à l'aide desquelles on peut mesurer l'intensité de cette force, et de cette mesure nous déduirons lef lois de la recomposition électrique, puis celles du mouvement de rélectridtê et des effets qui résultent de ce mouvement. Ces effets se manifestent, tantôt dans l'intérieur des corps parcourus par le fluide électrique, tantôt à l'eitérieur. Nous distinguerons donc les effets qui prennent naissance dans b circuit même du courant électrique et ceux qui se produisent au dAon, Parmi ces actions à distance, il faut surtout signaler, comme ayant une importance capitale, les phénomènes magnétiques et diamagnétiqvei, y électro-magnétisme y V induction électrique et magnétique.

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