‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 3)Chapitre 164 sur 171 · LIEUX · texte numérisé non relu

LIEUX

QOANTITS

de ploie ea

Christianborg (Guinée) Kandy

Italie, S. dePApenniD Vallée du Rhône....

Italie, N. de l'Apennin France septentrionale.

Allemagne

Angleterre

Scandinavie

Bergen

Seringapatam

Bombay

Calcutta

La Havane

Nouvelle-Orléans. . . .

Madère

Tunis

Russie

New.Bedforl(El..Un.)

Inllueiice des irenls ea Europe. — Le vent humide du Sud-OUest, qni prédomine dans la plus grande partie de TEurope, amène surtout de la pluie, parce qu*il s'avance vers des régions plus froides, et s*éléve sur le relief do continent. Le vent du nord-est, par des motifs opposés, ne donne presque jamais de pluie. D'après M. de Buch, sur iOO pluies qui tombent à Berlio, il en tombe les nombres qui suivent par les différents vents :

Par les vents de S.O, la pluie est fine et tombe pendant longtemps. Si le vent du N.E donne de la pluie, c'est surtout en hiver, quand il souffle brusquement à travers un air plus chaud ; la pluie est alors formée de grosses gouttes, et ne dure que peu de temps.

Influenee des mentmciies. — On remarque, en Europe, que les lieoi situés au sud ou au sud-ouest des chaînes de montagnes sont des points pluvieux; ce qui s'explique, dans la théorie de M. Babinet, par l'obstacle que

rencontrent les vents humides du sud et du sud-ouest. Par exemple, Bergen, ilaeé au pied du plus haut massif des Âlpes Scandinaves, présente le point le ihis pluvieux de TEurope ; il y tombe annuellement 2»,S5 d*eau. En général, I pleut très souvent en Norwége par les vents du sud-ouest, pendant que le iel est serein en Suède. Dans ce dernier pays, la pluie est amenée le plus 4)uvent par les vents d*est ; il en est de même dans la Finlande, ce qui prouve |ue ce résultat ne provient pas seulement du voisinage de la mer Baltique, ^a plaine de Chambéry, située au sud-ouest du mont Blanc; Bourg, Marciat, Saint-Rambert, adossés au Jura ; Saint-Etienne, Joyeuse, au sud des Cevennes ; îénes, Pise, au sud des Apennins..., sont autant de centres pluvieux. Le fond le la mer Adriatique, où les vents du sud rencontrent un cirque de montagnes, irésente une des régions les plus pluvieuses de TEurope.

iBflueBee da iroisimmfe de la mer. — Les vents de mer donnent généalement de la pluie. En se heurtant au relief des côtes, ils donnent d*abord leaucoup de pluie ; plus loin, la quantité va en diminuant pour croître de louveau. Ainsi, en marchant dans la direction du sud-ouest au nord^st, les [uantités annuelles de pluie sont :

U Rochelle.

Toors.

Paris.

Aaxerre.

LaoD.

Heb.

Sn Russie, on remarque des résultats semblables.

Les côtes de la Méditerranée se trouvent dans une situation exceptionnelle : es vents du sud-ouest, avant d*y parvenir, ont déposé leur eau à la rencontre les montagnes de FEspagne, des Pyrénées et des Alpes ; ils sont d*ailleurs létournés par les vents du sud, vents chauds et secs qui viennent d'Afrique ; lussi, le vent de mer ne donne que peu de pluie sur les côtes de la Méditer- "anée, sauf dans des localités privilégiées. Ainsi, dans la vallée du Rhône, il ombe moins de pluie qu'en Allemagne. L'italie, entourée d'eau de tous les ^ôtés, présente de grandes anomalies : à Padoue, la pluie est amenée le plus souvent par les vents du nord et du nord-est; à Rome, par les vents du nord ;t du sud.

iBiiueBee de l*aititade. — On admet généralement que la quantité de )luie augmente avec l'altitude. Ce résultat, qui souffre de nombreuses exceptons, se vérifie principalement dans les bassins des grands fleuves ; mais :omme on s'éloigne de la mer en les remontant, et qu'on se rapproche des montagnes où ils prennent leur source, on entrevoit que les résultats pourraient t)ien tenir à des causes autres que la différence de niveau.

1186. BéparlUloB annaelle des pluies ea Eurepe. — M. de Gasparin 1 découvert le fait le plus considérable relativement à la quantité de pluie qui tombe dans les différentes saisons : il a reconnu que l'Europe se partage en leux zones : l'une au nord-est, dans laquelle le maximum de pluie tombe en Sté; l'autre au «toI-OMest, où le maximum tombe en automne. La limite qui

METEOROLOGIE.

sépare les deux bandes, passe tantôt par des chaînes de haatears ou des plateaux élevés; alors elle est fixe; tantôt par des plaines sans relief considérable; alors elle est variable et mal déterminée. Voici la direction que H. de Gasparin assigne à la ligne de démarcation : la Grande-Bretagne, où les pluies sont à peu prés égales en été et en automne, appartient à cette ligne, qui passe ensuite par le canal qui sépare TÂngleterre du continent, puis par Paris, qui semble appartenir tantôt à une bande, tantôt à l'autre, suivant les années; la ligne revient alors vers Touest, un peu avant d'atteindre Auxerre, et enveloppe la partie centrale de la France, qui fait partie de la bande à pluies d'été, en laissant en dehors TAunis, la Saintonge, la Guienne et le Languedoc, passe par Bourg et Genève, suit les Alpes en se dirigeant vers le- sud, jusqu'à leur point de jonction avec les Apennins. De là, elle remoifle au nord, laissant à l'ouest Turin et Milan ; gagne les Alpes qu'elle suit jusqu'à l'Adriatique; et longe ensuite la chaîne des Karpathes, en laissant Bude dans la zone automnale. Cette dernière bande s'étend au sud jusqu'à l'Atlas, les cataractes du Nil, le Darfour et l'Abyssinie. Voici le tableau des quantités moyennes de pluie qui tombent dans les deux zones aux différentes saisons, en faisant abstraction de l'Italie au nord des Apennins, à cause des anomalies que nous avons signalées (1185).

Hiver PiintMipi Année. HîTer. Printemps. Eté. Automne, et automme. et été.

Bandes à pluies

• d'automne.... TSg"»»,? 496,8 462,8 474,0 * 265.4 452,9 334,8

Bandes à pluies

d'été 506,3 82,7 94,7 489,0 439,9 222,6 283,7

La fig. 863 permet de se rendre compte d'un seul coup d'œil des quantités

relatives de pluie qui tombent dans les deux bandes pendant chaque mois.

La courbe AA correspond à la bande à pluies d'automne, et la courbe EE à celle des pluies d'été. On voit que, dans la bande automnale, le minimum de pluie tombe en juin, et qu*il ; a trois maximum, en mai, en juillet et en novembre, où se trouve le maximum absolu. Dans la zone à pluies d'été, il n'y a qu'un maximum, qui tombe eo août; le minimum a lieu en janvier.

Nous joignons ici le tableau des quantités moyennes de pluie qui tombent

à Paris dans les différents mois :

Fig. 863.

iairrier 38""

Fétricr 44

Mars 28

AtriL 53

Mai 60-

Juin 64

Juillet 59

Août 54

Septembre 54"

Octobre 37

Novembre 47

Décembre 38

La somme de ces nombres donne 564"", pour moyenne de Tannée. De 1817 à 1829, la quantité annuelle a varié, à Paris, de 470~ à 690«">.

liSV. RépArtitloB des |eiirs de plaie. — Il ne suffit pas dans la climatologie, et pour Tagriculture, de savoir quelle quantité de pluie tombe en un même lieu ; il faut encore connaître le nombre de fois qu'il pleut pour fournir cette quantité d*eau, et surtout les nombres de jours de pluie par saison et par mois. En général, les nombres de jours de pluie augmentent en même temps que la quantité de pluie. Ces nombres croissent donc quand la latitude diminue. Voici quelques exemples :

Zonetorride.

• Aofleterre.

Nord de U France et Allemagne.

ScandinaTie.

Rassie.

159 jours

■•yemie par Jear. — En divisant la quantité de pluie tombée pendant Tannée, la saison ou le mois, par le nombre des jours de pluie pendant la même période, on a la moyenne de pluie par jour pendant cette période. On voit dans le tableau suivant, les nombres de jours de pluie pendant les différentes saisons dans diverses régions de TEurope, avec les moyennes par jour :

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