TEMPÉRATURE DE LA MER
des observations faites dans Tair, pendant plusieurs années, lui ont donné le même nombre pour moyenne ; à de plus grandes profondeurs, la température est plus élevée ; à 130", elle est égale à 0**,5". Au-dessus de cette limite, la terre reste donc constamment gelée*. Nous ajouterons enfin que, le plus souvent, la température de la terre est un peu plus élevée que la moyenne de l'air. M. Wahlenberg attribue à cette circonstance la floraison de certaines plantes à racines profondes, dans des régions où la température moyenne est très basse.
Teaipératapo des aonrees. — On a cherché aussi, d*aprés le conseil de Roebuck, à déduire la température moyenne d'un lieu, de celle des sources qui ne varient pas pendant l'année. Mais il faut se mettre en garde contre les erreurs qui pourraient provenir de leur passage par des canaux très profonds, ou de leur participation à la température de la pluie qui les alimente. Le plus souvent, la température des sources dépasse la moyenne de l'air, surtout sous les latitudes élevées, où la différence peut aller à 3 ou 4 degrés, d'après M. Wahlenberg. De Buch et de Humboldt ont trouvé le contraire sous l'équateur; les sources y sont un peu au-dessous de la moyenne de l'air. M. Kupffcr, en partant des observations faites sur un grand nombre de sources par de Buch et par lui-même, a confirmé les résultats qui précèdent ; et de Buch en a trouvé l'explication, en remarquant que la température des sources est plus élevée que la moyenne de l'air dans les contrées où il pleut plus abondamment pendant l'été que pendant l'hiver, comme en Suède et en Allemagne, tandis que le contraire a lieu dans celles qui reçoivent plus de pluie pendant l'hiver que pendant l'été, comme en Italie et dans la Nonvège. Il' résulte de ce qui précède qu'on ne doit adopter la température des sources pour moyenne d'un lieu qu'avec une grande circonspection. Les observations thermométriques faites dans les puits, où l'eau séjourne assez longtemps pour partager la température du sol, donnent des résultats qui semblent devoir être plus exacts.
4181. TnpftiATUii n LA HBR. — Pour prendre la température de la mer à diverses profondeurs, on se sert des thermomètres à maximum ou à minimum de M. Walferdin, ou bien encore du thermomètre plongeur de M. Bunten. Ce dernier instrument consiste en un thermomètre ordinaire renfermé dans un tube de verre, portant une soupape inférieure, par le moyen de laquelle l'eau s'introduit et reste autour du thermomètre quand on le retire de la mer. Pérou employait un simple thermomètre enveloppé dans des substances mauvaises conductrices. Pour les grandes profondeurs, il faut tenir compte de la pression, qui rendrait les indications fautives. Tantôt on préserve l'appareil dans un tube hermétiquement fermé, tantôt on fait une correction. On peut encore, comme l'a proposé M. Despretz, laisser le thermomètre ouvert.
Teaipératape à la sarflMe de la aier. — Nous avons déjà dit (lil5) que la surface de la mer s'échauffe beaucoup moins que celle du sol ; soit parce
< imuitet de chimie et de fhytiquey ^ série, t. LIII, p. SS5; et LX1X, p. 3S.
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que les rayons solaires pénétrent à une grande profondeur ; soit à cause de Tagitation qui mêle les couches superficielles à celles qui sont aunlcssous; soit enfin à cause de la grande capacité calorifique de l'eau. Le refroidissement est aussi très lent parles mêmes raisons; et, de plus, parce.que les parties refroidies descendent pendant que les couches les plus chaudes viennent les reosplacer. La température de la mer n'éprouve donc que de très faibles variations diurnes. D'après J. Davy, le minimum et le maximum se montrent au lever du soleil et vers 3 heures après midi.
L*air qui recouvre la mer, tendant à en prendre la température, n*éproave que des variations périodiques peu étendues, ce qui nous a servi à expliquer la constance des climats marins (1115). En pleine mer, les variations diurnes ne dépassent pas 1 à 2° dans la zone torride, et 2 à 3"" dans les zones tempérées. Le minimum a lieu vers le lever du soleil, comme sur les continents, mais le maximum paraît se montrer vers midi au lieu de 2 heures.
On conçoit que l'air ne peut prendre exactement la température de la surface de la mer. Entre les tropiques, d'après M. Duperrey, la moyenne de l'air est ordinairement un peu supérieure à celle de la surface de l'eau, dont le maximum est cependant un peu plus élevé que celui de l'air. A partir de la latitude de 25°, l'eau est le plus souvent plus chaude que l'air, et ce résultat, d'autaal plus constant qu'on s'approche davantage du pôle, ne souffre presque plus d'exception dans les mers glaciales, où l'air est bien plus froid que l'eau.
La température de la surface de la mer s'abaisse, en général, quand on s'éloigne de l'équatpur. Entre les tropiques, elle ne dépasse pas 30°, d'après de Humboldt, et netJesccnd guère au-dessous de 20 à Î25'' ; et elle est sensiblement constante jusqu'au 27° de latitude. Dans les mers polaires, cette température est rarement supérieure à 0°, môme pendant l'été. Vers le 50* degré, la mer gèle un peu sur les eûtes, mais ce n'est que vers 80° que l'on trouve des glaces fixes.
Température de la iner ft dlfTérenCes profondears. — Entre lei> tropiques, la température de la mer va en diminuant, d'abord rapidement, puis très lentement, jusqu'à la profondeur de 1000 brasses de 1'°,62. A cette profondeur, Sabine a trouvé 7°, lorsque la température à la surface était de 28^3. La plus basse température observée est de 2°, 2. Si l'on dépasse le 25« degré de latitude, on trouve que le décroissement est moins prononcé, et on l'a vu se transformer en une augmentation de température, du 65« au 70« degré. D'où l'on a cru pouvoir conclure qu'il y avait une zone où la température éUil sensiblement constante jusqu'à de très grandes profondeurs.
L'augmentation de température avec la profondeur a été constatée dans la baie de Balïln, par les capitaines Ross et Frankin. Scoresby l'a observée de son côté dans les parages du Spit/berg. Par exemple, la température étant de — 1 ° à — 2° à la surface, il a trouvé 2° à 3° à la profondeur de 700 brasses. Il semble que la température de 2°, 2, signalée ci-dessus, dans les mers équaloriales à une plus grande profondeur, appartient à une couche