‹ Traité élémentaire de physiqueChapitre 20 sur 38 · VIIL DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

VIIL DE LA LUMIÈRE

Après avoir développé les difiérens phénomènes produits par les fluides répandus autour de nous et dans les régioiis voisines de notre globe, nous nous aérerons maintenant jusqu'à la considération de la lumière , qui a sa source dans les astres , et dont Taclion embrasse la sphère entière de l'univers.

La Physique ne nous offre nulle part un ol^ plus digne dt notre étude i soit par la beauté , soit par le nombie des phénomènes% Les services que nous tirons du fluide qui ikdqs édaire aéraient seuls capables d^exciter toute noire attentioii pour bien coimattre ses propriétés» Si Pair , en servant de vâûcole à la parole, nous met en commerce de pensées avec nos semUafales, k lumière ajouts un grand prix à ce comniKioe, en nous rendant pràâente leur image, qui dle^ttème a tant de choses à nous dire. Plus susûcptihle d^impressions vannes que les autres sens, Fceil, par le secours de la lumière, saisit tout à la lois dans ks corps les foriiie$iqui les terminent, les cmkuK qui les cmhdQBsieBtyks rapports de leurs posittoiis, lesuMu^^nseus qui les transportait dansPespaoe^ il démêle, sans aucune contfuskm, toutes ces aodifk)atiotts qui semblent se foiaer de milk maniiènes daw ce^ <dit«risil)é dPob|els auxquds s'tétead le pouvoir d'un simple reprd.

DE PHYSIQUE. l/|5

Mais si la ylsion n'était que directe , la partie même dans laquelle l'oeil a son siège, celle qui nous caractérise et qui nous &it reconnaître par les autres , serait restée inconnue pour nousmêmes : la lumière y supplée , en nous offrant notre portrait fid^ derrière les surfaces réflécliissantes dont l'action multiplie tout ce qui se présente devant elles.

Ce n'est point encore là que se bornent les services que nous tirons de ses propriétés. Au-delà des globes qui brillent sUr nos têtes , il en existe d'autres qui se dérdbent à notre vue par l'immensité de leur éloignement, tandis que près de nous , des milliers d'êtres cliniques échappent de mémeà nos yeux par leur extrême petitesse. La lumière , en se repliant dansles corps diaphanes terminés par des faces curvilignes , nous a mis à portée d'apercevoir ces doix espèces d'infinis; elle a ouvert un nouveau ciel à l'Astronomie, et un nouveau champ à l'Histoire naturelle.

995. On a cet avantage, dans la théorie de la lumière, que la marche de ce fluide est géométrique, en sorte qu'en partant d'un petit nombre de lois , on parvient à déterminer les résultats par des méthodes précises et rigoureuses. On sait que le célèbre Saunderson , quoique aveugle depuis sa pnemière enfance , donnait des leçons publiques d'Optique ; il considérait les rayons de la lumière comme de simples lignes matérielles , qui agissaient sur l'œil par contact; en voyant ces lignes par la pensée, il faisait concevoir aux autres conunent leurs yeux voyaient les objets mêmes dont elles excitaient en eux l'impression.

996. On peut considérer la lumière , dans l'état de composition qui lui est naturel, et sous lequel on la voit d'une blancheur éclatante , ou comme étant décomposée en différentes espèces de rayons diversement colorés. Les propriétés relatives au premier état conduisent à déterminer ce qu'on peut appeler les routes de la lumière. Ce fluide tend toujours par lui-même à se mouvoir en ligne droite. Mais il arrive souvent qu'il rencontre un obstacle qui lui refuse le passage , et lui permet seulement de se réfléchir sur sa surface; ou bien un milieu , c'est-à-dire, un corps transparent, qu'il pénètre en éprouvant une déviation, à laquelle on a donné le nom de ràJraction<,^n comprenant^ sous la dé^0Illi•^

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