‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 3)Chapitre 165 sur 171 · REGIONS · texte numérisé non relu

REGIONS

An^érre à Toue^t

Id. à resï. ....,,

CAto» de Tooest.. ......

France mi^rLdion. , Italie du sud, lUilie du nord. .......

France du Mird, Allemagne, .

S^^^ndinavîe, ........

Kuri^ie. ...........

JOURS DE PLLIE.

37, Û 3&,5 34,4 ÎS,Î Î7J 37,0 80,3 43,4

36,8 3i,a Î7,fl

35,0 35,1 ÎA.fi

QUANTITE MOYEXAE

par jour.

4,5 3,6 Itl

ti,5 5,0 5J

Les moyennes par jour deJa France méridionale et de Fltalie expliquent les inondations qui ravagent souvent ces contrées pendant l'automne.

Les régions où les nombres moyens de pluies par jour sont les plus élevés, sont aussi celles où l'on observe des chutes d'eau exceptionnelles. Parmi les pluies majeures, nous citerons les suivantes : à Bombay, en 1819, il est tombé en un seul jour 162"" d'eau; à Cayenne, M. Roussin en a vu tomber 280"", de 8 heures du soir à 6 heures du matin, ce qui fait 28"'» par heure. En 1827, il tomba, à Joyeuse, 791"",7 en 24 heures, ce qui causa les inondations de

TÂrdèche. Le résultat le plus étonnant qu*on puisse citer a été observé à Gènes le S5 octobre 1822 : il tomba en une seule pluie prés de 1 métré d'eau, soit 8i2 millimétrés.

Y. CerrélAtiM des phéDMMBM Bétéerdtgivies.

ii88. En nous reportant à Tcnsemble des faits examinés dans ce chapitre, il est facile de voir que les divers phénomènes météorologiques dépendent les uns des autres et se modifient mutuellement. La cause générale dont ils dépendent tous est Faction solaire. En effet, les vents sont la conséquence de la manière dont la chaleur se distribue à la surface du globe, et la pluie est produite par les vents. A leur tour, les vents et la pluie réagissent sur la température de l'atmosphère ; les premiers en Félevant ou rabaissant, suivant leor direction; les pluies, en rafraîchissant Tair quand il fait chaud. Toutes les modifications qu'éprouve l'atmosphère sont accompagnées de variations de pression; les mouvements du baromètre sont donc le signe des changements atmosphériques, aussi a-l-on remarqué de bonne heure des relations entre la hauteur du mercure dans cet instrument et l'état du temps (I, 310). Deluc expliquait les variations du baromètre par le mélange de la vapeur à l'air, en plnsoo moins grande proportion ; quand il y a beaucoup de vapeur, l'air serait phis léger, et en même temps il y a probabilité qu'il pleuve. Mais, on peut dire. au contraire, que cette vapeur ajoutant son élasticité à celle de l'air, il devrait y avoir, au moins au premier moment, accroissement de pression. De plus, les variations barométriques devraient être plus prononcées dans les pavs chauds, 01^ l'évaporation est la plus active, et c'est le contraire qui a lieu (I, 393).

Explication des prédictions du baromètre. — Quand un vent chaud succède h un vent froid, le baromètre baisse ; l'air dilaté, à égale élasticité, étant moins pesant que l'air froid. Les vents froids et secs font, au contraire, monter le baromètre. En Europe, la pression atmosphérique diminue donc par les vents du sud et du sud-ouest, et augmente par les vents du nord et du nord-est (1151). Or, ce sont les premiers qui amènent la pluie, tandis que les autres sont secs. De là l'expliciition des relations entre les hauteurs du baromètre et l'état du temps. On voit que ces relations tiennent à la situation géographique de l'Europe; et, en effet, les vents chauds de terre de h Nouvelle-Hollande font baisser le baromètre et amènent la sécheresse ; et, ;< l'embouchure de la Plata, les vents d'est, qui amènent la pluie, le font monter

En Europe, quand le baromètre monte peu à peu, c'est que les vents du nor.l chassent ceux du sud, et le vent se met au beau; cependant la rencontre à( ces vents, au premier moment, peut donner un peu de pluie (1 1 75) ; alors on .i de la pluie pendant que le baromètre est haut. Bouvard avait déjà remarqué que

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