CHALEUR DE COMBINAISON PAR YOIE HUMIDE
Le tableau comprend des sels insolubles ou peu solubles. Les résultats qui leur correspondent ont été obtenus en s'appuyant sur des considérations particulières tirées des lois de la chaleur de combinaison des acides avec les bases. (V. p. 499)
L'acide mlfurique à un équivalent d*eau dégage 64«S7 en se combinant arec un second équivalent; et si Ton ajoute de nouveaux équivalents, la chaleur dégagée par chacun d*eux va en diminuant de plus en plus. La courbe (fig. 800) donne une idée de la loi de cette diminution ; les chiffres inscrits tous Taxe des abscisses indiquent les nombres d'équi> talents d'eau, et ceux qui sont écrits à côté de Taxe des ordonnées, les nombres de calories dégagées par k combinaison de l'acide SO' avec ce nombre total ^équivalents.
Les acides chlorhydriqtie, hromhydriquè, iodhydrique •nt donné les nombres 449«^6; 235,6 et 147,7; Tacide sulfureux^ 120,4; et Yammoniaque, 514,3, pour 1 gramme de gaz dissous.
Formation des sels nentres. — Quand un acide 9e combine avec une base pour former un sel neutre, B y a toujours dégagement de chaleur. Voici comment se faisait l'opération : Une dissolution titrée de la base (e* est-à-dire contenant un certain poids de substance sècbe dans un volume déterminé) était mesurée dans me pipette, et introduite dans l'éprouvette de verre. Vacide n'avait pas besoin d'être dosé, quand sa disse- < hition et celle de la base étaient assez étendues pour que l'addition d'une ■ouvelle quantité d'eau n'y produisît plus d'élévation de température, et pour fue la combinaison fût entièrement dissoute ; alors il ne se formait pas de sel acide.
Quand il s'agissait d'une base insoluble, la chaleur dégagée s'évaluait par un moyen détourné ; on prenait un sel soluble de cette base, et on la précipitait far la potasse ou par l'ammoniaque. S'il n'y avait aucun changement de chaleur, on en concluait que la potasse et l'acide du sel avaient produit, en •'unissant, autant de chaleur qu'en aurait dégagé le même acide en se combinant avec la base précipitée. S'il y avait un changement de température, elle représentait une différence qu'il était facile d'interpréter.
Cette méthode a été contrôlée par le procédé direct ; sans cela on aurait pa douter de son exactitude; car elle suppose qu'il y a autant de chaleur absorbée qoand deux corps se séparent , qu'il s'en dégage quand ils se combinent ; et nous avons vu que les décompositions peuvent dégager de la chaleur (1068).
Voici une partie des résultats trouvés par MM. Favre et Silbermann :
Fig. 800.
i GRAMME de
Potasse
Soude
Ammoniaque
Baryte
Strontiane
Cbaux
Magnésie
Proloxjde de fer ,
Proloxyde de manganèse
Protoxyde de zinc
Proloxyde de cobalt ...
Protoxjde de nickel. . .
Bioxydc de cuivre ,
Protoxyde de cadmium .
Protoxyde de plomb ...
Proloxyde d'argent . . . . ,
Alumine ,
Se?quioxyde de fer
ACIDE sulfurique.
ACIDE azotique.
ACIDE chlorhydrique
AQDE acétique.
On voit que, généralement, les acides les plus énergiques dégagent, av«b même base, le plus de chaleur. L'acide sulfurique donne le maximum, romne M. Graham Ta aussi constaté. Il est encore à remarquer que les divers ackies minéraux donnent, avec la même base soluble ou insoluble, à peu prés li même quantité de chaleur, pounu que le sel fourni soit soluble.
Des expériences sur les combinaisons des acides avec diverses bases anhydres ont toujours donné des résultats plus forts qu'avec les mêmes bases hydratées, à cause de la chaleur que dégage la combinaison de la base avec l'eau dass laquelle l'acide est dissous.
Sels arides. — Sels doubles. — On introduit dans l'éprouvette du calorimètre à mercure, 1,2,4 ou 8 équivalents d'acide, pesés directement ou évalués au moyen d'une dissolution titrée, et l'on y verse un équivalent de base. 11 est à remarquer que s'il y a assez d'eau pour que le sel acide qui pourrait se former ne la sature pas, la chaleur dégagée est la même que dans la fomation du sel neutre; tandis que si la liqueur est assez concentrée pour qu'ils* dépose quelques cristaux du sel acide, il y a un dégagement de chaleur qui annonce la formation d'une nouvelle combinaison. Il semble donc que, lorsqu'il y a excès d'eau, l'acide peut rester en présence d'un sel neutre dissous coDlenant le même acide, sans qu'il y ait combinaison.
La formation des sels doubles donne lieu à la même remarque. Il sembk donc aussi que deux sels capables de se combiner, ne le font pas, quand ilya