‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 56 sur 205 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

ACTIONS MOLBGULIARE DES UQDIDES

78. Touloi sapericieUe ies liqnidei. — Jusqu'ici nous avons étudié rinfluem (le la pesanteur sur les liquides, sans avoir égard aux actions mutuell des molécules les unes sur les autres. Or, toute molécule prise dans Tint rieur d*une masse liquide est attirée par ses voisines dans toutes les dire tions; mais, comme ces attractions sont égales, elles se font équilibre dei à deux, en sorte qu'une molécule située dans l'intérieur de la masse' comporte exactement comme si les attractions moléculaires dont nous pai Ions n'existaient pas. Il n'en est pas de même des molécules placées ï surface : elles sont attirées d'un côté seulement, du côté qui regarde l'inti rieur du liquide; aucune force ne les sollicite à aller dans le sens oppos Il en résulte que la surface libre des liquides est soumise à l'action d'u force dirigée de l'extérieur à l'intérieur et qui a pour effet d'exercer m pression sur le liquide; c'est cette pression qui donne naissance à la tensk superficielle,

|En eflH, U force qui sollicite chaque molécule superficielle tend à renfoncer dans Fi teneur du liquide, à la manière d*un coin, et, si elle ne parvient pas à Vj faire pézi«tn cela tient à ce que toutes les molécules de la surface libre, étant soumises à une force i même grandeur et de même dii^ection, en sont réduites à se rapprocher dea molécules m jacentes et à exercer sur ces dernières une pression uniforme ; le rapprochement des du couches de molécules e»t extrêmement petit, d'ailleurs, à cau^ du peu de compreaiibâi des liquides, et il a précisément pour limite la distance à laquelle la résistance a la eoi pretfion fait é^iuilibre à la pression de la couche superficieUe; mais, si minime qQ*il lo il sufnt pour accroître T intensité de l'attraction entre ces deux couches de molécules. U < fiicile de Toîr, en appliquant la théorie du coin à chacune des molécules superficielles, f Taugmentation dos tractions dans une direction normale à la surface libre entraîne, par iB mrnte do leur neutralisation, un accroissement pn[>|H^rtionné des tractions latérales, c'esidire un accriMssemont do la fon.v de cohésion dans tous les sens. Nous n'arons oonside que ce qui se i^sse dans les deux premières couches superficielles de molécules ; mais il de «i^i que les mêmes }>honoiiH'nes so pixxluiseut arec une iutonsiie décroiaaante dans 1 iXHiohes situées au-dess^Mis, a uuo àistauce lie la surface moindre que le rayon de la sphè d^aciirite dos foivos moléculaires. II on résulte la formation, à la surface du liquide, d*a couche de très ûiihle oivaiss^Mir dans laquelle la force de cohésion est plus grande que oà du reste de la niasae, ce qui mt't v^eitc couche dans r.n état de tension relative et lui coD0 nique les ixrop'iétè» d*une sorte de membrane ol.t<!iqtte. contractile, également tenduadi t^His les Xiii, opi^OMnt une certaiiio n*«istance q jaud on cherche à la rompre, mais àfft dVno extrême tloxibilitc et so tVnuant iusur.tji:>.'xent lians tou< les points, à maai qu^ib s^vut mis a dis.vuvcrt, de s^^rto que la :ous:v« de cotte pellicule est conittat quelque étendue qu'on lui dvvane.;]

l.VxisttM.iV do iVttt» tt':.>ioii »i 'îiî.o rtXi'.icaK'i; «i'un phénomène W ct>nun : loi>ju*un liquido ivî.fernîo do:> bulles •> gaz, il arrÎTe souvenl q iV> bulles, au liou do so do4:agor jvnir st* rt*:a:i.lro dans l'atmosphère, nu»oiulUont au do:i^ u^ do la Ovuioho Il^uï io la plus su]<erficielle; le g3 liMilgt^^ S.I lon»iaîKV ,i Avhapjv^r au dehors. o>t retenu par la tensb^n

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