II
Il résulte des observations faites à Londres à partir de 1720, que l'inclinaison y va aussi en diminuant.
Des variations de l'inclinaison résultent les déplacements séculaires des lignes isoclines, ainsi que de léquateur magnétique. Les changements de position de cette dernière ligne peuvent servir à calculer les variations de l'inclinaison en un même lieu, au moyen de la formule 2tangx = tangl (1241) ; la valeur de a, pour un même lieu, varie quand léquateur magnétique se déplace, il faut donc que l varie aussi, et Ton pourra en calculer la valeur par cette formule, en la supposant exacte pour la latitude considérée. Arago et De Humboldt ont trouvé ainsi, en partant du mouvement de l'équateur magnétique de 4778 h 1820, une diminution de 5' par an dans l'inclinaison, et seulement de 3', 5, pour les années comprises entre 1820 et 1855.
Variations périodiques de l'IneUaalsea. — Les variations annuelles de l'inclinaison ont été étudiées principalement par M. Hansteen. Il a reconnu, en prenant la moyenne d'un grand nombre d'observations, que l'inclinaison est de 15' environ plus grande en été qu'en hiver. Enfin, le même observateur a pu distinguer des variations diurnes : il a trouvé que l'inclinaison est de 4 à 5' plus grande avant midi qu'après.
En déduisant les inclinaisons, des intensités des composantes horizontale et verticale (1246), M. Secchi est arrivé à cette loi générale : les variations diurnes de Y inclinaison suivent des phases analogues à celles delà déclinaison, mais avec une avance de trois heures.
4*54. vniATion db L'iMTKHSiTi — L'intensité magnétique du globe éprouve-t-elle, en un même lieu, des variations séculaires ? Pour s'en assurer, il faudrait faire osciller à différentes époques une même aiguille aimantée ayant toujours la même force magnétique : mais on «ait combien il est difficile de