PRODUCTION ET PROPAGATION DD SON
HMtioi eatrt le bniit elle son. — Lorsqu'on met la sirène en marche, ndau commencement aucun son ; mais, à mesure que le mouvement S le nombre des chocs augmente, et quand il est de 16 par seconde, t un son musical ; la hauteur de ce son s'élève à mesure que la B rotation de l'appareil augmente.
ODS maintenant qu'on remplace le disque à trous équidistants tttre (fig. 126), dont le pourtour soit percé d'ouvertures irrégu-
distribuées : avec un semblable disque ent jamais de son musical, quelle que soit
de rotation ; on entend ce qu'on appelle qui, dans le cas particulier, est un siffle-
nos sensations auditives se ramènent à des i à des sons musicauw. Il y a fréquemibinaison de ces deux espèces de sons; \ bruite accompagnent la plupart des sons f,o. i». -TûteTu de «rèoe : fournis par nos instruments de musique. * ouverture» non ôquidu-
..,,.. .A- 1 1 -A tante», produisant un mé-
lart, il n existe peut être pas un «eul bruit lange confu» de son» mu»iésente jusqu'à un certain degré le caractère **"*•
avec un peu d'attention et d'habitude, on nnaître l'existence de sous musicaux dans le bruissement du vent, oulement d'une voiture, dans le grondement du tonnerre, dans le la chute d*un corps sur le sol, etc. De toutes les sources la voix humaine est celle qui participe au plus haut degré à la )n musical et du bruit : les consonnes consistent en bruits; les au contraire, ont davantage un caractère musical ; les bruits dans la parole ; les sons musicaux ont le rôle prépondérant lant.
*ience indiquée au début de ce paragraphe nous donne la clef de la qui existe entre un bruit et un son musical. Quand les chocs li produisent le son se succèdent à des intervalles irréguliers, il ) un bruit; quand, au contraire, l'intervalle de temps qui sépare 3S consécutifs est constant, le son produit est musical. La même 'e explique aussi pourquoi la plupart des bruits ont en même temps 1 degré de caractère musical. Considérons, par exemple, le disque à dans la figure 12G : les ouvertures dont il est percé se trouvent le long d'une circonférence concentrique à la périphérie du nais à des distances inégales les unes des autres; toutefois, dans e, il s'en rencontre toujours quelques-unes déplus ou moins ent équidistantes; tel est, par exemple, le cas des trous a, b, c, d. nières ouvertures existaient seules, l'appareil donnerait, pour une vitesse de rotation du plateau, un son musical d'une hauteur îe; c'est la présence des autres ouvertures qui vient troubler de ce son musical et le tranforiner en bruit. )Ouvons donc considérer tout bruit comme n'étant autre chose lange confus de sons, à la formation duquel prennent part un ceri>re de chocs qui se répètent à intervalles réguliers. Il arrive mêm(3 contre dans un bruit plusieurs mouvements à périodicité régulière
qui, s*il8 étaient entendus séparément, engendreraient chacun un u musical pur; mais, en se produisant tous à la fois, ils se nuisent mutae lement et donnent ainsi naissance à un bruit. Allant plus loin, nous dira qu'il est possible de résoudre tous les bruits en réunions de sons musicau c'est-à-dire en séries de vibrations régulières qui s'accomplissent en mm temps et qui parfois changent rapidement de périodicité. Supposons, pi exemple, que dans le disque de la figure 126 il y ait, outre les ouverluit
équidktantes a, b^ c\ d^ d'autres trous a', b\ c\ inégalement espacés; i
on considère séparément deux de ces derniers, tels que a' et b\ placés ; une distance déterminée l'un de l'autre, leur présence produira, pendant li rotation du disque, une série de chocs groupés deux par deux; or, il snffl de deux vibrations pour engendrer le commencement d'un son musical d hauteur déterminée. Si donc nous admettons, et Texpérience confirme cetfi manière de voir, que dans la formation du bruit il se produise une suooe» sion de sons musicaux dont la hauteur change très rapidement, nous povrons définir le bruit, un mélange de sons musicaux discordants.
107. Vitesse des vibrations sonores. — Les circonstances favorables à la production des sons ne manquent pas dans la nature. On perçoit, en effet, ui son toutes les fois qu'un corps, animé d'un mouvement vibratoire régulier, transmet ses vibrations à notre oreille par l'intermédiaire de l'air, à condji tion cependant que les vibrations transmises aient une intensité et on rapidité suffisantes. Nous avons déjà appelé l'attention sur la fréqueoei du mouvement vibratoire dans les phénomènes naturels (liv.I, §§34el3^ Tout corps, soumis à l'influence de forces qui tendent à le retenir dm une position déterminée, se met à accomplir des oscillations à périoto régulières, quand il vient d'être écarté de sa position d'équilibre par an impulsion étrangère; lorsque les différentes molécules du corps entrent successivement en vibration, le mouvement est ondulatoire. Les manifestation sonores que nous.désignons sous le nom de sons musicaux, veconuaissiA donc pour cause générale le mouvement vibratoire et ondulatoire.
Mais il importe de remarquer que tous les mouvements périodiques M procurent pas de sensations auditives : les oscillations du pendule, les onda (les liquides, se succèdent à des intervalles de temps trop éloignés pour produire un son ; les vibrations qui engendrent la cimleur et la lumière, out,ii contraire, des périodes trop courtes pour impressionner l'organe de louk. Il faut donc que la vitesse de vibration soit comprise entre certaines limita l)Our éveiller en nous la sensation d'un son.
A l'aide de la sirène acoustique (cf. § 105*), il est facile île délermiMf h»s limites supérieure et inférieure des sons musicaux perceptibles : il suffi d'évaluer les vitesses de rotation du disque correspondantes à l'instant oè l'on commence à entendre un son musical et h l'instant où l'on cesse J'en percevoir. En procédant de la sorte, on a trouvé les limites de peroeptihilité des sons musicaux comprises entre i(\ et .*i8 000 vibrations doubkf I»ar seconde. Mais on ne distingue nett<Mnent la hauteur du son que «Un l'intervalle de 30 à 4 000 vibrations; la plupart des sons en usage dans ta musique ne dépassent jjas ces limites restreintes.
On vient de voir entre (pielles limites peut varier la vitesse d*oscillâtioe. sans que le mouvement vibratoire de l'air cesse d'èti^e perçu comme ««