‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 3)Chapitre 54 sur 171 · DILATATION LINÉAIKE DES SOLIDES · texte numérisé non relu

DILATATION LINÉAIKE DES SOLIDES

Pour trouver le coefiBcieni de dilatation du palladium, qui est un métal très rare, WoUaston a appliqué et soudé Tune sur Tautre une lame étroite de paOadiuoi et une lame égale de platine ; il remarqua que cette double lame se courbait quand on réchauffait, et devenait concave du côté du platine ; d'où il conclut que le palladium se dilate plus que le platine. Ayant ensuite remplacé le platine par l'acier, il trouva que la double lame devenait convexe du côté de l'acier, d'où il conclut que le palladium se dilate moins que l'acier ; le coefficient k palladium est donc compris entre cent du platine et de l'acier, et, par WDséquent, diffère peu de 0,00001 .

Nous ajouterons que le bois desséché se dilate, dans le sens des fibres, beaucoup moins que le verre, d'après Rittenhouse. D'après Roy, le sapin se dilate autant que le verre. La poterie brune ne se dilate, en longueur, que de 0,0004 =7^ pour 100° ; et suivant Wedgwood, quand on la rend poreuse «vecdu charbon, elle se dilate encore trois fois moins.

Le tableau qui précède montre que les métaux les plus dilatables sont le zinc et ensuite le plomb; le moins dilatable est le platine, et le verre l'est à peu prés au même degré. La dureté, la ductilité ne paraissent pas avoir d'influence Mr la dilatabilité. Berthollet a remarqué que les métaux les plus dilatables sont ies plus fusibles, et que les moins fusibles, comme le platine, se dilatent le ■wins. Il en conclut que, plus un métal s'approche de la température de sa bsioD, plus il doit se dilater; de sorte que le coefficient de dilatation doit "pnenter à mesure que la température s'élève. Nous verrons bientôt que cette prévision s'est trouvée exacte.

Enûn, il faut remarquer que les nombres consignés dans le tableau ne couinent qu'approximativement à d'autres échantillons que ceux qui ont servi * les déterminer. Lors donc qu'on aura besoin d'une très grande précision, il faudra procéder directement à la mesure de la dilatation de l'échantillon Diéme que l'on voudra employer.

S30. Formiiies des dilatations. — On a souvent à résoudre les problèmes

^ Etant donnée la longueur L d'une barre à 0°, trouver sa longueur L' à •* température t. Soit k le coefficient de dilatation linéaire de la substance de ^ barre. La dilatation de l'unité de longueur pour /"" sera kl, et la dilatation "cL unités de longueur, sera kLt. La longueur de la barre dilatée sera donc L+lfU, ou L(1-|-A/). On aura donc

fl] L' = L(1+^, d'où L = ^, |2J

»^ formule [2] donne le moyen de calculer la longueur L à 0**, quand on connaît '«longueur L'à/^ î*» Etant donnée la longueur L à r, trouver la longueur L' à /'°. D'abord,

la longueur à 0** sera , d'après la formule [2| ; et pour obtenir la

longueur kt\ il faut, d*aprés la formule [1], multiplier la longueur à 0*^ par \+kt\ On aura donc

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