PLATINE
CUIVRE
CUIVRE
SUBSTANCES
d'Argant.
de Locatelli.
incandescent.
Noir de famée. .
Encre de Chine. .
Céruse
Colle de poisson..
Gomme laqoe. . .
Sarface métallique
766. CoBSlaiire do poovolr absorbant du noir de. famée. — loi SC
présente une question importante ; celle de savoir si le noir de fumée absorbe également toute espèce de rayons. Il faudrait, pour le savoir, exposer la face noircie de la pile, à des rayonnements de même intensité émanant de ditférentes sources ; mais comment reconnaître l'égalité d'intensité, puisque l'on ne sait pas si les rayons de différente espèce sont absorbés en même proportion ? Mdloni emploie alors la méthode du n» 742 ' . L'expérience montre que les effets des deux faces du disque noirci des deux côtés, sont toujours dans le même rapport, I environ. On en doit conclure que le noir de furnée absorbe également twta les espèces de rayons, faculté précieuse que l'on peut mettre âcôté de celle du sel gemme, relative h la transmission, et sans laquelle on ne pourrait comparer les intensités de llux calorifique de nature différente. Il faut donc recouvrir les Ihermoscopes ou thermomètres de noir de fumée, quand on veut comparer les radiations de sources différentes, autrement les indications dépendraient du pouvoir absorbant et diathermane des surfaces sur lesquelles tomberaient les rayons, et ces indications ne seraient pas proportionnelles aux intensités des radiations, quand elles émaneraient de sources différentes. La plupart des métaux présentent la môme propriété que le noir de fumée relativement à l'absorption égale de toutes les espèces de rayons ; car si l'on met devant la pile un disque noir des deux côtés, puis un disque métallique noirci du côté de la pile, et bien décapé et dépoli du côté de la source, on trouve le môme rapport entre les effets produits, quelle que soit l'origine des rayons. Ce résultat devait se prévoir pour les métaux leucotliermiques, c'est-à-dire qui réfléchissent également toutes les espèces de rayons; mais il ne peut être qu'approximatif pour f^ux qui sont therraochroïques.
''ttV. Rapports des pouvoirs absorbante. — Les méthodes que nous avons indiquées ne donnent pas, comme nous l'avons dit, les rapports entre les
* Annales de chimie et de physique, 2« série, t. LXXV, p. 337.
pouvoirs absorbants des différentes substances. Pour obtenir ces rapports, MM. de la Provostaye et P. Desains ont inoaginé la méthode suivante ^ Quand un thermomètre reçoit la chaleur d'une source, il commence par monter, puis il reste stationnaire, lorsque la chaleur qu*il reçoit pendant chaque minute est égale à celle qu*il perd par le contact de l'air et par rayonnement. Or, la chaleur perdue se mesure par la vitesse du refroidissement. Si donc le thermomètre était recouvert successivement de deux substances différentes, et si Ton évaluait les vitesses de refroidissement dans les deux cas quand ce thermomètre est devenu stationnaire, le rapport de ces vitesses serait égal à celui dei pouvoirs absorbants, puisque, dans l'état stationnaire, la chaleur absorbée est à chaque instant égale à la chaleur perdue.
Cela posé, voici comment on procède : Un thermomètre très sensible, revéta successivement des substances à comparer, est placé, toujours dans la même position, un peu au-delà du foyer d'une lentille qui concentre sur sa boule les rayons du soleil, ou ceux d'une lampe modérateur. Quand il est devenu stationnaire, on masque la source, et l'on détermine les vitesses de refroidissement correspondantes à cette température et aux températures voisines. Opérant de même sur d'autres substances, les rapports des vitesses de refroidissement pour les températures stationnaires font connaître le rapport des pouvoirs absorbants. Voici les résultats trouvés par cette méthode :
Chaleur solaire. Lampe d'Argint
Noir do platine
Cinabre
Blanc de céruse
Argent en poudre
Argent en Teuilles
Or en TeuiUes
768. Proportion de chaleur absorbée sous l'Iiieldeiiee normale. —
La chaleur qui tombe sur un corps athermane se partage généralement en trois parties : la première a est absorbée, la seconde r est réfléchie spéculairement, et la troisième d réfléchie par difl'usion. On a donc, en appelant 100 la chaleur incidente, a-f-r-hrf = 100, d'où a= iOO — (r+d). Quand la substance est, comme les métaux polis, sensiblement dépourvue de pouvoir diflusif, on a a = 100 — r, et comme r est connu (761), on pourra calculer a. La valeur de r dépend de la nature des rayons incidents, il en sera donc de même de celle de a. C'est ainsi que MM. de la Provostaye et Desains ont obtenu les résultats suivants :
1 Annales de chimie et de physique, 3« sériOt t. XXX, p. 431.
POUVOIR ABSORiSANT.
IfÉTAUX.
RAYONS solaires.
LAMPE à modérateur.
LAMPE de Locatelli.
LAMPE à alcool salé.