EFFETS SUR LES VÉGÉTAUX
consiste en une botte à manche isolant m, dans laquelle un mouvement d'horlogerie fait tourner une roue dont une dent vient à chaque tour rencontrer un petit ressort, de manière à fermer un instant le circuit. On peut faire varier la vitesse, en modifiant plus ou moins la tension du ressort. Quand la chaîne est appliquée sur le corps, on peut obtenir de légères commotions au moyen du cylindre interrupteur, E (fig. 4127 ). Un tube de verre, terminé par des viroles métalliques, par lesquelles il est accroché en e au milieu de la chaîne, contient Un ressort en hélice fixé à Tune des viroles, et qui ferme le circuit quand son extrémité libre, munie d'un disque étoile, vient toucher l'autre virole; ce qui se produit fréquemment, le ressort oscillant aux moindres mouvements du malade.
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Fig. -1427.
Nous ne devons pas entrer ici dans plus de détails sur la manière d'appliquer l'électricité à la thérapeutique, sur l'efficacité des méthodes adoptées par les divers praticiens, sur les cas où elles peuvent être appliquées sans danger, et sur les précautions à prendre dans chacun de ces cas ; ce serait sortir de notre sujet, et nous nous contenterons de renvoyer aux ouvrages spéciaux.
m. IfTeti de l'électricité sur lei végétaux.
4649. Van-Marum, ayant fait passer de fortes décharges à travers des branches de différentes espèces d'euphorbes, reconnut qu'elles avaient perdu la propriété de chasser au dehors, quand on les coupait, le suc laiteux qu'elles contenaient ; d'où il conclut que le passage de l'électricité avait détruit dans les vaisseaux la faculté de se contracter.
Giulio, de Turin, a vu les feuilles de différentes espèces de mimosa se replier sur elles-mêmes quand il faisait passer à travers les branches, le courant d'une pile de 50 couples. Les feuilles se contractaient lentement et les unes après les autres, pendant le passage du courant, et non au moment où on l'introduisait. Un seul couple ne produit aucun effet, même sur la mimosa termina, qui se contracte le plus facilement.
Il résulte d'expériences faites par MM. Becquerel et Dutrochet, que le mouvement circulatoire de la sève dans les cellules du chara, est ralenti pendant le passage d'un courant suivant la longueur de la tige, quel qu'en soit le sens. Si le courant est assez fort pour arrêter le mouvement de la sève, le mouve-
ment reprend peu à peu sa première vitesse ; on l'arrête de nouveau en augmentant le nombre des couples de la pile, puis il reprend encore, et ainsi de suite, jusqu'à ce que le courant soit assez fort pour arrêter le mouvement pendant plusieurs heures.
15S0. Influence de l'électricité mmw la germination et la TéffétmtUn. — L'électricité parait influencer la germination des graines. Nollet avait vu des graines humectées et électrisées germer avec rapidité, tandis que d'autres de môme espèce placées dans les mêmes conditions, mais non électrisées, ne germaient pas. Ce phénomène a été étudié par Jalabert, Davy, et en dernier lieu par M. Becquefel1. Ce dernier physicien plaça une capsule en porcelaine entre deux capsules en platine en relation avec les pôles d'une auge de 30 couples faiblement chargés ; les capsules communiquaient entre elles par des mèches de coton mouillé, et contenaient de l'eau de Seine et du coton sur lequel étaient des graines de cresson alénois. La germination se fit également dans la capsule négative et dans la capsule de porcelaine, et fut très lente dans la capsule positive. Le courant ayant été interrompu, la végétation continua dans les deux premières capsules et fut comme suspendue dans la dernière, dont l'eau avait une réaction acide, tandis que celle de la capsule négativ» était alcaline. Or, on sait que les acides nuisent à la végétation, et que les alcalis en petite quantité la favorisent. — M. Becquerel a encore disposé dans deux soucoupes, des doubles lames zinc et cuivre soudées par une de leurs faces ; dans l'une des soucoupes, le zinc était en dessus, et dans l'autre il était en dessous. Une troisième soucoupe contenait une lame de verre au lieu du couple métallique. Toutes les trois contenaient de l'eau, du coton et des graines de cresson ou de pois ordinaires. Au bout de deux ou trois jours, la végétation était la plus avancée sur le coton qui reposait sur le cuivre. Sur la surface du zinc, les radicules semblaient fuir le métal, se contournaient, et les tiges cessèrent bientôt de croître. On trouva sur la face cuivre une réaction alcaline, et l'on constata sur la face zinc la présence d'un sel de zinc nuisible à la végétation. Les résultats étaient encore plus marqués avec de l'eau contenant une petite quantité d'un sel à base terreuse ou alcaline. Il semble résulter de ces expériences, que les courants agissent sur la germination en décomposant les sels contenus dans l'eau, ou dans la graine : au pôle positif, les éléments acides nuisent à la végétation, tandis que les substances alcalines transportées au pôle négatif, la favorisent.
On a généralement remarqué que la végétation est très active par les temps d'orage, et l'on a voulu attribuer cet effet à l'électricité de l'atmosphère ; mais comme les orages ont lieu quand il fait chaud, et qu'ils sont accompagnés de pluie, on peut attribuer les résultats observés, k la réunion de la chaleur et de l'humidité, c'est à-dire des deux circonstances les plus favorables au développement des végétaux.
» Archives de botanique, t. I, p. 395.