‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 16 sur 38 · Le fer, que la main bienfaisante du Dieu qui a créé Fu · texte numérisé non relu

Le fer, que la main bienfaisante du Dieu qui a créé Fu

(ivers a répandu dans le sein de la terre avec une abondance

. proportionnée aux services qu'il nous rend , étend son existence

lien au-delà des mines où il se présente comme de lui-mèm«

Ït2 TRAITE ELEMENTAIRE

pour être approprié à nos usages. Il s'introduit partout^ et remplit la nature entière de ses modifications. Il s'unit intimement ou par voie de mélange aux. autres métaux. Il est disséminé en grains, ou en particules imperceptibles dans une multitude' de pierres. Il fait la fonction de principe colorant dans les marbres , dans les agatbes, et dans une grande partie des pierres précieuses > où, combiné avec différentes quantités d'oxîgène , il parcourt tous les degrés del'écbelledu spectre solaire.

948. Les pbysiciens et les minéralogistes emploient ayec aTantage, pour reconnaître sa présence, lorsqu'elle échappe aux jeux , ou est masquée par l'oxidation, l'action d'un petit barreau magnétique monté sur un pivot , en profitant de la propriété qu'il a de faire servir le fer à se déceler lui-même. Nous préfércms à ce barreau une aiguille en forme de losange, comme étant plot mobile et plus sensible à l'action du fer.

949. Mais l'usage de cette aiguiUe est limité , et mêmue pins que dans le cas oii l'ai guille resterait abandonnée à ses seules forces. Deux causes diminuent sa tendance naturelle pour obéir à l'action des corps qu'où lui présente. L'une est la résistance produite par le frottement qui a lieu au point de suspension*, l'autre, dont l'influence est plus sensible, dépend de l'action que la force magnétique du globe exerce sur l'aiguille pour la maintenir dans sa direction, et qui se manifeste pai* le mouvement que fait cette aiguille pour reprendre sa première position toutes les fois qu'on l'en a écartée. On peut rendre l'effet de la première cause presque nul, en suspendant l'aiguille sur un pivot terminé par une pointe très déliée; mais l'effet de l'autre cause subsistera encore: et si la quantité de fer contenue dans le corps soumis à l'expérience est si petite ou tellement chargée d'oxigène , que son action soit inférieure à la force qui maintient l'aiguille dans sa position, celle-ci restera immobile.

9Ô0. £n réfléchissant sur ces effets , nous avons conçu l'idée de diminuer tellement la force qui s'oppose au mouvement de rotation de l'aiguille , qu'elle fût incapable de dérober celle-ci à l'action de quelques particules de fer qui , dans une expérience faite à l'ordinaire, seraient comme si elles n'existaient pas. L'exposé

£ïît£ al'ordmairèy seraient oomme si «lies n'existaient pas. L'exposé du moyen Ir l'aide d«K[iiel nous avons rem|Ai ce but, nous paraît mériter d'autant mieux de trourer ici sa place , qu'il a ajouté un nouveau phénonkne'à cemt qu'avait ofiterts jusqu'alors le magnétisme, et donné un nouveau développement k leur théorie. Soit mr (Jiff. 3o) l'aîguilie susj>endue sur son pivot, auquel cas elle tournera son pôle austnia vers le nord et son pôle boréal b vers le sud. Nous disposons à «me oertaine distance de l'aiguille, et au méjoe nivea» , d^un côté ou de l'autre , par exemple vers le midi , un barsean aimanté MB., dont la direction approche, autant qu'ilest possiUe, d'être sur le prolongement de celle de Faiguifle , et -dontlespéles JIl, B^soient renversés à l'égard des siens. Nous faisons «.vanoer ensuite doucement le barreau vers l'aiguille. A un certain terme eeU&«i s'écairtedesa direction naturelle, et commence k tourner autour de son centre ; et, sansla forceqnele globe exerce sur cette aiguiHe pour la ramencx'à sa premiëreposition, elle ferait . une demi-révolutionantourd' oHe m ême ccmimie dans Texpérience %px nous avons citée plus haut (S77). Mais elfe ne s'écartera de sa première direétion<yaeîusqu'auterraeoù la force qui agit pour Vj ramener setrouvera en éqiûlil»eavec cellequele barreau exerce sur «UefoorlefairemouvoHren sens contraire. Supposons quecetéquilibie ait lieu au moment oè le pôle a de l'aiguille u déccit l'arc ^mê (;/%^>3o), en sorte que cette aiguille ait prisla directions A (1); «t «nedysons les«etions des forcer qui déterminent Téquilibre dont SL sf agit.« ijd pôle boréal N du gkbe » qu'il faut de représenter éloi^-

(i) dLt'ekpërieivoe toom a para «e flâre ^ns ^etlematit , loi^s^c Tare que .parooon raigailie esc Au. côtëde robsecrateor ^platôtqne du oôlé opposé. C'est ce qai aura lieu dans le cas que représente la figure» si l'on suppose cet observateur situé en O.Vour amener cette disposition , après avoir placé le barreau MN sur la yirè<AîoYi prolongée de l'aigùilie, comme nous l'avons dit , l'obserfttteat le'fcra mouvoir ée son cbté , parailèlement à lui-ménte , d'une quanlll^ ^kÀ 5 on 6 millimètres; ensuite il le conduira doucement vers l'ai' mUJAtà j €11 Ini conservant la même direction , joaqu'ii ce qu'elle ait commencé à foire nn mçnvement sensible dans l'arc ae, après quoi il le remettra dans sa 'première position , et continuera de l'approcher d« TaigHiUe, qui , à son tour, "^^tfài^vrà sa ittardife daixaleméiKit stnt.

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