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On marque zéro au point de la fusion de la ^lace, 100 au point d'ébullition de Teau, et Ton porte des divisions de même grandeur au-delà de 100 et au-dessous du zéro, en ayant soin de faire augmenter les numéros en montant et en desc^^ndant, à partir de ce dernier point. L'échelle tliermométrique ainsi établie se nomme échelle centigrade ou échelle centésimale.
•94. Correction dn point d*ébniiition. — Quand la pression atmosphérique n*est pas exactement de 0"*, 76 pendant l'opération, il faut faire une correction, indiquée par Fahrenheit. Wollaston a constaté par l'expérience qu'une différence de 27"" de pression au-dessus ou au-dessous de 760"", élève ou abaisse de 1 "" centigrade la température de l'ébullilion. Pour les faibles variations de la pression atmosphérique, on peut admettre qu'il y a proportionnalité dans ces effets. Si donc la pression atmosphérique est 760"" dbn, on posera 27"":n""= 4° : j;°; et au lieu de diviser l'intervalle entre les
points fixes en 100 parties égales, on le divisera en 100 ±:x, ou 100 ±r;:.
Quand on veut une plus grande précision, on consulte des tables dont nous parlerons plus tard , dans lesquelles se trouvent indiquées, en dixièmes de degré, les températures de l'ébullition de l'eau, correspondantes aux différentes pressions atmosphériques.
•9S. Degrés de température. — Chaque division se nomme un degré centigrade : c'est l'unité de température. On prend donc pour unité de température, la centième partie de la dilatation du mercure dans le ven^e, depuis la température do la glace fondante jusqu'à celle de l'eau bouillante. Nous voyons que les températures indiquées ainsi ne sont pas absolues ; ce ne sont que des différences, puisque le point de départ a été choisi arbitrairement. Quand on dit d'une température qu'elle est double, triple d'une autre, on n'énonce donc qu'un résultat numérique et non un résultat physique, et l'on n'exprime pas qu'il y a deux fois, trois fois plus de chaleur dans le corps.
L'échelle du thermomètre est tracée, tantôt sur une plaque de verre, d'ardoise, de métil, sur laquelle on fixe le tube T {fig. 530), tantôt sur une bande de papier renfermée dans un gros tube de verre fixé au thermomètre, qui prend alors le nom de thermomètre à chemise C (fig. 531), et sert principalement pour les liquides. L'échelle des thermomètres de précision est toujours tracée sur le tube môme de l'instniment. Les températures plus basses que O'' s'indiquent en mettant le signe ( — ) devant les nombres qui les expriment.
Fig. .530.
Fig. 53!.
18 DE LA CHALEITR.
69«. Différentes échelles thermométriqnes. — L'échelle centigrade est due à Celsius; on en a adopté d'autres qu'il faut connaître. Dans l'échelle de Réaumur, on partaj^e l'intervalle entre les points fixes en 80 parties égales, de sorte que les degrés du thermomètre de Réaumur sont plus grands que ceux du lliermométre centigrade. En Angleterre et en Allemagne, on se sert principalement de ïéchelle de Fahrenheit : l'intervalle entre les points fixes est divisé en 180 parties; ces divisions sont portées au-dessous du point de la glace fondante, et à la 32* on marque 0° ; de manière que, au point de la glace fondante se trouve 32°, et à l'eau bouillante 324-180 = 21^2°. Ce point de départ a été choisi par Fahrenheit, parce qu'il correspondait au froid le plus vif, qu'il eût observé à Dantzick ^ Il y a encore une quatrième échelle, usitée en Russie, celle de Delisle : l'intervalle des points fixes est partagé en 150 parties, et le zéro est à l'eau bouillante, de manière que le point de la glace fondante porte le numéro 150.
On voit qu'il est essentiel, quand on énonce une température, d'indiquer en même temps de quelle échelle on s'est servi. L'échelle centésimale a été spécialement adoptée par les savants Français, c'est celle que nous employons dans tout le cours de cet ouvrage. Du reste, il est facile de passer des indications données dans une des échelles, à celles qui leur correspondent dans une autre. Par exemple, soient C et R les nombres correspondants de degrés centigrades et de degrés de Réaumur ; on aura