INTENSITE
SainUAntoiae..
Garthagène. . .
New-York... .
Naptes
Lyon
Paris
Bruxelles.. . .
Berlin
Christiana.. . .
Péierobonrg.. .
Baie de Baffln.
Spitxberg.. . .
H. Ed. Sabine, de 1818 à 1820, a étudié l'intensité dans les régions polaires, et depuis, une foule de savants, qu'il serait trop long de nommer, ont fait de même dans toutes les parties du monde. Il résulte de l'ensemble de toutes les observations, que l'intensité augmente le plus rapidement dans l'hémisphère boréal. D'après M. Sabine, elle est égale à 1,624 au pôle magnétique nord prés des lies Melville, c'est-à-dire moindre qu'à New-York, où elle est 1 ,803, tandis qu'au pôle magnétique austral, situé sur la terre Victoria, près du volcan Erebus, Ross l'a trouvée égale à 2,052. Le minimum d'intensité, 0,706, a été observé par A. Erra an, à 19° 59' de latitude sud, et à 10° 2' de longitude est.
UfMa iMeljrMmiqMa. — On nomme ainsi des lignes qui passent par les points de la surface du globe où l'intensité magnétique est la même. De Humboldt a tracé quelques lignes isodvnamiques dans l'Amérique équinoxiale. En 1826, M. Hansteen a publié pour l'hémisphère nord, une carte de ces lignes. Elles différent notablement des lignes isoclines, et sont beaucoup plus irrégulières ; elles peuvent même les couper à angle droit, comme cela a lien au Pérou. M. Hansteen a remarqué aussi une ressemblance assez frappante
entre les lignes isodynamiques et les lignes iioikermes (II, 1409), ressemblance confirmée depuis par MM. Brewster et Duperrey , et qui porte à penser que les intensités magnétiques dépendent de la chaleur. M. Hansteen a conclu aussi, de la configuration des lignes d'égale intensité, comme il l'avait déduit de ses lignes isogoniques (1238), qu'il existe deux pôles magnétiques au nord. Mais M. Duperrey, qui a publié aussi des cartes des lignes isodynamiques pour les deux hémisphères, dans lesquelles il est parvenu à en tracer neuf, n'a trouvé qu'un seul pôle. Les lignes se resserrent latéralement en approchant du pôle nord de la terre, à peu prés comme le font les lignes isothermes, mais elles ne se divisent pas en deux courbes distinctes, et le pôle déterminé par l'intensité, est renfermé dans un espace très allongé allant de la nouvelle Sibérie aux grands lacs, dans l'Amérique du nord. Cependant, nous devons
dire que quelques physiciens, entre autres M. Gauss; admettent qu'il y a dans chaque hémisphère deux points où l'intensité est un maximum. Ces points coïncideraient avec les pôles du froid (II , 1109), mais non avec les pôles magnétiques déterminés par la déclinaison et l'inclinaison.
Parmi les lignes isodynamiques, il y a à considérer celle du minimum d'intensité. M. Duperrey a reconnu que cette courbe ne coïncide pas avec la ligne sans inclinaison , comme on l'a cru d'abord. Du reste, il n'a donné ses cartes qu'avec réserve, à cause des nombreuses incertitudes de ce genre d'observation, et aussi, des changements produits dans l'intensité môme du globe en chaque lieu par les variations de température.
M. Biot, en partant de l'existence de deux centres magnétiques placés 1res près l'un de l'autre dans l'intérieur du globe, supposé homogène, a trouvé que les intensités i aux différentes latitudes, 1, sont données par la formule
*=:|/H-3sinn,
Pour la vérifier, M. Duperrey a pris pour intensité aux différentes latitudes, la moyenne des intensités observées sur le parallèle géographique qui leur correspond, et il a trouvé des résultats sensiblement d'accord avec ceux que donne la formule de M. Biot. Ces derniers sont un peu plus faibles jusqu'à la latitude de 55° environ ; ils deviennent ensuite un peu plus forts. La différence est au plus de 0,015 de la valeur prise pour unité. Dans la fig. 912, les ordonnées de la ligne pleine représentent les intensités observées, et celles de la ligne ponctuée, les intensités que donne la formule aux latitudes représentées par les abcisses.
Fig. 918.