ACTIONS MOLÉCULAIRES DKS LIQUIDES
! le but de mettre mieux en évidence les propriétés de la couche ile à la surface des liquides et de démontrer Texistence de la tension telle, nous allons rapporter deux expériences des plus instructives.
saupoudre de sable très fin la surface du mercure et qu'on enfonce ïi une baguette de verre dans le liquide : on verra les grains de mettre en mouvement dans la direction de la région déprimée par tte et s'enfoncer avec cette dernière, puis remonter et s'étaler de
à la surface, au fur et à mesure qu'on retire la tige solide. Dans >érience, qu'on peut répéter sur tout autre liquide avec un corps qui . pas mouillé, l'entraînement des grains de sable déposés à la suriquide montre que la couche superficielle n'est pas déchirée, qu'elle î avec la baguette et remonte avec elle, sans éprouver de solution luité, comme le ferait une membrane élastique douée d'une exten- Llimitée.
ns ensuite un fil très mince et très souple, tel qu'un fil de cocon; avoir noué ensemble les deux bouts, déposons-le à la surface d'une lide plane, obtenue en plongeant un cadre métallique dans de l'eau de u mieux dans un des liquides dont on se sert pour répéter les expéde Plateau sur les figures d'équilibre des lames minces; le fil ainsi essinera une figure quelconque, en général très irrégulière, mais ie d'une pointe, on vient à crever la portion de lame liquide située à T du contour linéaire, on verra à l'instant même le fil se tendre et sxactement la forme circulaire. Cette expérience montre la tension elle produisant des effets de traction, et elle prouve que cette force ; tous les sens avec une égale intensité. On peut observer les mêmes opérant sur la surface libre d'un liquide quelconque; il suffit de dans l'intérieur de la figure formée par le fil une goutte d'un quide possédant une tension superficielle plus faible que celle du
sion à la surface libre des liquides est ce qu'on pourrait appeler ion propre ou spécifique. Elle est extrêmement sensible à toutes nces qui sont de nature à modifier la cohésion; elle diminue pour
la température s'élève, et il suffit de la présence de traces d'un Liide miscible ou d'une substance soluble pour la faire varier dans )u dans l'autre, sion propre est aussi modifiée par le contact d'un autre liquide non
la tension relative qui en résulte doit être égale h la différence 3ns propres de chacun des liquides.
on soustrait un liqui<le à l'action de la pesanteur en l'immergeant, )le de Plateau, dans un autre liquide de même densité, la forme î que prend le liquide immergé est due uniquement à l'action de sa iperficielle : ceUe-ci tend, en vertu de sa contractilité, â donnera liquide la figure qui, pour un volume déterminé, a la surface la le; un démontre en géométrie que la figure qui satisfait à cette est celle de la sphère. Telle est Torigine de la forme sphérique nt les globules de graisse qui nagent dans le lait, et généralement gouttelettes en suspension dans les liquides émulsionnés; c'est la de la couche contractile qui aura fait croire k certains observa-
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leurs que les globules graisseux du lait possédaient une membrane d'enveloppe. L*étude des figures d'équilibre des liquides soustraits à TactioD de la pesanteur et assujettis à satisfaire à différentes conditions géométriques est devenue, entre les mains de Plateau, le point de départ de recherches extrêmement curieuses.
La tension superficielle intervient aussi dans la formation des gouttes pour en régler le volume, de concert avec la pesanteur.
On retrouve encore l'influence de cette force dans la rotation du camphre sur Teau, dans Tétalement d'un liquide à la surface d*un autre liquide non miscible avec le premier, dans les mouvements spontanés du protoplasma^ des amibes et dans une foule d'autres phénomènes, à l'étude desquels M. van Mensbrugghe a consacré deux mémoires intéressants (cf. Mémoira de r Académie des sciences, etc., de Belgique, 1869 et 1873). — Enfin, c'est seulement en tenant compte de la part d'action qui revient à la tensioD superficielle, dans l'équilibre des liquides au voisinage des solides, qu'on arrive à établir la vraie théorie des phénomènes capillaires.^
|72*. Mesure de la tension snpeHIdelle. — ImagîDons une section faite f»ar un plan uoroil à la surface libre d*uu liquide : de part et d*âuti*e de ce plan et tangentiellement à la snrâer, agissent des forces égales euti*e elles qui maintiennent réunis les deux bords de la seclioB; en conséquence, si on cbercbe à séparer Tune de Tautre les deux portions de la coocke contractile, on éprouve une certaine résistance qui, évaluée eu milligrammes et tôrue longueur de 1 millimètre de la section, sert de mesure à la tension superficielle.
Nous ne décrirons pas les divers procéiiés qui ont été imaginés |)our déterminer eipé rimentalement la grandeur de cette foive; nous nous contenterons de réunir dans le tâLleM suivant les valeurs moyennes de la tension su)>erficielle d*un certain nombre de liqufclet,à la température do ir>" :
Eau distillée 8,00 Essence de térébenthine. ... 3*03
Glvcérine 7,25 ChK>roforme. . .
Alcool ethyliquo 2?,50 Sulfure de cari *nie.
Alco^>l ntethvli«]u«> 2,40 Huile d*i»Iivf}i. . .
Etber étbviiqut'. l,A» Meri-ur<*. . . .
[72^. ComposABle normale de U tauion tiperidelle. — Lorsque la surface libn d'un liquide est courbe. la tension superficielle donne naissance, ea chaque p«»int, à une composante normale dirigée du côté de la concavité, c'est-à-dire, vers le centre de courbure. La valeur de cette comi)OsaDte Xt pour expression :
ou N = F (R -r- R'); dftà)
F désigne la tension superficielle, telle qu'elle a été définie précédemment: r et r sont les ravons «le courbure principaux au point considéré; R etR' représentent les inverses de ces ra\ons, c'est-à-dire les courbures même*- D;m$ b' cas particulier où la surface est sphérique, R' = R, et ont siniplenieut :
(Test cette composante normale qui, dans les bulles de savon et les balloDS de caoutchouc vcf. § 4G*K fait équilibre à la pression intérieure du gaz. Od