APPAREIL DE M. GAUSS
parallèles, l'équilibre n'aura lieu que lorsque l'aimant fera un certain angle avec le méridien magnétique, angle qui dépendra de la force directrice, et qui, par conséquent, variera avec l'intensité du magnétisme terrestre. M. Gauss fait en sorte que l'aimant soit à peu prés perpendiculaire au méridien magnétique, afin que l'action du magnétisme terrestre soit plus efficace.
Voici comment est disposé l'appareil : l'aimant, qui pèse 42 kil. {, est placé dans un étrier analogue à celui du déclinomètre (fig. 914); seulement le crochet c est remplacé par une bande en cuivre portant deux petits treuils, autour desquels s'enroulent les fils métalliques de suspension. L'angle du barreau avec le plan des fils, quand ils sont parallèles, se mesure au moyen d'un disque divisé, analogue au disque r (fig. 914). Entre les deux treuils est fixé un miroir vertical susceptible d'être orienté à volonté. Dans ce miroir vient se réfléchir une règle divisée placée au pied d'un théodolite. La moindre variation dans l'intensité de la composante horizontale fait changer la position de l'aimant, et l'appareil est tellement sensible qu'il permet d'apprécier t%oôô do cette intensité. Il faut avoir soin de tenir compte des changements de température.
Magnétomètre balance. — Cet instrument, imaginé par le Dr Lloyd, est destiné à apprécier les variations de la composante verticale du magnétisme terrestre. Un barreau aimanté aa(fig. 915) est fixé à l'extrémité d'un couteau ce reposant sur des plans d'agate , et que l'on peut soulever au moyen de la clef K, par l'intermédiaire de la fourchette f. L'aimant aa est rendu horizontal au moyen d'un contrepoids formé d'une petite masse, qui glisse sur une vis horizontale fixée au couteau du côté sud. Une autre vis verticale porte aussi une masse en forme d'écrou, au moyen de laquelle on peut faire varier * la position du centre de gravité, que l'on amène sur l'axe magnétique de l'aimant. Ces deux vis ne se voient pas sur la figure. Le thermomètre / sert à compenser l'influence de la chaleur : quand la température s'élève, l'aimant s'affaiblit ; mais la colonne de mercure Rallongeant, elle fait avancer le centre de gravité du système, du côté du nord, de manière que l'aimant tend à s'incliner par un effet de la pesanteur, qui vient compenser la force magnétique perdue. Pour observer les changements déposition de l'aimant, il y a à ses deux extrémités des anneaux en cuivre non représentés dans la figure, et portant des fils croisés que l'on observe au moyen de deux microscopes à réticule.
Dans les observatoires, on ne mesure pas directement les variations de l'inclinaison, à cause des incertitudes des méthodes, mais on les déduit des variations des intensités des composantes horizontales h et verticales v de la force terrestre, au moyen de la formule tangi = vlh.
4*48. Appareils enregistreurs. — Dans plusieurs observatoires , les appareils que nous venons de décrire sont disposés de manière à enregistrer leurs propres indications, au moyen de la photographie, d'après le système de M. Broocke (1, 390). — Prenons pour exemple le magnétomètre balance. Au couteau ce (fig. 915 et 916) est fixé un miroir sphérique concave m, en avant
duquel se trouve un bec de gaz r entouré d'une cheminée opaque, qui laisse passer par une fente un faisceau de rayons lumineux; le faisceau forme, au-delà du bec de gaz, un foyer /*, qui tombe sur une feuille de papier pboto-
Fig. 94 5.
Fig. 94 6.
graphique appliquée sur un cylindre de verre que fait tourner un mouvement d'horlogerie. Un second cylindre en verre enveloppe le premier, pour conserver l'humidité du papier. Si le magnétométre ne bouge pas, le foyer marque sur le papier une circonférence ; mais si le miroir change de position, le foyer trace une courbe sinueuse. Les indications du déclinamètre s'enregistrent de la même manière, au moyen d'un petit miroir sphérique fixé à l'aimant au-dessous du point d'attache du fil de suspension ; seulement le cylindre tournant est vertical. 42411. Variations séculaires de la déeliaalssa. — Les plus anciennes observations de déclinaison un peu précises, ont été faites en Angleterre en 1 176, et à Paris en 1580. Voici le tableau des résultats trouvés dans cette dernière ville :
ANNEES
DÉCLINAISONS
ANNÉES
DÉCLINAISONS
ANNÉES
DÉCLINAISONS
41»,30' Est.
22,34 maxim.
1,30 Ouest.