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Des Attractions et Répulsions magnétiques

Sj5. Nous sommes maintenant en état d'expliquer les phéno» mènes que produisent les aimans en yertu de leurs actions mutuelles. La plupart de ces explications ne sont , pour ainsi dire ^ que la traduction de celles que nous ayons données (682) des effets que présentent les corps isolans, dont une partie est k l'état vitré y et l'autre à l'état résineux, et particulièrement les tourmalines. Nous pouvons supposer, si nous voulons, que le fluide boréal d'un aimant fait la même fonction que le fluide vitré d'une tourmaline , et que le fluide austral est Fanalogue magnétique du fluide résineux , et tout ce que nous avons dit de l'espèce de pierre dont il s'agit , s'appliquera comme de soi-même aux aimans. Ainsi le rapprochement des phénomènes qui appartiennent attc deux branches de connaissances , se trouve limité à ceux où chaquJftorps n'a que sa quantité naturelle de fluide , qui peut bien être décomposée, mais jamais augmentée ni diminuée. Au reste , si cette constance du fluide magnétique à rester engagé dans l'intérieur du fer , sans se produi/e au dehors, ne promet pas des phénomènes aussi frappans que ceux auxquels Félectricité donne naissance, elle en offre qui méritent d'autant mieux d'être étudiés par des observateurs attentifs, que plus une cause semble affecter de se cacher , et plus elle fait paraître la sagacité deceui^ qui en ont pénétré le mécanisme.

Equilibre de deux morceaux de Fer dans

Vétxit naturel.

876. Lorsque deux morceaux de fer A et B, en présence l'un de l'autre , sont dans l'état naturel , leur équilibre , ainsi que celui des corps qui ne donnent aucun signe d'électricité, dépend de quatre forces qui se détruisent mutuellement. En nous bornant à

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Considérer ces forces dans le corps A , -pàfàe que toute action est réciproque, nous devons concevoir que le fluide austral de ce corps agit par attraction sur le fluide boréal de B, et par répulsion sur son fluide austral; et que, d'une autre part, le fluide boréal de A agit par attraction sur le fluide austral de B, et par répulsion sur son fluide boréal. Un raisonnement semblable à celui que nous avons fait (661) par rapport aux actions électriques, prouvera que les quatre forces dont il s'agit ici sont égales entre elles; et comme il y a detix attractions et deux répulsions, il s'ensuit que toutes les forcés sont en équilibre.

action mutuelle de deux Aimans,

877. Nous avons vu (682) que quand deux corps îdio-électrîques ont leurs parties dans des états opposés , et qu'on les met en présence, ils s'attirent- par leurs côtés différemment électrîsés, et se repoussent par leurs côtés sem])lai3lemeat électrisés. De même, si deux aimans M , N ^fig» 6 ) se regardent de manière que M tourne son pôle boréal B vers le pôle austral ^^e l'aimant N, le fluide boréal de B, par exemple, étant jftine plus petite distance de l'aimant N que le fluide austral de A , nous pourrons considérer l'aimant M comme étant tout entier à l'état boréal , en vertu d'une force B' , égdle à la diflerence entre les forces de A et de B; et la force B' agissant plus par attraction sur le fluide austral du pôle a que sur le fluide boréal de ô, qui est plus éloigné de l'aimant M, l'attraction l'emportera; et si les deux aimans sont libres de se mouvoir , ils s'approcberont jusqu'au contact et adbéreront l'un à l'autre*, si, au contraire, le pôle h était tourné vers le pôle B, comme le représente \^fig 7 , il est facile de voir , en faisant le même raisonnement, avec une simple inversion dans les termes, qu'il y aura répulsion entre les deux aimans. Ce sera la même chose, si l'on suppose que ces aimans tournent l'un vers l'autre leurs pôles A , a, sollicités par le fluide austral. En général, deux aimans s'attirent par leurs pôles de différens noms, et se repoussent par leurs pôles de même nom.

878. Il est facile^ au moyen d'une exi^érience très connue, de

Tà-îOet ces diiférens résultats. Il sulllt cL'avoir une aiguille ma^ gnétîque^ mobile sur un pivot, et de lui présenter un htrreau aimanté 9 dont on Tarie la position de manière à £ftire naitre tuo cêssÎTenent les attractions et les répulsions qui dépendent des pôles 9 que Ton met en regard (i). Pour compléter l'expérience , on transportera le barreau derrière Taiguille , d'un o^ ou de l'autre^ et dans le mâme alignement Elle restera imm(^}ile , si les deux pâles roîsins sont de nom différens *, mais s'ils sont de mémo nom, on verra l'aiguille faire une demi-révolution autour de son centre et après plusieurs oscillations, se diriger en sens contraire de sa première position. Nous avons vu (753) que deux tourmalines chauffées, et placées dans des circonstances ansiogues , se comportent absolument de la même manière que les deux corps magnétiques dont nous venons de parler. Il nous arrive souvent , lorsque des savans qui cultivent la Minéralogie nous invitent à leur montra l'expérience des tourmalines, de la £aire précéder par ceQe des aimans, dont elle ofi^ la répétition avec un fluide différent; oe qui ajoute un nouveau dc^é d'intérêt à celui qu'elk exdte par eUe-même.

Effets des Actions électriques et magnétiques exercées par un même corps.

Sy^» Nous avons conçu l'idée de réunir dans un corps mûque les actions qui ont lie» sépasément avee les deux appareâs précé-dens. Pour y parvenir, on prend une aiguille de boussole aif {fig', B) , montée sur un pivot auqud un bâton de g<Hnme4aque sert de suf^port On la place entre un rhomboïde gl de spath d'Is-

{i) On fvbttkve a^ac arantageàraigoille an petit barreau en prisme à bases canëes, seB»blal>ie à celui qa''eaiplcwent les minéralogistes poar «prouTer les mines de fer , dans lequel on a pratiqué une ouverture qui sert de chape , pour la tenir librement suspendue sur la poiote d'an pi%*oc. Sa masse le garantit de la tendance qui sollicite Taiguille à faire des oscillations nuisibles h l'effet principal, il se fixe presqu'aassitôt qu'on Fa placé, et les mouyemens que Ini imprime l'action du barreau qu'on lui présente en sont plus distincts et plus réguliers.

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