I. Un yeiit en géiiéral et des instnimeBU anéBMBêtriqiiM
4136. D« Tent en séBénU. — Le vent n'est autre chose que de l'air qui se transporte d'un lieu dans un autre. Epicure disait que c'est de l'air qui coule. L'étude de ce météore a beaucoup d'importance en climatologie; car, la directioh des vents dominants, leur fréquence, leur force, leur état habituel de sécheresse ou d'humidité, ont une grande influence sur la végétation. Par exemple, à l'Ile-de-France, le vent du sud-est est tellement contraire aux arbres, que jamais on ne voit de fruits du côté exposé à son influence. L'Algérie est exposée à deux courants opposés, l'un inférieur venant du nord, et les fevers des montagnes exposés à son action ne présentent que des broussailles rabougries; l'autre supérieur venant du désert, qui empêche les peupliers et la plupart des arbres aborigènes de s'élever au-delà de iO à 12*" quand ils ne sont pas abrités; arrivés à cette hauteur, leur cime s'aplatit en dessus et s'étend en largeur. Les vents agissent encore, en transportant à de grandes distances la chaleur ou le froid des régions qu'ils ont traversées; ils adoucissent certains climats, assainissent les villes et les contrées marécageuses; ils transportent à de grandes distances des graines et le pollen des fleurs. Sans le phénomène du vent, il ne tomberait pas de pluie sur les continents, comme nous le verrons bientôt.
La navigation est surtout intéressée à l'étude des vents. Depuis quelques années, on s'attache à observer leur direction dans toutes les parties du monde, et l'on a reconnu qu'ils sont assujettis à une marche générale, comme les courants de la mer; les fluctuations irrégulières qu'on observe habituellement doivent être comparées aux remous et aux tourbillons qui se produisent dans les eaux. Le capitaine Maury, après avoir tracé la carte des courants marins, s*est proposé de faire la carte de Vair. Déjà, en s'appuyant sur les observations qu'il a rassemblées, on peut abréger considérablement la durée de certains voyages ; par exemple, on a réduit presque de moitié le temps nécessaire pour aller des Etats-Unis au cap Saint-Roch, et de un tiers celui qu'il faut pour aller du même pays en Californie.
On divise les vents en vents réguliers et vents irrégtdiers ou accidentels. Les premiers sont naturellement les plus importants à étudier. Il y a à considérer dans le vent, sa direction et sa vitesse de translation.
METEOROLOGIE.
ii87. DiBBCTiON DU YBHT. — Les anciens ne considéraient que quatie directions du vent, correspondant aux quatre points cardinaux. Aujoardln. on distingue 32 directions équidistantes, dont le tracé se nommela roêe ia vents. La fig. 83i représente la forme qu'on lui donne ordinairement dansk^
boussoles. Chaque vent se désipe par \t point de Thorizon d*où il souffle, d*a|irès les régies qui suivent :
NonieBclatare des ireiits. — LesveotS qui viennent des quatre points cardinasx en prennent simplement les noms. Ou qui soufflent dans les directions moyeniies se désignent en réunissant les noms des deux points cardinaux qui les comprennett Les huit autres, intermédiaires aux précédents, se désignent aussi en associant ks noms des deux vents les plus rapprochés, en ayant soin de nommer le premier If vent principal. Enfin, on considère encm i6 directions intermédiaires, qui se désignent au moyen des huit vents principaux : on place d'abord le nom du veit dont la direction s'éloigne le moins de celle que Ton veut indiquer, pais le nom du plus éloigné, en le faisant précéder de la fraction {. Voici le taUen des noms des vents. Les mots nord, sud, est, ouest, y sont indiqués pir leur initiale, et chaque ligne correspond à un quart de la rose :
Fig. 831.
NORD, n\ne, n.ne, ne^n, NE, ne^e, e.ne, e{ne, EST.