EST
e{se, E.SE, se{e, SE, se\s, s. se, s -se, SUD.
SUD, s\so, s.so, so{s, SO, solo, o.so, olso, OIEST. OUEST, o^uo. o.NO, no{o, NO, no{n, n.no, n^tw, NORD.
Chaque intervalle se nomme un rhumb. Quand le veut change de directioD, on dit qu'il saute de un ou plusieurs rhumbs. Quand on veut déterminerai plus de précision la direction du vent, on se sert des degrés de la circonférence : on indique d'abord, au moyen des lettres N ou S, si le vent vient (fc l'hémisphère nord on de l'hémisphère sud ; puis on fait connaître le nombre de degrés dont sa direction s'écarte du méridien du côté de l'est ou de l'ouest; par exemple, un vent désigné par les initiales N. I5''0, vient d'un point sitaé entre le nord et V ouest, et il s'écarte de 15° du méridien.
ii38. Manière de connaître la direction du vent. — |1 réirne à de
très grandes hauteurs des courants d'air, qui souvent soufflent en sens opposé des vents de terre. Le mouvement des nuages fait connaître la direction des
DU VENT
courants élevés. Pour ceux qui soufflent prés de la surface de la terre, on emploie différents appareils nommés anémoscopes,
Anèmoseopes. — Le plus simple est la girouette ordinaire, mais elle n'est pas généralement assez mobile pour obéir aux faibles agitations de Tair; de plus, sa position au sommet d'un édifice en rend Tobservation fort incommode. Dans les observatoires, on dispose la girouette de manière que sa tige tourne avec la lame ; cette tige est maintenue par un anneau fixé au toit, qu'elle traverse, et s'appuie, par son extrémité inférieure qui forme pivot, sur un support placé dans la salle des observations. Une aiguille, fixée au bas de la tige parallèlement à la lame, en indique les différentes positions sur un cercle horizontal. Quelquefois le mouvement de la tige est communiqué, par un engrenage, à Taxe horizontal d'une aiguille qui parcourt un cadran vertical. Cette dis- - position est plus commode, mais elle ôte de sa mobilité à l'appareil.
En comparant la direction que suit la fumée qui sort des cheminées, avec la position d'une girouette, on observe souvent que cette dernière n'obéit pas aux faibles courants d'air. Pour donner une grande sensibilité à l'appareil, M. Taupenot fixe la lame à un tube fermé par le haut, dans lequel entre la tige fixe de la girouette. A l'extrémité de cette tige est une sphère sur laquelle s'appuie, par sa partie concave , un hémisphère d'un plus grand diamètre,.qui termine le tube. On voit cette disposition dans la fig, 836.
Un des anémoscopes les plus sensibles est l'anémoscope à ailettes de M. Piazzi-Smyth, perfectionné par M. Salleron. Un plateau circulaire r garni de dents (fig. 832) est fixé horizontalement sur les trois supports n, n, n; à son centre est disposé un arbre vertical t pouvant tourner sur lui-môme, et portant deux bras horizontaux terminés par des coussinets o, o, dans lesquels tourne l'arbre oo des deux roues R, R. Cet arbre oo porte une vis sans fin, dont le filet s'engage dans les dents du plateau fixe r. Les roues R, R portent des ailettes obliques au moyen desquelles le vent les fait tourner ; alors, la vis sans fin prenant son appui sur les dents du plateau fixe r, l'arbre oo se déplace avec les roues RR, de manière à rester toujours tangent au plateau r, jusqu'à ce que les roues se trouvent dans la direction du vent ; alors ce dernier n'ayant plus de prise pour les faire tourner, l'appareil s'arrête, et les aiguilles E et e, perpendiculaires à l'arbre oo, indiquent la direction du vent. L'appareil est très sensible, parce que les frottements sont vaincus très facilement par la puissance mécanique de la vis, et d'autant plus facilement que le diamètre des roues R, R est plus grand.
Dans les voyages, quand on n'a pas d'anémoscope à sa portée, on peut
Fig. 832.
METEOROLOGIE.
reconnaître assez exactement la direction du vent en levant un doigt verticalement après ravoir mouillé : on éprouve une sensation de froid du c6té d w vient le vent, parce que Tévaporation est activée de ce même côté.
Anémoseopes emref istreurs. — Nous citerons d'abofd raoémoscope de d*Ons-en-Bray, d*autant plus volontiers qu'il constitue le premier exemple du appareil enregistrant ses propres indications. Il consiste en une girouette dont la tige tourne avec le limbe. Cette tige est garnie vers le bas d*un cjUndre dans lequel sont implantés, suivant une hélice, 25 crayons de même longueur et équidistaots. Une bande de papier^ quun mouvement d*horiogerie fait marcher régulièrement dans le sens hohzootal, est effleurée par un des crayons, qui trace alors un trait horizontal sur la bande mobile. La hauteur du trait fait connaître quel est le crayon qui touchait au papier, et sa longueur moiUre pendant combien de temps la girouette a conservé la même direction.
Le P. Beaudoux a imaginé Tanémoscope de b
fig. 833. Le limbe ^, équilibré par la masse •,
entraîne dans son mouvement Tarbre vertical o'o;
cet arbre porte un entonnoir v rempli de sable,
qu*il laisse tomber dans une des cases disposées
circulairement autour du cylindre A. Un second
entonnoir r', disposé comme le premier et destiné
à l'équilibrer, jette du sable dans une seconde
couronne de cases. La quantité de sable qu'il y a
dans les cases fait connaître combien de temps la girouette s'est tenue dans
les positions qui leur correspondent. Cet instrument ingénieux est trop pesant
pour être sensible.
ii39. VITESSE DU VENT. — La vitcsse du vent est très variable. Voici le> termes généralement adoptés pour la désigner :
fm-r^
Fig. 833.
DE.NOMI NATIONS.