‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 3)Chapitre 52 sur 171 · DILATATION LINÉAIRE DES SOUDES · texte numérisé non relu

DILATATION LINÉAIRE DES SOUDES

poar eo conclure la dilatation bb' . Or, une expérience directe avait donné le report 7^. La dilatation cherchée sera donc yf* a^. Cette dilatation est obtenue ainsi avec une grande exactitude, car Terreur commise dans la mesure de a|3 est divisée par 744.

■éth«die de Rey et RaetadeB* — L*opticien Ramsden a construit, sous la direction du général Roy, un appareil dans lequel il a cherché à avoir un point fixe, d'une manière plus exacte que dans l'appareil précédent où la lame de verre eo augmente d'épaisseur en se dilatant. Cet appareil consiste en trois cuves parallèles A, C, B (fig. 604), dans lesquelles sont trois barres d'égale longueur; celle du milieu, posée sur des rouleaux, est formée avec la substance dont on veut mesurer la dilatation. Les deux autres sont des prismes en fonte. Ces trois barres portent à leurs extrémités des tiges verticales munies de plaques percées de très petits trous o\ 0, 0' et n', n, n". Les barres étant entourées de glace fondante, on les dispose de manière que les trois trous soient en ligne droite à chaque extrémité, ce que l'on reconnaît facilement en regardant à travers; alors la barre du milieu s'appuie par son extrémité de droite sur la pointe d'une vis micrométrique v qui traverse la paroi de la cuve C. On remplace p.

ensuite la glace de la cuve C par i^ l'eau chaude, dont la tempéra -

tare, maintenue constante au moyen de plusieurs lampes à alcool placées an-dessous, est donnée par des thermomètres couchés le long de la barre, ^te barre se dilate, et les trous n', n, n" ne sont plus en ligne droite; alors ^ déplace la barre, en retirant la vis, de manière à mettre de nouveau ces ^''ous en ligne droite. La quantité dont a tourné la tête de la vis donne ^^ors l'allongement qu'a éprouvé la barre. La vis se dilatant par la chaleur, il y f Une cause d'erreur provenant de son allongement; mais il paraît qu'elle est insensible, car les dilatations obtenues à différentes températures donnent ^nsiblement le même résultat, quand on les ramène à ce qu'elles seraient, *i l*échauffement n'était que de 4°.

Btn. Lois et résiiltaUi observés. — On nomme coe/pcknl de dilatation linéaire l'augmentation de l'unité de longueur d'un corps, pour une élévation "® température de 1 ° . Il est facile de passer de l'allongement observé /, au '^efficient, quand on connaît la longueur L de la barre à 0°, et l'élévation de ^mpérature t. En effet, l'allongement pour l'unité de longueur, est L fois plus P«tit que pour la longueur L, et pour 1°, t fois plus petit que pour T. ^^ coefficient de dilatation sera donc k=l:Lt. Cela suppose que la

dilatation est la même pour chaque degré. C'est, en effet, ce que Lapboe et Lavoisier ont constaté jusqu'à iOO'' ; car ils ont toujours trouvé la même Yaleur pour k, quelle que fût Télévation de température t. Il résulte de U que, jtisqti* à {OO^^j la dilatation des solides est uniforme. L'acier semble faire exception : sa dilatation pour 1"" diminue quand la température s'élère; mis cela tient au recuit que lui fait éprouver la chaleur ; en effet on a constaté que l'acier recuit se dilate moins que l'acier trempé. Nous avons rassemblé dins le tableau qui suit les coefficients de dilatation linéaire d'un grand nombre de corps.

Suivant Lavoisier et Laplace.

SUBSTANCES

Flint-glass anglais . . .

Verre de France avec plomb

Tube de verre sans plomb

Verre de Saint-Gubain. .

Acier non trempé. . . .

Acier trempé jaune, recuit à f»5<»

Fer doux forgé

Fer rond passé à la filicrc

GOEFFrCIENTS.

0,000 008 HG

SUBSTANCES

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