‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 46 sur 205 · COEFFICIENT · texte numérisé non relu

COEFFICIENT

d'klarticitb

li^ALLONOBMBKT

L Imbert, en opérant sur des lames de caoutchouc de faible épaisseur irou (^"'".S) et en poussant Texpérience jusqu'au voisinage de la rup- , a trouvé que la courbe des longueurs en fonction du poids tenseur ente un point d'inflexion <^) riieonlevoitdanslafigure36. valeurs comparées de la yre P et de la longueur cor- Dudante L montrent que le

orl ~ augmente au début

iminu ' ensuite au delà du l d'inflexion. On observe

les lames de faible épais-

une particularit<'î remar- »le, à savoir que la tangente K)int d'inflexion passe par pne des coordonnées et Ue suit sensiblement le te trajet que la courbe, sur certaine longueur âB; il en Ite que, dans cet intervalle, mgueur de la lame devient •ortionnelle au poids ten-

, et que 1 on a : -jj

n sait que pour les métaux, qui ont un coefficient d'élasticité constant, il proportionnalité entre les allongements et les charges.] %*. tlâstftdté moscvlaire. — 11 n'est pas hors de propos de rappeler ici que (efficient d'élasticité du tissu musculaire rftmtm^^ quand le muscle entre contraction ; c'est ce qu'ont appris les expériences de MM. Wel>er, ey, etc. ; mais, de ce que le coefficient (rallongement ou Vextensi -

Kio. 36. — Élasticité da caoulchoac.

Il ronTient <îe fiire remarquer qte les i htrgei n'ont po» éiv rapporter» à l'unilé de ••<'*'^" î >1 »«r«U fe^w e« fût U rorifioe du point d'inflexion, dont TexiAteoce a au»»i été reconnue r^rM.UoxT^Ovm

84 DE LA PESiNTEUR

bilitè a une valeur plus cousidérable, dans le muscle contracte que dans le muscle relâché, il n*en reste pas moins certain que la longueur absolue d'un muscle soumis à une chai^ge qui ne dépasse pas la limite de rélasticité, est plus grande pendant le repos que pendant l'activité (Marey).

Wertheim a aussi i^econnu que le coefficient d'élasticité d'un muscle mort depuis un temps plus ou moins long est moindre, comparé à celui d*UD muscle pris sur un animal récemment tué. Ce fait nous semble de nature a expliquer la disparition, après la mort, de cette propriété du système musculaire, désignée sous le nom de tonicité, en vertu de laquelle le muscle vivant se trouve dans un état de tension permanente, même lorsqu'il estaa repos, à condition toutefois que la distance mutuelle de ses points d'insertion surpasse sa longueur naturelle.]

[[46'. Rôle de Télasticttè moscvlaire. — I/élasticité fournit une utilisation économique du travail moteur du muscle.

Le point de départ des recherches de M. Marey sur ce sujet a été IVxpérience suivante : aux extrémités d'un fléau de balance sont suspendus, d'mi côté, un poids A, de l'autre et par rintermédiaire d'un long fil inextensible, un poids B, dix fois plus léger. Malgré la différence d'action de poids aussi inégaux, le fléau est maintenu horizontal, au moyen d'un arrêt; mais il peut s'élever du côté le plus lourd et rester dans sa nouvelle position grîoe à un encliquetage. Quand on laisse tomber le corps B d*une hauteur con* venable, la force vive acquise pendant la chute est insuffisante pour souleier le corps A, si celui-ci est suspendu par l'intermédiaire d'un fil inextensible; mais si la suspension a lieu au moyen d'un corps élastique, un ressort à boudin, par exemple, le fléau soulevé à une certaine hauteur etretent dans cette nouvelle position par l'effet de l'encliquetage, attire à lui lecorfS i^ A, bien que l'effort développé par la chute de B soit le même dans les denx • cas. En effet, la traction développée au moment où le corps B est arrèi^ dans sa chute se transmet au corps A dans un temps très court et peutèli^ considérée comme s'exerçant directement sur ce corps, au moment mèroeok. elle se produit, si entre A et B ne se trouve aucune substance extensible élastique. Au contraire, lorsque le corps A est suspendu au fléau par ressort à boudin, l'effort de traction Cf)inmencepar allonger cet il élastique, ce qui permet au fléau de s'élever ; puis, le ressort, reprenant longueur première, soulève le corps A, vu qu'il ne i>eut pas faire cendre le fléau qui est retenu par l'encliquetage.

« CeiiQ expérience nous amène à conclure, ajoute M. Marey» qu'un élastique, placé entre une voiture et le trait qui lui transmet la force moteur, tloil prcnluire une meilleure utilination des forces intermitteal appliquées à la déplacer. » Voici comment cette conséquence à vérifiétî : Un moteur à action intermittente, un homme, est successivem*' employé à trainer une voiture ii bras, avec et sans interméiliaire élastiqu^J la traction est ih>cnle à chaque instant sur un cylindre tournant au moy d'un dynamograplie placé entre le moteur et la niasse à déplacer. Le nic^^ vement du cylintln» étant uniforme, l'aire compri.*<e entre la courl)e (M* fractions et une droite perpendiculaire aux ordonnées de la courbe re| «entera le travail moteur <lans chacun des casiet,si la vitesse de translata^ delà voiture est la même dins les deix expériences, la comparaison de

f'HOPRIETES OENEHAI^S DES SOI.IDF.S

Bas décidera de l'avantage offert par I'ud ou l'autre mode de traction. L'espèrience a montré que la traction par un inlermèdiaire élastique fournit une économie de travail de 20 0/0,

Ces résuUals paraissent pouvoir être appliqués aux forces intermittentes qui résultent de la contraction musculaire. C'est en vertu de l'élasticité, (91 effet, que les secousses isolées, produites par l'excitation d'un muscle, rr fusioaDent entre elles et fournissent un raccourcissement continu. Les cbocs successifs que des secousses distinctes auraient produits n'existent fias el la perle de travail correspondante h chacun d'eux est annihilée.l

fUi. Constuca ds la pression intérlanre des fluides dSQs une eiiTeloppe élastique très

ftMHibh. — Le mode lingulier d'alloogeuieiit du caoutchouc, dont nous avons parlé plus twt(ct. ^ 4i>|, explique un pl^iioiiicuo curieux a obscrvci'.

LonqD'uu batlou de cauulclioiic ou plua géncialeinviit une enveloppe élastique analogue «ot dUlendw par hd gaz, l'olaxticitc eutre en jeu, comme dans le cas de la tiactioD; mais, ftt MÎU de la coarbui'e de la membi'ane, la l'éactiun êla^tiqui! donne naiEsancc à une com- .fOMOle nuiinale en cbaque point à la surface de l'onvcloppe, et qui fait équilibre à la

r' m iatérieut'e dugaï. 1:8 valeur de cette composante, que nous reti*ouïerons dons delalpKsiou superficielle des liquides (cf. §72), est donnée par la formule

dHt laquelle K et R' iontles ravoDs de coui'buic principaux de la surface au point considcre et F la i-êaction élastique, c'est- à-dire la force, tangente à la surface, qui en chaque f<tBt l'oppose à l'cxlcnfion et qui, daus le cas de la traction, fait équilibre à la charge P. Lj'ique l'eavcloppc est «phériquc, la compofanle noi*ma1e e pour eipressiou

Si 00 représente pur L la lougucur de la ci

grand cercle

, la formule (S)

' scDMbleuienl

L constant dans

inverse de ce

! rapport étant

Ur, sou STona vu plus haut que le rapport -^oi

rat«r<all« des deux points A et B de la figure (36) ; éèàgaè par K, la formule (3) devient

N = 4 ît K ■ qu montre que, dans ces conditions, la pression du fluide iiitéi'ieur reste cocstaDic. jj

46'. K61g de l'élasticité de Tenveloppe dans la transmission des pressions. — Soient -j composante normale due a i'élasiîi.'iti;' du la meriibraue qui sert .veloppe, H la pression du fluide inlérieiir. H' la pression extérieure. LilitioD d'équilibre ^era donnée par l'équation : H = H' + N.

lia membrane est assez extensible pour qu'une augmentation /t' delà Ion extérieure entraîne une variation du volume limité par la niem- , il en résultera une variation h de la pression intérieure, el la nvelle équation d'équilibre sera :

'^ étant la valeur de la composante normale correspondante au uouvel ■il lie tension de la membrane,

De ces deux égalités on déduit, par soustraction :

En sorte que A sera inférieur, égal ou supérieur à h\ suivant que la différence (N' — N) sera négative, nulle ou positive. On peut réaliser ces trois cas en opérant sur des ballons en caoutchouc.

Si la membrane est très peu extensible, un changement nofable de la pression intérieure sera équilibré par une variation correspondante de IVUl de tension de la membrane, et le volume conservera la même valeur. Dans ce cas, un accroissement h! de la pression extérieure entraînera siinplemeDt une diminution de la composante normale et la pression intérieure restera invariable. Il en sera de même, tant que la membrane gardera un certain degré de tension, c'est-à-dire, tant que la' preBsion intérieure l'emportera sur Textérieure. Mais k partir de ce moment, Télasticité de la membrane n'intervenant plus, tout accroissement h' de la pression extérieure oe pourra être équilibré que par une augmentation égale de la pression intérieure.

En résumé, lorsqu'une pression est exercée à travers une membrane élastique, distendue par un fluide, mais très peu extensible, l'excès seul de la pression extérieure sur l'intérieure se transmet au fluide coutena dans l'intérieur de la membrane.

Cette concludioD permet d'interpréter If s graphiques obtenus par M. Poullet, dans TelTort expulsif de raccouchement, et de dctcrniiiier la part qui revient, dans cet act^, aux couches superposées des muscles de Tutérus et de i*ahdoiiien. Le» mêmes considératioci expliquent encore pourquoi, lorsqu'on veut favoriser rémission de Turine, en exerva^t avec la maiu une pression sur la paroi abdominale, il faut développer un etTort coDsiJérable pour obtenir le résultat désiré. Kn effet, la pression mécanique exercée sur l'abdomen n'est transmise au liquide de la vessie que si elle est supérieure à la pression que ce fluide supporte déjà, et rexcès seul de la première pression sur la seconde agit sur le liquide à expulser. jj

INDICATIONS SIBLlOOEArUIOUKS RKLATIVIW A L*KLASTlCITi UKS TIMUH oaOANlQUKA

f\V. Weber. Ueber die Klasiicil&l fesler Kôrper. {Pogf/endorfTs AnncUen, 1841. LIV, 1.) Ko, Wbber. MuskelbewegUMg. ( Wagner s Jlandwcerterbuch der Phytiologie^ 1S46, lUt

tf partie.) Wertbbim. Mémoire sur rëlasticité et In cohésion des principaux tissus du corps humaia.

{Annales de chimie et de physique [3], 1847, XXl, 385.) WuNDT. Ueber die Elasticitàt feuchter organisclier Gewebe. (MùUer's Archic fur Anotomif

und Physiologie, 1857, p. i9S,) - Die Lehre von der Muskelbeweguug, Brauoschweig <^ A. W. VoLKMANN. Ueber die Elasticitàt der organischen Oewehe. (Archic fur Anatof^**

und Physiologie, 1859. |i. 293.) Marc Skr. De Vélasticité, Puris, 1860.

KiTTKR. Des propriétés physiques du tissu musculaire, Strasbourg, 1803. Marby, Du mouvement dans les fonctions de la vie Paris, 1868. OoRR. Considérations physiologiques sur la forme naturelle et la forme ap|>arente de qu^lqn^

organes, etr. Diss, inaug. Strasbourg, 1870. K. Uailly. Tonicité musculaire. Z>ù«. inaug,, Strasbourg'. 1870. iMBBRf. Uecherchen exp-^rimcntaleset théoriques sur VtHnsticitédu caoutchouc, Lyon, IS^l

1K)ID6 ET CENTRE DE ORâvITÉ DES SOLIDES 87

Page 1