Tome II
66 TRAITÉ £I.ÉM£NTAIRB
lande et im moroeaii de snocîn r , aj^ani par le bas, deannièrd qu'A pause se tenir ddboat. Ces dem. corps odI été auparaTanl électrisés par le frottement, et ils sont sitoé» de manière que Faignille reste dans la direction du méridien magnétîqiie (i). SU oes mêmes corps agissent conformément aux lois ordinaires , le fhndc âeetriqne nature de raigniUe sera décomposé ; le soccin attinra Ters Fextrémité de FaigaiDe tournée de son cAté le fluide litre V qoi s'est dégage de la combinaison , et le spath dislande attirera le fluide résineux r j prorenu ^ la même fcnrce, Ters Fextrémité opposée à la première. Dans cet état de dioses , l'aiguille pourra être oonsiilérée comme ayant à la fob deux pÔles magnétiques a, 6 y et deux pôles électriques r, v, situés dans les mêmes points que les précédens. Maintenant, si Fon présente sncoessirement un barreau aimanté aux p^es a , 6, de FaiguiUe, il agira tfur die à la manière d'un ctnrps magnétique. Si ensuite on présente un bâton de cire à cacbeter , électrisé par le frottement, d'abord an pôle r et ensuite au p^ f, il agira par répulsion sur le {«emier et sur le second par attraction , comme si \r magnétisme de l'aiguille a^était évanoui. Si enfin on substitue au bâton de cire un fragment de spath d'Islande ., ou une topaze qui ait subi de même lefrottement^ le pôle %^ sera repoussé, et le pâle r sera attiré.
Les deux corps que Fon présente à Faîguîlle en dernier lieu, se trouTant dans les sphères d'activité du succin et du rhomboïde, l'électricité de ceux-ci tend à augmenter cdk qu'ils ont acquise par le frottement, lorsqu'de est d'espèce différente, et à la diminuer, lorsqn'dle est de la même espèce. Mais comme ils sont isûlans , ce que Fâectricité de l'un gagne à cette influence, et ce que Fautre j perd est peu sc^nsible , en sorte qu on en £aiil abstraction. On peut nég^ger de même Fefict des actions électriques que le suocin et la cire exercent sur le barreau considéré comme étant
(i) n est indifféreat de disposer cfs corps comme riodiqoe la figure , oii lei lettres a , &, dcsignent , Tune le fW^le austral de raiguiUe, et Fautre son p6fe ' , oo de les placer dans on ordre inYeise»
à Tctat naturel y parce qu'elles u'empêcheiit pas Faction magnétique d'être prédominante.
Le résultat «qui ^ieht d'être exposé parait très propre à faire ressortir la distinction des deux fluides , en nous les montrant dans une circonstance où leurs molécules , après s'être dégagées d'entre odles d'un même corps , agissent indépendamment les unes des autres, comme si chacun d'eux existait seul dans l'espace ou ils sont réunis.
ActîoD d'uD Aimant sur le Fer dans l'état naturel.
879. Concevons que le corps N {^fig. 6 ) soit un barreau de fer, qui , étant d'abord à l'état naturel , se trouve placé dans la spbëre d'activité de l'aimant M, de ihaniërc que cet aimant tourne vers loi son pôle boréal E La force B' de cet aimant, égale à l'excès de la force de B sur ceQe de A , agira pour décomposer le fluide de N; et il est visible que Peffet de cette action sera d'attirer vers a le fluide austral dégagé de la combinaison , et de repousser vers b le fluide boréal; c'est-à-dire, que le barreau N acquerra lui-même la vertu magnétique, en sorte que les pôles les plus voisins seront ceux de noms diScrens, et que les deux aimans s'attireront. Le résultat sera le même , si l'on suppose que le barreau de fer ait été présenté à l'aimant M du côté opposé , de manière que cet aimant tournât vers lui son pôle austral A. G>ncluons de là que lorsqu'on met en présence d'un aimant un barreau ou un morceau quelconque de fer qui était auparavant à l'état naturel, l'action de l'aimant lui communique im magnétisme contraire à celui du pôle dont ce barreau était le plus voisin , en sorte que , dans ce cas , il y a toujours attraction entre les deux corps. Le pbysîcien ne fait encore ici que se servir du fluide magnétique pour imiter une expérience électrique-, savoir, celle où un corps qui est dans un certain état d'électricité , commence par faire sortir l'autre corps de son état naturel, et ensuite l'attii'e à lui (675)
88o.Le barreau qui a reçu le magnétisme agit à son tour sarYalmantqui le lui a communiqué, en décomposant une nouvelle portion du fluide naturel de cet aimant ^ dont une partie est
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attii^Ters le pAe le plus Toîsin du barreau, et l'autre repoosséf Ters le pôle opposé. La même chose arrive, à 'pbas forte raifoo, lorsqu'on Ùlïï prendre le magnétisme à un barreau par le eontftct immédiat d'un autre barreau déjà aimanté: il ca résulte vm espèce de paradoie très embarrassant pour les pfayncîensqiii a^ mettaient des touriiîllons ou des effluYes magnétiques; c^est qu'un aimant pouy ait devenir plus fort lorsqu'il paraissait avoir cédé unt partie du fluide dans lequel résidait sa force. Au reste , œ surcroit de Tertu acquis par l'aimant , n'est bien sensible qu'autant qoe la force cœrcitiTe de œt aimant n'est pas très oonsidéraUeL
881. Béaumur a observé le premier , avec surprise , qu'un aimant qui avait à peine la force nécessaire pour soutenir un moroeaii de fer d'un poids déterminé , l'enlevait plus aisément lorsqu'oD plaçait œ fer sur ime enclume. Cet effet s'explique de soi -néme dans la théorie que nous avons adoptée: le fer ne peut être en contact avec l'aimant , sans devenir aimant lui-même ; dès Ion il agit de son côté sur .l',enclume pour l'aimanter aussi , et Fandume à son tour , réagit sur lui pour aiq^menter la quantité ds fluide lilHre dans chacun de ses pâles ^ c'est-à-dire qu'elle le rend plus attirable qu'il ne le serait sans elle.
88a» Reprenons l'fajpodièse où le corps N ayant passé de Fétal aaturd à œhii de magnétisme , par l'action du corps M , les positions respectives des p6Les étaient celles que représente h figure. Supposons de plos, pour mettre l'expérience dans le cas k plus &ToraUe, que les deux corps soient en contact par leurs pAlesBy a. Si l'un place denriève le corps N, auprès du point ^ > un Bouyeau corps qui soit dans l'état naturd, l'action de N le conTertiray èson tour , en un aimant dont le pôle austral sera coc' tigu au pôle b , et l'on pourra continuer cette série indéfiniment Une manière a^^sex curieuse de varier cette expérience, consiste à présenter un des pôles d'un petit barreau magnétique à l'une dn extrémités d'une aiguille k coudre , puis à élerer le barreau pour que FaîguiUe j reste suspendue : l'extrémité inférieure de c«Ueci sert easiùte comme d'amorce pour attirer une seconde aiguille, quiibmitiw déaakDesutpepdBeàia poenûèret et aîoaîde suitei
tant que la force magnétique Femporte svr la peHtnleiir quagit |kmr rompre la <^fiie.
889. Yoîci un autre résultat qui, tout âémentaire qi^il est aujourd'hui pour ceul qui connaissent tant soit peu la diéorie de Paimant y en offire utiepreuye si parlante, qu'il mérite, par eda seul , d'être cité. On a deuit barreaux aimantés à peu prës cPégak force 9 et Ton présente tour h tour k chacun d'eux une def qu'A soit capable d'enlever, ce qui a lieu, quel que soit k pôle que l'on mette en contact atec la clef. On dbpose ensuite un des bar-» reàut: sur une table, de manière qu'il la dépasse asseï pour que la clef y reste siispendue. On pose alors l'aulie barreau sur odui auqud la clef est adhérente, en faisant conespondre du même côté les pôles de dificrens,noms*, à Finstant la clef tombe, parce que Faction que le pôle en contact avec elle exerce pour attirer à lui le fluide hétérogène de cette def , est presque détruite par Faction répulsite du second barreau ; d'où Fon voit que Fexplica-r tion du ùli suppose nécessairement ce principe , que le fer mis en contact arec un aimant, devient aimant Ifùnnème. On ecm^ çoit aussi la raison de l'espèce de surprise que cet efifet occasionne , lot'sque l'esprit n'est pas en garde contre le paradoxe qui se présente k l'ceil, et qui consiste en ce qu'une force est détruite par l'addition d'une autre force qui, onployée seule > produit en ap* fartnce un effet tout semblable.
Disposition des Parcelles de Fer en lignm courbes y par V Action magnétique.
8S4. L'action du magnétisme se transmet libreihent à tra* TëH tous les corps qui ne sont pas susceptibles de Faoquérir. Que FoU interpose une planche, une ^ace, une i^aque de cuitre, etc., entre deux aimans , on ne remarquera anCune altération sensible datis leurs actions réciproques. Le charlatanisme a profilé de cette £ieulté qu'ont les forces magnétiques de n'étrô sarétées par aucun obstade , pour donner un air de pi^tige à des phénomènes très ordinaires, à Faide d'un sàtécanisine qui en dérobait aux regards le Tcritable agent.