CHAPITRE II
I te corpi. — Tous les corps exercent les uns sur les autres des distance. Ces actions ne sont pas assez énergiques, en général, cre la cohésion considérable de la matière à l'état solide et pour mr là les positions relatives de ses atomes constituants ; elles se déterminer des déplacements de totalité des corps soumis à leur C'est, en conséquence, dans les solides que les lois de la pesannontrent dans leur plus grande simplicité, influence de la pesanteur, tout corps tend à se précipiter vers la 1 tombe, en réalité, s'il n'est pas soutenu ; l'effort que fait un r tomber se nomme son poids. On peut définir le poids d'un résultante de toutes les attractions élémentaires que la r exerce sur les molécules du corps considéré, masse d'un corps est grande, c'est-à-dire, plus il contient de moatérielles, plus aussi son poids est considérable ; le poids sert donc nt de mesure à la masse.
part, l'accélération que la pesanteur imprime aux corps durant ? est la même, quelque masse qu'ait le corps qui tombe : un point inique, en supposant que nous puissions l'observer à l'état isolé, tomber d'une hauteur déterminée le même temps qu'une niasse e; car la terre attire à la fois toutes les molécules d'un corps nique à chacune d'elles la même accélération ; quel que soit, par t, le nombre de ces points matériels, leur ensemble éprouvera ration égale a celle que reçoit chaque molécule en particulier. On dire que tous les corps tombent également vite, fou, en d'autres le la durée de la chute d*un corps y^
endante de sa masse et de sa na- ;
te loi se trouve confirmée par l'ob- !
de la chute d'objets très différents ;î— ' — ?
iir poids et h leur nature, à condition ^^ j \
u'on opère dans le vide, afin de sup- / I \
fluence perturbatrice de la résistance / ppose au mouvement. /
tioi de la peuBteor. — La direction ^ quelle agit la pesanteur doit pas- \ ? centre de la terre, puisque cette îut être regardée comme Une sphère uniforme dans toute sa masse.
eff*et, M (fiff. 37) un point matériel Fio. 37. - Démonalration théorique J ^ - 11. If . de la direction de la petanleur.
îssus de la surface de la terre : 1 at-
aquelle ce point se trouve soumis est la résultante des actions qu'il la part de chaque molécule du globe terrestre. Joignons le point
M au centre de la terre ; la droite MO ainsi tracée est ce qu'on appelle une verticale. Or, h tout point de la terre, tel que A, correspond un autre point B, symétrique du premier par rapport à la verticale ; les actions de ces deux points sur la molécule M, étant égales et également inclinées sur la verticale, ont une résultante qui est dirigée suivant cette même verticale.
Un poids suspendu à un fil constitue ce qu'on appelle le fil d plomb. La direction de la verticale et, par suite, celle de la pesanteur sont données par la direction du fil à plomb.
48. Ceatro et ligne de gravité. — Tout objet qui n*6st pas soutenu tombe à terre suivant la verticale ; lorsqu'il est soutenu, il exerce sur le coi*ps qui lui sert d'appui une pression dirigée aussi suivant la verticale. Or, un corps quelconque est composé d*un nombre infini de points matériels, et chacun de ces points est attiré par la pesanteur vers le centre de la terre; il en résulte que, mathématiquement parlant, on peut mener par les diff*érents points d'un corps une infinité de verticales qui vont toutes se couper au centre de la terre ; mais il est permis de regarder les verticales d'un même corps comme parallèles entre elles, puisque le rayon du globe terrestre est extrêmement grand, si on le compare aux dimensions habituelles des objets placés k la surface de notre planète. Cela revient à dire que le corps est attiré par un système de forces parallèles. Or, on a vu qu'un pareil système peut être remplacé par une force unique ayant la même direction que les composantes et égale en intensité à leur somme ; cette résultante des forces parallèles prend, dans le cas particulier de la pesanteur, le nom de ligne de gravité.
Quand un corps est libre, il se meut dans la direction de la résultante en question, et on ne peut l'en empêcher qu'en lui opposant une force précisément égale à son poids et dirigée en sens contraire. S*il ne s'agit que de mettre obstacle au mouvement de translation, la position du point d'application de la résistance n'a aucune importance ; mais il en est autrement, lorsqu'on veut en même temps prévenir tout mouvement de rotation.
Je suppose maintenant que le corps vienne k tourner d'un certain augle; les forces parallèles qui agissent sur les différents points de ce corps, ainsi que leur résultante, tourneront de la même quantité angulaire. Or, il est
facile de voir que, dans ce mouvement de rota-
./• tion, la ligne de gravité tourne autour d'un
••' jitr point unique, c'est-à-dire que les différentes
'^^ i'ctB lignes de gravité, qui répondent aux diverses
\ Hh positions du corps, se coupent en un même
y y'o ■■■ j)oint. Ce point s'appelle le centre de gravité:
^ \ ^H il peut et l'e regardé comme le point d'application
^) i ' '^^Fc delà résultante des actions de la pesanteur.
, ^ Cousidéi-ons, par cxemplo, le cub«^ pesant Je U
•^ ^ iiguro 3S : éann celle ponilion, la l'ace ABGD étant hort'
Pio. 3S. - P^»^5^|JJ •»" *=*«»*'^' «*• zonUle, la ligne de gi-avilé est i epix^^nl^e par Taxe vertical FT ; si nou3 faisons tourner le cube do manière a rendre successiyemenl hoiizon laies les faces AUFE f^ ADHE, la ligne de gravité prendra les positions MN et LK. Le point d'intersection O «k ces trois lignes est le centre de gravité du corps ; quo'le q«o ^.ùi ronenla»ion de ce dernî«*| la ligne de grarité pa)3ij toujours par ce même point.
4t*. MUrmiBAtioii da centre de gravité. — Pour déterminer le centre de gravité d'un corps, il suffit de connaître deux de ses lignes de gravité : leur iatersection est le point cherché.
On procède à la détermination expérimentale du centre de gravité, en plaçant le corps successivement dans deux positions différentes et en cherchant i chaque fois le point qu'il faut soutenir pour que le corps reste en équilibre. Cette méthode est basée sur le principe du levier ; car, pour empêcher le mouvement de rotation de cet instrument, il faut choisir son point d'appui le manière que les moments statiques des forces qui agissent aux extré* Diités opposées du levier se fassent équilibre.
Quand un corps à trois dimensions est soutenu, comme on vient de l'indiquer, il représente en réalité un système de leviers simples invariablement reliés entre eux et ayant un point d'appui commun; aux extrémités de chacun Je ces leviers agissent des forces verticales. Aussi est-il possible, en partant des lois de réquilibre du levier, de calculer la position du centre de gravité des corps qui ont une forme géométrique et dont la masse est homogène ; pour les solides de ce genre qui possèdent un centre de symétrie, le centre de ^vité coïncide évidemment avec le centre de figure ; tel est le cas du cercle, de la sphère, du cylindre, du cube et de tous les polyèdres réguliers. Dans un triangle, c'est au point d'entre-croisement des médianes qu'est situé le centre de gravité.
Quant aux corps qui ne sont pas homogènes ou qui ont une forme irrégulière, leur centre de gravité ne peut être déterminé qu'expérimentalement. Ed. Weber a trouvé que le centre de gravité du corps humain est situé dans Imtérieur du canal médullaire de la colonne vertébrale, à peu près au niveau du bord supérieur de la deuxième vertèbre lombaire. Les membres, considérés isolément, ont, en général, leur centre de gravité placé plus près de l'extrémité supérieure que de l'inférieure.
Le procédé classique pour la détermination expérimentale du centre de gravité consiste A suspendre le corps à un cordeau, successivement dans deux positions différentes; les directioDS du cordeau, prolongées à travers le corps, donnent deux lignes de gravité, dont i Wnection est le centre de gravité lui-même.
Four obtenir le centre de gravité du corps humain, on s'y est piis d'une autre manière \HoreIli, Weber}: une planche est placée en équilibre sur l'arête supérieure d*un couteau liorizoQtiil et représente ainsi un fléau de balance ; ou fait coucher sur cette planche un ittaune dans le décubitus dorsal et on le dispose de manière que le système soit en équilibre, l'arête du couteau étant perpendiculaire à la longueur du corps ; le plan vertical qui i^ive par cette arête contient alors le centre de gravité. Il faudrait encore, pour fixer la poùtion de ce point, obtenir l'équilibre daus deux autres positions ; mais on peut se dis • i^oser de déterminer, expérimentalement du moins, l'un dos deux nouveaux plans, en remar- ^oant que le plan médian du corps, ou plan antéro-postérieur, est un plan de symétiic qui, ptr conséquent, doit contenir le centre de gravité ; il ne resterait donc qu'à chercher la pûiition d'équilibre du corps, couché sur le côté et parallèlement à Taréte du couteau. [Cette dernière détermination, difficile à exécuter, n'est pas indispensable ; on peut (nmver approximativement ce troisième plan, à Taide de considérations relatives à TéiiiiLbre du corps dans la station verticale.]
Le centre de gravité des diverses parties du corps humain, prises isolément, s'obtient Mr l'emploi de la méthode qui vient d'être indiquée. [Nous avons suivi une marche sem t«Wble pour déterminer le centre de gravité des poissons ; mais noire procédé a sur celui de iJorelli et de Weber l'avantage d'une piécision et d'une facilité d'exécution plus grandes :
nous nous sommes servi d'une balance, sur le fléau de laquelle était assujettie et bien équilibrée une plancbette de bols très léger (').]
49. Difen itaU d'éqsflilire. — On a vu qu'uu corps est en équilibre, toutes les fois que la verticale, qui passe par son centre de gravité, rencontre le point par lequel il est soutenu. 11 y a lieu de considérer trois cas d'équilibre, suivant la position du centre de gravité par rapport au point fixe de suspension.
Soit, par exeniple, AB une barre pesante, mobile autour d*un axe horizontal et ayant son centre de gravité en G (fig. 39). Nous pouvons placer
l'axe de suspension, soit au-dessus du centre de gravité, en S, soit au-dessous, en I ; nous pouvons enfin le faire passer par le centre de gravité lui-même.
Dans ce dernier cas, le corps est en
Fit 39. - Portions diverset du centre de équilibre daUS tOUtCS leS pOSitiODS qu'îl frravité dans Tctat d*6quilibre. * . , ^ . ^ , ^
peut prendre autour de son axe de suspension; car la ligne de gravité passera toujours par le point d'appui; on désigne cet état sous le nom ô.* équilibre indifférent.
Si l'axe de suspension est placé en S, au-dessus du centre de gravilê, ol, qu'après avoir dérangé la barre de sa positon d'équilibre, ou l'abandonne à elle-même, elle revient de nouveau à sa position première, parce que le centre de gravité redescend jusqu'à ce qu'il soit situé dans la verticale passant par le point d'appui; on dit alors que l'équilibre est stable.
Considérons enfin le cas où le centre de suspension est en I, au- dessous du centre de gravité : dérange -t-on le corps de cette }X)sition d'équilibre. 1^ centre de gravité, qui tend toujours à tomber le plus bas possible, desienJ et vient se placer au-dessous du centre de suspension ; le corps abandonne ainsi définitivement sa position initiale pour se mettre en état d'équilibre stable ; l'équilibre primitif était donc instable. La connaissance de ces trois élats d'équilibre des corps solides a une importance capitale pour la théorie de la balance.
49*. Btlaiee. — [On nomme balances des appareils destinés à comparer le poids d'un corps quelconque à celui de poids gradués, c'est-à-dire, ï déterminer le poids relatif des corps.]
La balance ordinaire (fig. 40) consiste essentiellement en un levier du premier genre, appelé fléau, aux extrémités duquel sont suspendus des bassins ou plateaux destinés à recevoir, l'un l'objet à peser, l'autre les poids qui doivent lui faire équilibre ; l'égalité des ]K)ids est accusée per l'horizontalité du fléau.
I Certaines balances de précision sont munies d'un petit poids additionnel appelé ratM^ et destiné à éviter Tcmploi des petites fractions du gramme. Ce cavalier, formé d*uo il métallique plié en forme de A, peut être amené en un point quelconque du fléao, à Xv^ d'une tige qui U*averse à frottement Tune des parois latérales de la cage de la balance. Oi démontre, au moyen de la tbéorie du levici*, que TetTet produit par un eayalier de poi<li h placé à une distance l du centre de suspension du fléau dont le bras a une longueur L^ ^
« > Mo.MOTUi . Ci ntribution à l'étudo d« r^nUibra et d« la locomotion chos Us poiMOAS. (AhmIm ^ tciencet naturelttê^ 1866, 5* s4ri«, Zoologie, VI, p. &.)
nèoe que celai d'un poids x, placé sur le plateau correapoDdsat et donné par la formule
n I est mesut'ée au moyou de ilivisioiis cquidiatantes graTÙcs mr les bras du fléau. j|
Il esl facile de voir qu'une balance i:e peut servir k peser qu'à la condim de présenter un état d'équilibre stable, condition qu'on réalise en plant le centre de gravité du fléau au-dessous de l'axe de sùspensiou ; car il ni qu'où puisse juger, dans une certaine mesure, delà différence décharge s plateaux par la grandeur de l'angle d'inclinaison du fléau. Or, si le ntre de gravité était situé au- dessus du centre de suspension, le fléau, étant
èquilil)ri; ÎDStable, décrirait un angle de 90° pour le moindre excès de argede l'un des platt'aux; une semblable balance est dite/bWe. Si, d'au- ! part, le centre de gravité coïncidait avec le centre de suspension, le fléau
tiendrait en équilibre dans toutes les positions, lorsqu'il y aurait alité entre les charges des deux plateaux ; il ne serait pas possible de faire s pesées avec une pareille balance,
[L'instrument, pour être précis, c'est-à dire, pour donnei" des pesées actes, doit encore satisfaire à deux autres conditions : le fléau, débarrassé
ses plateaux, doit se tenir horizontalement dans sa position d'équilibre iWe, et les bras du fléau doivent être rigoureusement égaux en longueur, résulte de la théorie du levier que, si ces deux conditions ne sont pas remies, les poids qui se font équilibre dans les deux plateaux, ne sont pas :aax. Or. comme l'égalité mathématique des bras du fléau, est imposble à réaliser en pratique, toutes les balances sont plus ou moins inexactes;
92 ϻE LA PESANTEl'R
néauinoins, en ayant recours à la méthode connue des doubles pesées, on peut obtenir une pesée exacte, même avec une balance inexacte, pourvu que l'instrument soit sensible.]
|La sensibilité d'une balance se mesure par Tangle dont s'incline le fléaa pour un excès de charge de l'un des plateaux : plus cet angle est grand pour une faible différence de charge, plus l'instrument est sensible.] Une balance est d'autant plus sensible, toutes choses égales d'ailleurs, que les brasda fléau sont plus grands, que le poids en est moindre et que le centre de gravité du fléau est plus rapproché de l'axe de suspension.
[[..es conditions de sensibilité de la balance sont toutes contenues dans la formule :
^^ tg «= — r-
P représente la différence des poids placés dans les plateaux ; L est la longueur da bm du fléau; p désigne le poids du fléau et / la distance de son centre de gravité à son centrt de suspension; a est Tangle d'inclinaison du fléau. '|
[En outre, pour que la sensibilité ne varie pas avec la charge totale placée sur les deux plateaux, il faut que les points de suspension des plateaux soient en ligne droite avec le centre de suspension du fléau.]
^Suivant que l'axe de suspension du fléau est au-dessus ou au-dessous de la droite qui joint les points de suspension des plateaux, la sensibilité de la balance augmente ou diminue avec l'accroissement de la charge totale. L'un de ces cas se trouve toujours réalisé dans la pratique; aussi pour obtenir le poids de divers corps avec la même approximation, et pour réduire au minimum le nombre des pesées, devra-t-on opérer de la manière suivante : on commencera par placer à la fois tous les corps à peser sur l'un des plateaux et par établir l'équilibre avec une tare; puis on pèsera successivement chacun de ces corps, au moyen «le la double pesée, en y substituant momentanément des poids marqués et en ayant soin, après chaque pesée, d'enlever ces poids et «le remettre le corps sur le plateau. La charge totale étant ainsi constante pendant toute la durée des pesées, il s'ensuit que la sensibilité de la balance re^te invariable. En outre, ce mode opératoire ne nécessite que (n-^-i) équilibres^, tandis qu'il en faudrait 2ii par la méthode de la double pesée pratiquée à nouveau sur chaque corps isolément.j
49^. Baliice à brat inégtix. — Quand il s'agit de peser des fardeaux très lourds, il y a avantage à employer une balance dont les bras de levier sont inégaux : on suspend au bras le plus court le corps à peser, et au bras le plus long le |)oids qui doit lui faire équilibre: en augmentant ainsi le bras de la résistance, on diminue la charjre totale qu'il faut faire supportera l'instrument pour obtenir 1 équilibre.
La balance romaine oStù un exemple de balance à bras inégaux ; le bras de la résistance est dix fois plus grand que celui de la puissance ; un poids unique, mobile le long de son bras de levier, permet d'effectuer toutes le^ pesées comprises entre certaines limites, car ce poids agit avec plus ou moins d'intensité, suivant la distance à laquelle il se trouve de l'axe de suspension du fléau.
[La tiiîuiv \ 1 représente une balance romaine destinée spécialement à peser les nouveau- nés. Le leviiT se sèjare en trois j arties égales ; on peut ainsi
fOID3 ET CB.NTRE DE GRAVITÉ DES SOLIDES 93
■eer le tout dans un petit étui portatif. Le poids qui sert à faire les |nèes. consiste en uae sphère métallique D, percée d'uu caDal central. fas lequel s>Qpfe la tige du leïicr: un ressort
I pression placé dans ce mênie aual maintient \t [loîds dans la a
JOSitioD ilÙ on fo. 11. — Balance d'Ooti'.r. cl Dlicue pour prier 1» DCUTuD'aii,
i'imèoe. On sou-
iKDt l'tostruDienl à l'aide de l'anneau B, et l'enfant à peser est suspendu au
crochet A.|
ILe pèse-bébés de Cotthn se présente sous les apparences d'une Italiincr aile rie Robcrval, qui n'aurait qu'un seul plateau ; maiîi, en réalité, il repose sur le principe des bascjt/es romaines qui servent à peser de lourds far- •ieaux avec un poids unique. 11 consiste esseiitiellement en une balance niinaine associée .i un système lie leviers coudés du second genre qui soulieunent le plateau fur lequel on place la corbeille renfermant l'enfant. Deux atasses pesantes, mobiles chacune le long d'une règle divisée, servent, la [Jm [letite à établir la tare de !a corbeille et des vêtements, l'autre à tJidiiwr le poids de l'enfant. — Si ce nouveau pèse-bébés, d'un dispositif inpDÎeux, est moins portatif que d'autres, d s'en distingue par la commodité «tla précision de son emploi. i|
II. PMlla. — On vient de voir que le priuciiie de la balance est îin levier en ctat d'équilibre stable. Lapoulie est un levier en équilibre Indifférent.
Supposons que des forces égales et parallèles agissent peqiendiculaireaeotaux extrémités du diamètre horizontal d'une poulie mobile autour de MO centre (fig. 42,A). Nous pouvons nous représenler chacune de ces forces OOnne appliquées à un bra» de levier, ayant pour longueur le rayon de la panlie, et l'équilibre a lieu en réalité, comme si le système était réduit à un brier droit, mobile autour de son centre de gravité. Mais la poulie en mou- Wnent n'est plus assimilable à un simple levier droit du premier genre, h lira* égaux, tournant autour de son point fixe. Imaginons, en effet, des poids agissant aux extrémilés d'un semblable ■■ l'.T horizontal ; si l'instrument tourne d'un certain angle autour de son ; ut d'appui, les directions des forces ne restent pas perpendiculaires à leur ma» de levier; décomposons alors chaque force en deux autres, l'une perpendiculaire au levier, l'autre dirigée suivant sa longueur; les deux CUDposanteH de cette dernière sorte auraient pour effet de faire glisser le Inier, au cas uù son point d'appui ne serait pas parfaitement fi.Ne, et le" •tew autre!^ com|iosantes, perpendiculaires à leur bras de li'vier, diminuent •le graoïleur. à mesure que l'angle île rotation augmente.
Dans la poulie, au contraire, mal}{ré le mouvement de rotation, chaque fcrw conserve toujours la même direction par rapport à soie bras de levieri de longueur invariable, attendu que, restant tangente a la circonférence de
II gori»', elle n'applique constamment il l'extrémité du rayon qui passe par IrfKÙnt de tang^nce et qui lui est ainsi perpendirulairc l.n poulie peut donc
être coDsidérée comme composée d'autant de liras itc leviers qu'elle a de rayons dilTéreuLs; à mesure qu'elle tourne, les forces, agissant sur de nonveaux bras (le levier, conservent une direction perpendiculaire à ceux-ci. C'est lit ce qui donne à la poulie son importanc[; rians les arts : on l'emploie toutes li's fois qu'il s'agît de changer la directrou d'un mouvement; od peut, par exemple, élever un fardeau, en le suspendant à l'extrémité d'noe corde qui s'enroule sur la gorge d'une poulie, et dont on tire l'autre extrémité de haut en bas.
50*. l«ilM. — En associant ensemble plusieurs poulies, les unes fixes, les autres mobiles, on obtient un système, connu sous le mon de moufie et destiné à multiplier la puissance. Supposons, par exemple, qu'une corde s'enroule en sens contraire sur deux poulies, comme le montre 11 figure 42 : la poulie A', suspendue par son centre, ne peut se déplacer; , elle est fixe, tandis que la poulie It jieut, non seulement tourner, mais encore monter et descendre; au centre de cette dernière est suspendu le fardeau P; la force destinée à l'élever est appliquée à la circonférence de la poulie fiie, ■. et représentée par le poiris p. Nous voyous dés lors que la résistance Pagit i sur un bras de levier égal au rayon de la poulie mobile B, tandis que le bru ;
de levier de la puissance .
équivaut n la somme dei | rayons des deux pouliei.
Vax réunissant ainsi deux |)Oulies de même diamètre, nous pouvous donc fiairc équilibre, avec un poiil) , donné, à un poids de\a fois plus grand; si on associe quatre poulies, oa arrive à tenir en équilibre un poids quadruple, etc.
[Cî'est lii un efiet qu'il importe de ne pas penireiie vue, quand on fait usage dt's moufles jioup la réduction des luxations.)
50*. Hnts. — Les roua peuvent aussi, comme In jH)ulies, servir à accroître l'effet d'une force; nui»
elles sont plus souvent employées i>our modiflw la vitesse d'un mouvenif^nt. 1.05: rouages d'une montre, i>nr exemple, se compo.-'i'iil d'une série île roues dentées qui s'engrènent mutuellejnenl et qui ont des rayons différents. I,es vitesses île rotiition de deux rouesfp'î engrènent l'une dans l'autre sont entre olles diins le rapport inverse do ray<uis de w- roues.
51.DérUc«eit4iHatre A*Krttltè4erbouM.BtM4aiut«aUtira. — Jusqu'ici nous n'avons considéré que des objets dont le centre de gravité avait une
lion fixe et iavariable ; nous avons supposé cette condition remplie chez nme, puisque nous avons déterminé son centre de gravité, en donnant différentes parties de son corps la position qu'elles occupent à Tétat de s. Mais Torganisme humain nous offre, au plus haut degré, l'exemple corps à centre de gravité moW/e; nous allons indiquer brièvement les litioDS qui président au déplacement de ce point, et nous en montrerons x>r tance.
>ut changement de forme d*un corps, impliquant une répartition différente i masse qui le compose, s'accompagne, en général, du déplacement du re de gravité. L'homme jouit de la faculté de modifier la configuration raie de son corps, en faisant varier la situation relative des différentes ies qui le constituent; aussi le centre de gravité du corps humain pos- -t-il une mobilité assez grande.
>rsqu'on envisage un homme, dans la station verticale sur les deux pieds, igné de gravité tombe dans l'intérieur de la surface limitée par les tes qui joignent les points d'appui les plus extérieurs des pieds ; e surface est ce qu'on nomme la hase de sustentation]. La stabilité de lUibre dans ces conditions est d'autant plus grande que les pieds sont écartés l'un de l'autre; car, la base de sustentation étant élargie par le le cet êcartement, on peut donner aux mouvements du tronc et des bras d'amplitude, sans que la verticale qui passe parle centre de gravité cesse )mber dans l'intérieur de cette base. Dans la station sur un seul pied, ou ôt sur une seule jambe, le tronc tout entier s'incline du côté de la jambe sert de soutien, afin que la ligne de gravité, se déplaçant dans le même {, rencontre encore la base de sustentation, laquelle n'est plus repréée que par la surface du pied qui repose sur le sol. 'homme qui se tient debout ou qui marche se trouve en état d'équiliinstable, puisqu'il a son centre de gravité placé au-dessus du point >pui; aussi tombe-t-il, dès que sa ligne de gravité sort de la base sustenLition ; cet accident se produit quand l'inclinaison du corps asse certaines limites. Pour éviter dans ce cas une chute imminente, x>rrige le déplacement de la ligne de gravité, en portant les membres s le sens opposé à celui de l'inclinaison du tronc. Les jambes surl, en raison de la longueur du bras de levier sur lequel agit leur »se, peuvent faire équilibre à la niasse bien supérieure du tronc, ou du lis, elles limitent les excursions du centre de gravité. )ans la marche et la course, nous dérangeons à dessein la position de re centre de gravité. Pour faire un pas, nous inclinons le tronc légèlent en avant et du côté de la jambe que nous voulons avancer. Quand ourse est rapide, l'inclinaison du tronc est très prononcée; la plupart du ps, elle est même si forte qu'on est obligé de la compenser par le mouveit du bras du côté opposé à celui de la jambe qu'on projette en avant, iorsqu'un homme porte un fardeau, l'homme et sa charge ont un centre fravité commun, et, pour que le système soit en équilibre, il faut que le leur modifie son attitude de manière à faire tomber constamment dans térieur de la base de sustentation la verticale qui passe par le centre de tvilé commun. C'est pour cette raison que le portefaix qui a sa charge •le dos incline le tronc en avant; celui, au contraire, dont la partie anté-
riouro du corps est alourilie par ud poids supplémentaire, rejette le trooc en arrière; cette dernière attitude est celle que prennent ordinairement les personnes qui ont, comme on dit, du ventre.
0 land le tronc, sous l'action d*une charge trop lourde, s'infléchit en avant au delh de la limite requise par les lois de Téquilibre, Thomme est obli^^ de prendre, h Taide d'une canne, un troisième point d'appui sur le sol; le vieillard, dont le dos est voiilê, se trouve dans les mêmes conditions. I/individu qui porte un fardeau sur un côté de son corps se penche do i*otè oppi^sè.
Diins tous les cas que nous venons de passer en revue, la présence d'un pinds additionnel entraine le déplacement du centre de gravité commun à l'homme et au fardeau: en vue de ramener ce point dans la position nécessitée jvir 1,1 causer va* i.>n de l'équilibre* on est obligé de développer no 5urcrv>it dVtfort qui s'ajoute au travail mus:ulaire accompli pour supporter U charge, .\ussi est -c-.* sur la tète qu'on peut porter les fardeaux les plus lounis. car alors l'attitude du corps ne change pas, et le centre de gravité nVst déplacé quVu hauteur.
l.e cv^rps d'un pendu se trouve en état d'équilibre stable.