‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 3)Chapitre 124 sur 171 · EXPÉRIMENTATEURS · texte numérisé non relu

EXPÉRIMENTATEURS

Hydrogène "

Charbon ■

Bois

Laplace et Lavoisier.

Clément et Désormes.

DespreU.

Laplace et Lavoisier.

Crawfort.

Hassenfratz.

Clément et Désormes.

DespreU.

Rumfort.

Laplace et Lavoisier.

Rumfort.

Laplace et Lavoisier.

Rumfort.

Laplace et Lavoisier.

Rumfort.

Laplace et Lavoisier.

Rumfort.

Id.

Id.

Id.

Id.

Phosphore

Huile de colza

Huile d'ohve S

Suif '

Cire blanche

Ether

Alcool à 42 degrés Beaumé

Alcool à 33 degrés

iNaphte

f 06S. Reeherehes de DaloDu^. — On voit qu*il existe des différences fotables entre les nombres trouvés par les divers physiciens. Dulong avait entrepris un ^and travail sur la chaleur dégagée par la combustion , lorsqu'il a été fatalement nlevé à la science. Heureusement, il avait cornanniqué à M. Hess de St-Pétersbourg quelquesmes des lois auxquelles il était parvenu, et l'on I trouvé dans ses papiers quelques résultats qu'il ivait calculés. Enfin, M. Cabart, qui avait été émoin des expériences, a pu donner la description la calorimètre, dont on n'a retrouvé que la partie Btérieure*. C'est d'après cette description qu'a Hé faite la coupe représentée dans la fig. 788.

Le corps qui doit être brûlé est renfermé dans une caisse rectangulaire, ou chambre à combus- Son, C, en cuivre, ayant 25«" de hauteur, 7"»,5 de largeur, et iO«"» de profondeur, elle est fermée à sa partie supérieure par un couvercle u , dont les bords rabattus plongent dans une rigole remplie de mercure. L'oxygène arrive dans la chambre C, tantôt par le tube 0

Fig. 788.

I Annale* de chimie et de physique, 3^ série, t. YllI, p. 483. H

482 SOURCES DE CHALEUIL

placé à sa partie inférieure, tantôt par le tube o qui aboutit au bas de la chambre. Ces tubes sont aplatis et à section rectangulaire, excqité à leurs deux extrémités, où ils sont cylindriques. Les produits gazeux de la combastion sortent par un canal à section rectangulaire mmP, de 5"" de largeur, replié plusieurs fois en m, d*où ils se rendent dans un gazomètre. Le thermomètre/ donne leur température. Toute cette partie de l'appareil est renfermée dajis une caisse ce rempile d'eau, dans laquelle se meut un agitateur dont la tige est en a. La température de cette eau est donnée par deux thermomètres, dont un se voit en T.

Les corps étaient brûlés dans la partie inférieure de la chambre C; lefir était roulé en spirale, et les autres métaux étaient placés en poudre dans uae capsule rectangulaire en platine ou en cuivre. On les mélangeait avec une matière inerte, quand on craignait leur agglutination par la chaleur, et Vou y mettait le feu au moyen d'amadou. Pour le charbon, on le taillait en cône aigi, qu'on introduisait dans la chambre c après avoir allumé la pointe.

Les gaz étaient brûlés à l'extrémité d'un tube effilé, e, dont l'orifice variait, suivant que le gaz était plus ou moins facile à brûler. Les liquides étaieM placés dans un tube de verre fermé par le bas, et dans lequel plongeaient quelques brins de coton. Un regard r, fermé en dehors par une lame de verre, permettait de suivre la marche de la combustion. On ne sait pas par qnd moyen on enflammait les gaz et les liquides.

La perte de chaleur par l'extérieur était évitée par la méthode de Rumfoit, et la quantité de chaleur dégagée se calculait en l'égalant à celle qu'anil absorbée le calorimètre.

Il résulte de quelques lignes manuscrites laissées par Dulong, qu'il avait soupçonné l'existence d'un rapport simple entre les chaleurs spécifiques des corps et les quantités de chaleur dégagées par leur combinaison avec une même quantité d'oxygène.

f 063. Lois relatlTes aux combustibles eomposés. — C'est principalement à l'occasion des travaux de ce célèbre physicien qu'ont été soulevées les deux questions importantes qui suivent :

io La quantité de chaleur dégagée est-elle la môme quand un corps simple, en brûlant, atteint immédiatement le maximum d'oxygénation, et quand il ne l'atteint qu'à différentes reprises? C'est ce qui a lieu généralement, comme nous en verrons la preuve un peu plus loin ; par exemple, i gramme de charbon dégage, pour passer à l'état d'acide carbonique, une quantité de chaleur égale à celle qui se développe quand la môme masse de charbon passe à l'étal d'oxyde de carbone, augmentée de celle que produirait cet oxyde en brûlant pour former de l'acide carbonique.

2o La quantité de chaleur dégagée par la combustion d'un corps composé est-elle égale à la somme des quantités de chaleur que produiraient ses éléments en brûlant séparément? En partant des nombres trouvés par Dulong, on trouve que la réponse doit être négative. Le plus souvent, la chaleur du composé est

MESURE DE lA CHALEUR DE COMBUSTION.

tite que la somme en question. Nous reviendrons bientôt sur cette 1 importante.

le tableau des principaux résultats trouvés dans les manuscrits de ; Tunité de chaleur est rapportée à 1 gramme ieau :

CHALEUR PRODUrTE PAR

BSTANCES.

4 litre à 0»

et 0'n,76.

4 gr. de substance.

4 litre d'oxygène.

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