I. ThermooIirAte des rayons ealorUlquet
vas. iVoneBeiatare. — II existe différentes espèces de rayons lumineux,
qui se distinguent les uns des autres par la couleur ; et Ton démontre en optique
qoela lumière blanche est composée d*un mélange des différents rayons colorés,
en proportions déterminées, et qu'on peut en séparer par divers moyens ; par
exemple en faisant passer cette lumière à travers des lames de verre de diffé-
reoles nuances, qui la tamisent pour ainsi dire, et ne laissent passer que les
rayoas de la couleur de la lame. Les rayons colorés passent tous avec la même
Uité à travers les lames transparentes incolores^ mais ils sont interceptés
pvdesiames de substances colorées, en proportion variable suivant leur
flMBce. Nous allons voir que ces phénomènes se produisent de la même manière
3Tecla chaleur, et qu'il existe des rayons calorifiques de différentes qualités
comme des rayons lumineux de différentes couleurs.
Dans un Mémoire publié en 1811, Delaroche, après avoir montré que la
claleur qui a traversé une lame, éprouve proportionnellement moins de perte
en en traversant une seconde, a prouvé que la proportion de chaleur qui traverse
une lame varie avec la nature de la source qui fournit les rayons calorifiques ;
i'où il a conclu qu'il devait exister des rayons de chaleur de différente espèce *.
Cette découverte importante a été confirmée par des expériences multipliées
de Melloni, qui en a considérablement étendu le champ, a ajouté un grand
nombre de faits nouveaux et en a développé les conséquences dans plusieurs
Mémoires très remarquables. A la suite de ces nombreuses recherches,
Nelloni a senti la nécessité d'adopter des termes particuliers pour exprimer les
faits, sans emprunter les dénominations dont on se sert pour la lumière,
lesquelles ne s'adaptent pas dans tous les cas aux phénomènes calorifiques.
C'est ainsi que le mot transparent et le mot diafhermane ne peuvent se
remplacer mutuellement, puisque certaines substances non transparentes sont
diathermanes et vice- versa (7:27). Voici les termes adoptés par Melloni ; nous
avons mis en regard ceux qui leur correspondent dans le cas de la lumière :
1 Journal de pHysique (4842), t. LXXI, p. 204.
CHALEUR RAYONNA^fTE.
Chaleur. Lumière.
Tkermorhn}lqw color6.
Aihermochro'ique incolore.
Lewolhnmique blanc.
Mélanothermique noir.
Chalenr.
Dialhermane ou dw^^^^Wt^i *'*52ïï[^
Adiathermane opaque.
! Thermochrôse coloration.
Cola posé, nous allons décrire les faits qui ont conduit à admettre les pro
priétés de la chaleur, que suppose cette nomenclature. ■yss. ABSQIPTIQH DBS lÂTORS suiYAHT LA soiiiCB. — Quand des rayons
de clialour qui traversent une même lame diathermane proviennent de sources différentes, la proportion que la lame laisse passer n'est pasla même. Melloni a mis ce fait en évidence, dans une suite d*expériences faites au moyen de quatre sources différentes : une lampe de Locatelli / (fig. 554), une spirale de platine p, rendue incandescente dans la flamme d'une lampe à alcool ; une lame de cuivre noircie portée à une température constante de 3W h 400° par la flamme d'une semblable lampe placée par derrière (fig, 560) ; et enfin un cube rempli d'eau boufllanie. Voici quelques-uns des résultats obtenus avec ces diflorentes sources, placées à des distances de la pile coDtenables pour produire, par rayonnement direct, une déYiation de 30"" . Les nombres du tibleau représentent les nombres
de rayons transmis, sur 100 (72 i).
Flf. 560.
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