PILES CLOISONNÉES
sulfate de zinc ou de sel marin, dans laquelle baigne la vessie. Au cuivre et au zinc, sont fixés les électrodes.
La/fy. 1092 représente deux couples dans lesquels le zinc est h l'intérieur; des vases de cuivre c , c contiennent la dissolution de sulfate de cuivre, dans laquelle plonge un sac en toile à voile rempli de la solution de sulfate de zinc. Dans cette solution s'enfonce une plaque de zinc z, z. Chaque plaque de zinc communique avec le vase de cuivre du couple voisin, au moyen de crochets r,r... qui plongent dans des coupes en fer v... contenant du mercure. Les «vases de cuivre c, c portent des appendices KK dans lesquels on met des fragments de sulfate de cuivre baignés par la dissolution, qui pénètre par une multitude de petits trous.
Fig. 4093.
Plie de Danieii h longue durée. — Ii est souvent très important d'avoir une pile qui fonctionne pendant longtemps sans qu'on ait besoin de s'en occuper; par exemple, dans les télégraphes et les horloges électriques. On emploie souvent, alors, le couple de la fig. 1093. Les deux liquides sont séparés par un vase poreux v, renfermant la dissolution de sulfate de cuivre. Un entonnoir criblé de trous, en gutta-percha ou en porcelaine, renferme des cristaux de sel destinés à entretenir l'état de saturation. Cet entonnoir est traversé par un fil de cuivre c, qui plonge dans la dissolution, et forme l'électrode positif. La case zinc renferme de l'eau, à laquelle on ajoute quelques gouttes d'acide sulfurique pour commencer l'action. Cette action est faible, mais elle peut durer pendant plusieurs mois, pourvu qu'on ajoute tous les huit ou dix jours quelques morceaux de sulfate de cuivre. Le cuivre se dépose en c autour du fil de cuivre, en formant une masse allongée qu'on enlève au bout de quelques mois. Souvent on supprime l'entonnoir en gutta-percha, et l'on termine le fil de cuivre c par un disque du même métal plongé dans le liquide, et sur lequel on met les cristaux de sulfate. Le cuivre se dépose au-dessous de ce disque, d'où on l'enlève facilement; il faut éviter qu'il ne vienne toucher le vase poreux , il y adhérerait, et l'on aurait beaucoup de peine à l'en séparer.
SOURCES D ELECTRICITE
Fig. 4 094.
Souvent aussi Ton renverse au-dessus du vase v un ballon rempli de cristaux de sulfate, retenus par un bouchon percé qui laisse pénétrer le liquide dans le col du ballon.
Plie de Wheatetone. — Dans cette pile, le zinc est réduit en amalgame ; au centre du couple (fig. 1094), est wn vase poreux v rempli d'un amalgame pâteux de zinc, dans lequel plonge un gros fil de cuivre, qui reçoit l'électricité négative. Une dissolution de sulfate de zinc, dans laquelle plonge une lame de cuivre, entoure le vase poreux. Quand le circuit est fermé , l'eau se décompose , le zinc s'oxyde , l'hydrogène décompose l'oxyde de cuivre du sulfate, dont le métal se dépose , et l'acide sulfurique s'unit à l'oxyde de zinc pour former du sulfate de zinc qui vient au-dessus de l'amalgame. 11 y aura donc un équivalent de cuivre revivifié, pour un équivalent de zinc dissous. Cette pile, peu énergique , marche avec une intensité sensiblement constante quand la dissolution de sulfate de cuivre reste saturée. Quand le circuit est ouvert, le zinc de l'amalgame est encore attaqué, mais très faiblement. Pile a amalgame de potassium. — Au lieu d'amalgame de zinc , M. Wheastone en emploie d'autres, par exemple Y amalgame de potassium. M. Goodmann dispose ainsi un couple à potassium. Le métal, dans lequel s'enfonce un fil de cuivre, est placé au fond d'un tube fermé par une membrane. Une goutte de mercure placée sur U membrane , tient amalgamée la surface du potassium, qui est recouvert d'huile de naphte pour le préserver du contact de l'air. Le tube s'enfonce dans de l'eau acidulée, ou dans une dissolution de sulfate de cuivre, recevant une lame de platine. Avec le dernier liquide, le courant est plus faible, mais plus constant.
«465. Des diaphragmes. — Dans les piles précédentes on sépare les deux liquides au moyen de différents diaphragmes de nature organique ou inorganique. Parmi les substances organiques, nous citerons d'abord les membranes de beaudruche ou de vessie, qui laissent facilement passer l'électricité, mais qui s'altèrent promptement, et permettent trop facilement le mélange des liquides par endosmose. Le cuir tanné sans corps gras dure plus longtemps ; il faut avoir soin de le tenir dans l'eau quand il a été plongé dans des dissolutions salines, sans quoi il durcit et arrête l'électricité. La toile à voile, le carton goudronné sont d'un bon usage. U en est de même des bois de sapin ou de tilleul en lames minces, débarrassés des matières résineuses par l'ébullition dans de l'eau alcaline ; mais il faut les laisser dans de l'eau légèrement acidulée, quand on ne s'en sert pas, autrement ils se déforment et se fendent en séchant.
Les diaphragmes inorganiques sont des vases perméables aux liquides en argile demi-cuite, en terre de pipe, en porcelaine dégourdie. Ces diaphragmes, que nous devons à M. Grove, durent indéfiniment quand on a soin de les