‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 74 sur 205 · ABSORPTION» ECOULEMENT ET DIFFUSION DES GAZ · texte numérisé non relu

ABSORPTION» ECOULEMENT ET DIFFUSION DES GAZ

it iet gax. — Le principe de Pascal concernant la trans- I pressions dans l'intérieur d'une masse fluide s'applique aussi >rps gazeux qu'aux liquides. Il en résulte que, si on pratique iure dans la paroi d'un réservoir clos et plein de gaz, le brme s'écoulera avec une vitesse conforme à la loi de Toricelli Bn supposant que l'écoulement ait lieu dans le vide, les moleises possèdent à leur sortie la vitesse qu'acquerrait un corps ; dans le vide d'une hauteur égale à celle de la colonne de gaz ) la pression au niveau de l'orifice d'écoulement. Cette vitesse par la formule:

V = yj2g H, (1)

liauteur d'une colonne homogène de gaz dont le poids serait égal )n dans le réservoir.

n'est pas possible de mesurer directement if, on Tévalue en fonction de la i la colonne mereuriclle équivalente, qui est donnée par un manomètre. Or, de deux colonnes fluides qui font équilibre à la même pression sont évidemles en raison inverse de leurs densités, de sorte qu'on a :

Hd=zhD, (2) '

) la densité du mercure et d celle du gaz qui s'écoule, cette dernière rapportée pression et à la tempéi'ature de Toxpërience; pour simplifier, nous suppopérature égale àO». De Tcgalité précédente on tire:

it d par sa valeur en fonction do la densité 8 du gaz par rapport à Tair, de la ir par rapport à l'eau 0,0013 et de la hauteur Jt, ce qui donne:

rf= 0,0013 i-jA-, (i)

S ^ 0,0013 • fin cette valeur de H dans la formule de la vitesse, on arrive à l'équation:

içant // et D par leurs valeurs et en effectuant les calculs :

uitre gaz de densité o\ la vitesse d'écoulement dans le vide aurait pour

I le rappport des vitesses des deux gaz, on trouve :

pnière relation montre que les vitesses, avec lesquelles deux écipitenl dœis le vide, sont en raison inverse des racines s densités de ces gaz.

mce confirme d'une manière générale la loi qui vient d'être déduite ie: l'acide carbonique s'écoule plus lentement que l'oxygène;

roxygàne, à son tour, étant plus lourd que Thydrogène, coula moiosiitA que ce dernier gaz. Toutefois, pour les gaz comme pour les liquides, k vitesse effective n'atteint jamais la valeur de la vitesse théorique ; elle U reste toujours inférieure d'un tiers ou même de moitié. Cet écart entre k théorie et l'expérience parait dû à la collision des molécules gazeuses, qi| perdent une partie de leur vitesse, en se heurtant les unes contre kl autres au niveau derorifioe d'écoulement ; et ce qui le prouve, c*est que k dépense effective peut être augmentée et rendue presque égale à la dépeoM théorique, à l'aide d'ajutages semblables à ceux dont nous avons expliqué l'action pour les liquides (cf. §78).

Si le gaz, au lieu de se précipiter dans le vide, pénètre dans un espace renfermant déjà une certaine quantité du même fluide, il s'écoule plus les* tement, puisqu'il a alors à vaincre une pression extérieure ; en outre, k vitesse diminue progressivement et le mouvement s'arrête entièremest, quand la pression est devenue la même à l'extérieur et à l'intérieur. [U calcul montre que, dans ce cas, la vitesse d'écoulement est encore es raison inverse de la racine carrée de la densité du gaz, et que, de plus, elle dépend du rapport entre la pression intérieure du gaz et l'excès de celte dernière sur la pression extérieure.]

IM*. ÉonIflMit te gis aa travers d'espaces etrUlalrss.— Quand ungaz circak dans des espaces capillaires, les lois de l'écoulement sont notablemeoi modifiées, comme cela arrive aussi pour les liquides. Les vitesses dei divers gaz ne sont plus entre elles eu raison inverse des racines camée de leurs densités ; elles présentent des différences bien moins considérable, L'hydrogène, par exemple, circulant dans un tube ou dans un sjstàni de tubes capillaii'es, s'écoule seulement 2,7 fois plus vite que l'oxygèBil tandis qu'il possède une vitesse près de 4 fois supérieure à celle de œ dernier gaz, lorsqu'il s'échappe par un orifice en mince paroi. Cependail la vitesse varie encore en sens inverse de la densité, mais dans un rappori qu'on est obligé de déterminer expérimentalement pour chaque gaz et particulier; elle dépond, en outre, de la nature des parois du tube capillaire par leciuel s'effectue l'écoulement. On tient compte de ces deux espèces d'influences, la densité du fluide gazeux et la substance du tube, M déterminant ce qu'on appelle le coefficient de frottement du gaz, pir rapport à une substance donnée. Quaml le tube d'écoulement n'est pas itof étroit et qu'il présente un diamètre uniforme, la dépense est, en outre, directement proportionnelle à la pression du gaz et en raison inverse (ta carré de la longueur du tubt*. •

Ordinairement on étudie Técoulement des gaz par les espaces capillaires dans des conditions plus complexes que celles que nous avons supposées jusqu'ici : au lieu d'un siniple tulw capillaire, à calibre régulier, on preml une cloison poreuse, en ar^nle ou en plâtre, par exemple; une pareille cloison peut être consiilêrêe comme coiniK)sée d'une infinité de canalicoke capillain»s de forme irrêj^ulière, dont le diamètre et la longueur sont iscnnnus; on pnxluit ainsi la filtratiou, ou comme l'appeUe Graham, h trauspiraiion du gaz. Dans ce cas, le coefficient de frottement ou de fitration n'est pas dêterininé exclusivement par la nature du gaz et parcelle du diaphrat^nie iN>reux ; il comprend en même temps l'influence exercée

ABSORPTION, ECOULEMENT ET DIPFDSÏON DBS GAZ 237

fir les dimensions des espaces capillaires. La vitesse d'écoulement dépend de ce coefficient de frottement, qui varie avec le gaz et avec le diaphragme «Dployé ; elle est, en outre, directement proportionnelle à la force élastique d& gaz.

[in^. Piéodyiiailqiie. Pnéomètres. Anapnographe. — Le jeu de l'appareil nspiratoire est comparable à celui d'une pompe pneumatique aspirante et iralante qui serait dépourvue de soupape et qui ne communiquerait avec Titmosphère que par une seule ouverture. La cage thoracique représente, ID effet, un corps de pompe, dont une portion des parois est formée d'une Bembrane élastique, le muscle diaphragme^ qui, par ses mouvements iDccessifs de contraction et de relâchement, remplit Toffice de piston en Usant alternativement croître et décroître la capacité de la poitrine. Dans Fêtât de repos, ce muscle, qui constitue le plancher de la chambre respinloire^ s'élève en forme de voûte dans l'intérieur de la cavité thora- Ofae; cette élévation et cette forme du diaphragme sont déterminées fir la force élastique des poumons agissant de concert avec la pression limosphérique. On sait que la cavité du thorax n'est pas en communication firecte avec l'atmosphère ; elle en est séparée par un organe creux qui la ftaplit entièrement, les poumons, espèce de sac double, à nombreuses doîsons intérieures et en communication avec l'extérieur par un canal qui porte le nom de trachée-arfère.

Nous avons déjà signalé le rôle que joue la pression atmosphérique pour Biaintenir la surface externe des poumons en contact avec les parois internes ie la cage thoracique et pour s'opposer ainsi à la formation d'un vide entre iet deux feuillets de la plèvr^e (cf. § 99). Ce résultat ne s'obtient pas sans occasionner une distension assez considérable du tissu pulmonaire, et somme ce tissu est élastique, il fait effort pour revenir à des dimensions iioindres. Plusieurs physiologistes, Carson, Bérard, Donders, Péris, ont Hesuré, à l'aide du manomètre à eau, la force élastique du poumon; ce lernier savant a étendu ses recherches à différents états morbides, et il est drrivé à des résultats intéressants.

Cela posé, il est facile de se rendre compte du mécanisme physiolgique les mouvements respiratoires. Quand le diaphragme se contracte, sa cour- ^re s'efface principalement dans les parties latérales ; en même temps les ACes sont légèrement soulevées et écartées ; de là une augmentation de la opacité intérieure du thorax, qui a pour effet de diminuer la pression du {az primitivement contenu dans les poumons, et d'appeler un certain volume l'air extérieur pour rétablir l'équilibre : tel est l'acte de V inspiration. Û«ûs un second temps, le diaphragme revient au repos et, par suite, l'élastïcité du poumon fait reprendre à la chambre respiratoire ses dimensions pfemières : sous Tinfluence de l'augmentation de pression qui en résulte, **ii volume d'air, égal à celui qui avait été appelé par l'inspiration, est f^jeiéau dehors; cette expulsion de l'air constitue l'acte de l'expiration. Dans les conditions ordinaires d'une respiration calme, le renouvellement ^ l'air dans les poumons s'opère comme on vient de l'indiquer : l'inspiration lui détermine l'entrée de l'air est due à l'intervention active du diaphragme; ^*npiraiion est un acte purement passif. Quant aux autres muscles, ^ prennent an ou plusieurs points d'appui sur la charpente osseuse du

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tliorax, ils ii*eiitreiit eu jeu que daus les mouvements respiratoires forcèt; les intercostaux, sur Taction desquels on a tant dissei*té, sont à peu prà lei seuls muscles qui fonctionnent aussi dans la respiration normale, et encore leur rôle se bv>rue-t-il presque exclusivement à maintenir dans un état de tension convenable les parties molles qui remplissent les espaces intercostaux, et à les empêcher de céder aux efforts de la pression, soit eitârieure, soit intérieure.

Le volume d*air qui, dans 1 état physiologique, entre à chaque inspiratioi dans les poumons, ou en sort a cliaque expiration, représente ce qa'oi a appelé la capacité respiratoire ordinaire^ et mesure le débit noruul de la pompe tlioracique; il est en moyenne de Yt litre.

Après une expiration ordinaire, on peut, en mettant en jeu tous Ici nmscles expii*ateurs, diminuer encore davantage la capacité pulmonaire et chasser une nouvelle quantité d'air, qui constitue la réserve respiraioirt (Ilutcliinson). Mais, alors même qu'on a poussé l'expiration jusqu'à a limite extrême, il reste toujoui*s dans les poumons un certain volume de gaz qui est co qu'on appelle le résidu.

D'autre part, si après un mouvement d'expiration forcée^ on fait l'inspiration la plus complète possible, il pénètre dans les alvéoles ])ulmouainifi en sus de l'air nécessaire pour remplir la capacité respiratoire ordinaire fll la ivserve. un troisième volume de gaz que M. Milne-Eilwards appelle capacité coniplémentaire. La somme de ces trois volumes représenta la capacité vitale de Hutchinsun, ou capacité inspiratrice extrême de Milne-Edwai\1s. En ajoutant le résidu à la capacité vitale, on obtient II capacité absolue des )K)umons.

PNKOMkiREs ou spiRoMLTREs. — La mesure de c*.'S différentes capaciù importe autant au clinicien qu'au physiologiste. Divers instruments ont Mè imairinés dan^ ce but. sous le nom de spiromètres^ ou mieux de pnéouiètm*

Le plus employé est le spiromèti^e de Hutchinson (1840). Constr.ûi sur le princi|»e du gazomètre îles usiiies à gaz, cet appareil cousisie essontiellenient en une cloohe renversée ou réservoir mobile, plongé dans un récipient plein dVau et é<iuilibré {tar des contre-poids qui focilitentks niouvomeiits d ascen>i<.in ou de descente. L'air provenant de l'expiratim est Ci»nduit, par rintr^rnieiliaire d'un tube flexible, dans cette cloche qu'il fait ni«»:.tt'r •i'une quantité en rap|K»rt avec son volume; l'élévation du n^ voir se lit sur une échelle verticale placée à côté. Il importe, dans «s nie>un-<. de tenir compte de la teuq>érature et de la pression.

lians le spiromètre de lxm<iin (1S54), les gaz jiroveuant de l'expiralioa soLt a^.enés dans un s;)c ou ballon de caoutchouc à parois moUes, qw rei' e iiatuivllfiaen- affaisse sur lui-même, mais qui se gonfle par Tinsofflatioii: une jietite tige ^l'avinée est tixee verticalement sur la ùce supe Keure «le ce ivserviùr et selèxeà travers un oritice pratiqué dans un deniicercle métallique dont les extrémités rei>osent sur une lame d'appuiî l'élévation de la tige indique le ViJume de gaz introiluit dans le ballon.

Ia? pneui»u7UHfkctrc de Bonuei. de Ly^n ^1856), n'était autre cho« qu'un spironiêtn» i:oii>iru»t sur le prii.eijK- du compteur à gaz.

Le spiivmetre i!iiagiî:e i»;ir GuilK t ^ISCK)) rst extrêmement portatif; cet apikuvil, que son auteur api^^laii p*ivusitnétre à hélice^ coiisi»ie en un

ABSORPTION, ECOULEMENT ET UIFFCSIO.N DES OiZ 239

e renfermnntdans son intérieur uu moulinet semblable à celui de nètre de Combes; en soufflant à travers le tube, on fait tourner le t, et le nombre des tours accomplis pendant la durée d'une expiit indiqué par l'aiguilla d'un compteur annexé à l'appareil, De ce de tours on dèduit.à l'aide d'une formule, le volume d'air expiré, tirométres font connaître le volume d'air inspiré ou expiré, et perainsi de déterminer les différentes variétés de la capacité respiratoire, (tion loutefoisde la capacité absolue. D'autre part, un certain nombre iologistes, parmi lesquels figurent MM. Vierordt, Marey, Chauveau , ;iaé des procédés pour mesurer et enregistrer la fréquence des mou respiratoires, leur étendue et les variations qu'éprouve la pression suivant la vitesse du cuurant d'entrée ou desortie; mais la quanlilj ipiré ou expiré reste alors inconnue.

KOORAPHE. — M. Bergeon, de concert avec M. Kastus, a inventé, nom d'mtapnographe (de

resi>iration), un appareil enur qui donne des tracés de ration encore plus instructifs B sont ceux du sphygmograplie circulation.

cure lit) représente l'anapnoprimitif, tel qu'il a été présenlé eplembre 1S68 à l'Académie cine'''. Cet appareil consiste en reV, qu'on forme d'une lame nce d'alumiuiuni, afin de lui

ane grande légèreté. Cette obilti autour d'un axe liorizun- ;titue la paroi postérieure d'une rectangulaire, dont l'intérieur

en communication avec les «piratoires par l'intermédiaire le flexible qui se fixe sur l'uri Deux petits ressorts aotagolont on r^lfl l'action à l'aide tons RK, ramènent la valve V position verticale, sitôt qu'au- ■ce étrangère ne tend plus à l'en

Un levier extrêmement léger, • l'axe de rotation de la valve, e verticalement en bas et se ti^r- L'l^',!Iitai'«îûrn(!^^^'i.™"wiiu"'Bi i°m ir une plume S qui inscrit sur '" '""'™''" ''^^^" *"' "* ' ""' " de de papier mobile les rlépla-

I de la valve. Un mécanisme d'horlogerie déroule le papier d'un lent uniforme.

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Pour faire fonctionner Tanapnographe, il sufât de coiffer le nez da en observation de l'un des capuchons représentes dans la figure 120« relier cette pièce à la boîte de l'appareil par un tube flexible. A dh mouvement respiratoire, la pression augmente ou diminue dans Tinte delà caisse, et, par suite, de l'air cherche à entrer ou à sortir ; mais il ne y parvenir qu'en écartant dans un sens ou dans l'autre la valve Y qui oî

le fond de la c aussi exacti que possible, cependant qu

AÛHÎHT STCOIUM^^^^KI^^ ~"^^^^^^ ^ît aUOUU COI

Fio. «0. — Capachoni naianz de ranapnognphe. ^^ ITOUement,

mouvements < valve indiquent donc le passage de l'air par l'appareil. En outre, et là ce qui constitue le mérite essentiel de l'anapnographe, les écarts e valve sont sensiblement proportionnels aux débits^ c'est-à-dire quantités de gaz écoulé. Ce résultat a été obtenu par une disposition p culière consistant à donner à la valve des dimensions moindres que cdl la face postérieure de la boite et à compléter cette face à l'aide d'un c

L'appareil primitif a été de la part de M.Bergeon l'objet de perfectio ments d'une importance capitale. Dans le nouveau modèle S la valve oc le milieu de la caisse qu'elle divise en deux compartiments égaux, et la portionnalité mathématiquemenl exacte entre les écarts de la cloison m et les volumes d'air qui traversent l'appareil est obtenue par la di sition suivante : le plafond de la boite présente en son milieu une arête transversale, qui se trouve en regard et aussi près que possible du supérieur de la valve, quand celle-ci se tient dans la position vertical chaque côté de cette ligne, la surface du plafond décrit une courbe ] bolique à concavité dirigée vers le bas. Le calcul démontre, en efiet dans ce cas, à chaque position de la valve correspond un orific sortie de Cair donnant un débit proportionnel à Vécartement. Les ressorts antagonistes destinés à maintenir la cloison mobile ont été placés par un ressort unique en spirale.

Les tracés obtenus k l'aide de l'anapnographe ont une forme sim analogue à celle des graphiques que donne le sphygmographe. Ils i nissent les indications suivantes : 1® la fréquence et la durée de Tins tion et de l'expiration ; 2" les variations de pression et de vitesse du coi d'air à tous les instants ; 3"* le débit de la pompe thoracique, c'est-à«di volume d'air inspiré ou expiré dans un temps donné, si petit qu'il

Capacité absolue des poumons. — Ni les spiromètres, ni Tans graphe, ni aucun autre instrument ne permettent de déterminer si vivant la capacité absolue des poumons. Pour obtenir cette doi M. Grêhant^'> a eu recours à une méthode fort ingénieuse. Le so} observation inspire un volume déterminé d'hydrogène ; puis il exi

n) BKKOBOtf, Heeherchei $ur la physiologie médieah de la respiration, â Tnirff iTsii »oiir«l m etiregiitreur, ranapWfgraphemï^wiB^ itjteo. SV OaniAiir, Kecherehei php$iqHe$ 9ur la rtipiration dt l*komm9i ThèM ûm Puta,

ABSORPTION, ÉCOULEMENT ET DIFFUSION DK8 OAZ 241

flosieurs mouvements respiratoires, en faisant passer lés gaz de l'expintion dans un vase clos (cloche renversée sur l'eau), et en réinspirant ces wêmes gaz ; il évitera avec soin l'introduction de l'air extérieur dans les mmoDS ou dans la cloche ; après cinq ou six mouvements respiratoires^ e mélange de l'hydrogène et des gaz primitivement contenus dans les muDons est homogène, il suffit alors d'en recueillir une certaine quantité Id'y doser la proportion d'hydrogène.

Soit a; la capacité absolue des poumons, v le volume d'hydrogène qui a II. mêlé aux gaz de la respiration, V le volume du mélange soumis à wdyse et v' la quantité d'hydrogène qu'il renferme ; nous aurons éviimment la relation :

o& il est facile de tirer la valeur de œ.

Cette méthode suppose que l'hydrogène n'est pas sensiblement absorbé iDS les poumons, fait constaté par MM. BegnaiûtetReiset.] |1MS Spiropbore. — Le docteur Woillez a donné ce nom à un appareil de u invention (1876), destiné à pratiquer la respiration artificielle chez I asphyxiés et les noyés.

Cet appareil de sauvetage se compose d'un cylindre en tôle, fermé à un •at, ouvert à l'autre, et assez grand pour recevoir le corps de l'asphyxié, l'exception de la tête, qui reste libre au dehors. Un diaphragme approié clôt ensuite hermétiquement l'ouverture qui entoure le cou. Un offlet d'une capacité de plus de 20 litres communique avec cette isse au moyen d'un gros tube ; il est mis en mouvement par un levier i, en s'abaissant, diminue la tension de l'air emprisonné autour du rps, tandis que, en se relevant, il refoule dans l'intérieur du cylindre gaz qu'on vient d'en extraire.

Lorsque la tension diminue dans la caisse, l'air extérieur est appelé iDB la poitrine, où il pénètre par les voies respiratoires, pour rétablir sqnîlibre de pression ; puis, quand le gaz extrait de la caisse y rentre, s poumons rejettent un volume d'air égal à celui qui s'y était introduit (bdant l'inspiration. On peut ainsi entretenir artificiellement les raouïments respiratoires chez les individus qui ont cessé de respirer par iUesse ou par paralysie des puissances inspiratrices. Une fenêtre, pratiquée sur le devant de la caisse et fermée par une glace ansparente, permet de voir la poitrine et l'abdomen du patient.] 113. Diffteiondesgax. — Quand on établit une communication entre deux ifêces clos, renfermant chacun le même gaz, à la même pression et à la Âme température, il ne se produit aucun mouvement des deux masses nides l'une vers l'autre ; mais, si les gaz en présence sont de nature difféînle, l'équilibre ne subsiste plus, lors même que la pression et la tempéituresont identiques dans les deux résenoirs : un double courant s'établit, lacun des gaz passant du vase où il est renfermé dans l'espace occupé par lutn*. Ce double mouvement continue jusqu'à ce que les deux masses jîdes soient uniformément réparties dans tout le système; il s'arrête sitôt 1^ le mélange est devenu parfaitement homogène.

WuJnrr^MoxoTRS, Phjt. inéd , S* édit. \Q

Le traDsport des molécules gazeuses, qui a pour effet d*en détermiDerk mélange, porte le nom de diff'usion des gaz ou à' aéro-diffusion.

La diffusion des gaz diffère essentiellement de celle des liquides. Cék dernière semble due, comme on Ta vu, à une sorte d'attraction qui s'exercerait entre les molécules appartenant à des substances différentes, et c'ert de rintensité de ce pouvoir diffusif que dépend la vitesse de la diffusion ; m outre, le phénomène en question ne s'observe que pour certains liquidai déterminés, pour ceux qui sont miscibles ; les autres restent séparés et n superposent dans Tordre décroissant de leurs densités. Au contraire, tous Im gaz se mélangent entre eux, et leur diffusion se produit sitôt qu'on les met«i contact les uns avec les autres ; de plus, le transport des molécules gazewi reconnaît pour cause cette propriété des fluides aériformes de tendre sm cesse à occuper tout l'espace offert à leur expansion. Une masse gazaiil^ s'écoule, par conséquent, dans un autre gaz, de la même manière qu'db se répandrait dans le vide, avec cette différence toutefois que lavitem d'écoulement est moins grande.

Dans la diffusion, les gaz se déplacent souvent en sens contraire h mouvement que tendent à leur imprimer leurs pesanteurs spécifiqoeii Lorsque, par exemple, on place au-dessus d'un ballon renfermant l'acide carbonique un second ballon plein d'hydrogène à la même p et à la même température, et qu*on établit la communication entre deux gaz, l'acide carbonique monte en partie dans le vase supéri pendant qu'un volume égal d'hydrogène se répand dans le rése! inférieur pour y remplacer l'acide carbonique sorti (expérience de ihollelj. Quant à la pression, elle conserve, dans chaque ballon, sa première pendant toute la durée du phénomène. Si, primitivement, n'était pas la même dans les deux gaz, elle ne tarde pas à s'égaliser qu'on les fait communiquer ensemble ; en même temps le mélange s' fectue, mais avec plus de lenteur que s'il n'y avait pas eu de différence pression. On peut se convaincre que les choses se passent ainsi, en ada un manomètre à chacun des ballons. [On constate alors que la fi élastique du 7nélange est toujours égale à la somme des foi élastiques des gaz mélangés^ rapportés chacun an volume conformément à la loi de Mariette,

Tel est renoncé de la loi qui régit le mélange d'un nombre quelconque gaz, dont les volumes et les pressions sont aussi quelconques. De cette connue sous le nom de loi de Dalton, il résulte que dans un mélange plusieurs gaZy la pression exercée par chacun (Feux est la même s'il occupait seul le volume total,

VjH appelant y, /",/"... les forces élastiques de plusieurs gaz qui occupent respeeiii Itiâ volumes r, t?\ r"...., en désignant par Vie volume total du mélange, et par Flifci#| élastique finale, on peut représenter algébriquement la loi de Daltondc la manière sui^

ou encore: F Y = f v + /' t' a- /' v* +....]

ABSORPTION, écOCLEUEMT ET DIFFUSIuN DES OAZ

•■IN to pi. — Les lois de la diffusioo et de récoulement des gaz m dea espaces capillaires s'appliquent aussi au cas où les deux fluides parés par une cloison poreuse. [Le phénomène correspond, dans ce oelui que nous avons étudié pour les liquides, sous le nom à'osmose.] l'osmose des gaz, de même que dans leur simple diffusion, les les d'espèces différentes se mélangent les unes avec les autres, lière à former une masse homogène. La rapidité quelle s'accomplit l'échange des gaz est proportionla différence des pressions qui s'exercent sur les ices de la cloison poreuse et au coefficient dit de nent ; si la pression est maintenue égale de part et de la cloison, on n'a à tenir compte que du coefâ - 9 frottement, lequel dépend, comme nous l'avons dit, nature du gaz et du diaphragme à travers lequel la diffusion. On réalise cette condition en introduiiiis le tube t (flg. 121) un gaz, de l'hydrogène, par e, à la pression atmosphérique; l'extrémité supédu tube est fermée par un tampon de plâtre p, et la inférieure, ouverte par le bas, plonge dans un bain rcure que renferme l'éprouvette F. On onfonce le e manière que le niveau du bain soit le même à , :eur et à l'intérieur; l'hydrogène possède alors une laatique exactement égale à la pression atniosphé- ' '""'"' "" *"' de sorte que la pression est la même de part et d'autre du tampon de à travers lequel s'opère la diffusion. On observe dans ces conditions {rdrogène sort de l'appareil plus vite que l'air n'y entre, et que, par ) mercure monte assez rapidement dans le tube; si on a soin de main- ; liquide intérieur constamment au niveau du bain extérieur, en en- . progressivement le tube h mesure que le volume du gaz quiyest renliminue, on conserve régalité des pressions extérieure et intérieure. t de quelque temps, tout l'hydrogène a disparu et a été remplacé par ime moindre d'air atmosphéri laud, au lieu d'hydrogène, on ) de l'acide carbonique, c'est air qui pénètre plus rapidement cide carbonique ne sort, et il ilte que la masse gazeuse augde volume dans l'intérieur du

oit, d'après ce que nous venons ■

ler, qu'il existe une grande

e entre l'osmose et la diffusion

: ; ces deux phénomènes ne dif-

[jue sous un seul rapport : dans

■e, la pression ne se transmet pas

rs le diaphragme poreux; il on

que chacun des gaz pénètre dans l'espace occupé par l'autre, exac-

comme s'il se précipitait dans le vide.

244 t>E LA PESANTEUR

|I^ diffimomètre de Bunsen (fig. 123) est préférable au tube de Grabam* en ce qu'il permet d'opérer sous diverses pressions et de maintenir facilemenl invariables les niveaux du mercure pendant toute la durée d'une expérience. A cet effet, le tube à diffusion t est fixé sur une planchette que robservateir peut faire mouvoir au moyen d'une petite manivelle m et d^un système dt roues dentées ; le tube t est muni, au-dessous du diaphragme en plâtre, d*ai tube latéral t\ destiné à recueillir du gaz à un moment quelconque de l'eipérience pour en faire l'analyse; deux autres tubes latéraux servent i amener l'air ou tout autre gaz au-dessus de la cloison poreuse. Une soupape conique, qu'on peut élever ou abaisser au moyen de la tige P, permet d'eublir ou d'interrompre à volonté le courant gazeux. Les niveaux du mercure dans leiube à diffusion et dans la cuvette E sont visés, à travers une h* nette L» par l'observateur qui tient en même temps à la main la manivelle m, pour rétablir la pression primitive à mesure qu'elle tend à changer.]

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LIVUE III

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