‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 3)Chapitre 58 sur 171 · DES SOLIDES DANS LES HALTES TEMPÉRATURES · texte numérisé non relu

DES SOLIDES DANS LES HALTES TEMPÉRATURES

On Toit que la dilatabilité des solides, rapportée au thermomètre à air, va en oissant au-delà de 100'', et différemment pour chacun d*eux. Ce résultat est ofinné par des expériences antérieures', faites aussi par Dulong et Petit, r une méthode imaginée par Borda, qui permet de conclure la dilatation d*une bstance, de celle d*une autre.

8St. Comparaison des dllatatioas de deox barres. — La méthode it il s'agit offre l'avantage de ne pas exiger de point absolument fixe. ( deux régies à comparer sont liées d'une manière invariable par l'une des réfflités, au moyen d'une plaque de fer o, (/?</. 60^). A l'autre extrémité

Fig. 608. — i/20.

t adaptées des tiges verticales en laiton l dont une porte une échelle e, isée en cinquièmes de millimètre, et l'autre un vernier v, donnant les vingtiès de ces divisions. Les règles reposent sur des rouleaux disposés au fond ne auge remplie d'huile dont on peut mélanger les couches au moyen de IX agitateurs à plaques a, c. Plusieurs thermomètres, dont un est couché rc les barres, donnent la température.

)aand la température est arrivée à peu près au point où l'on veut observer, ferme toutes les ouvertures du fourneau en briques sur lequel est placée ige, la température devient stationnaire pendant 10 à 1*2 minutes, on jene les thermomètres, et l'on voit la quantité dont a marché le zéro du nier par rapport à la division avec laquelle il coïncidait lorsque la tempéra- *edu bain était celle de l'air ambiant. Cette quantité représente l'excès e de lilatation d'une règle sur l'autre. Si / est la dilatation absolue de l'une d'elles, le de l'autre sera donnée par l'équation x = l+e. Le système des deux règles forme un thermomètre particulier, dont le degré Tespond au centième du déplacement relatif du zéro du vernier, lorsque la ipérature passe de 0° à 100"*. En comparant les indications de cette espèce thermomètre avec celles du thermomètre à air, Dulong et Petit ont reconnu il y a accord jusqu'à 100° ; mais que, au-delà, il y a des différences d'autant 8 grandes que la température est plus élevée. Avec des barres de platine et cuivre, la température indiquée, en supposant les dilatations de ces métaux Termes, était de 320°, lorsque le thermomètre à mercure marquait 310°, et icrmomètre à air 300°.

JùiMki de chimie el de phijsique, t^ série, t. 11^ p. 254.

837. Dilatation da verre. — Il était important d'étudier parliculièrenittil la dilatation du verre, si fréquemment employé dans les expériences. Duloigci Petit ayant réuni, comme ci-dessus, une régie de cuivre et une régie de verre, reconnurent que la dilatation du verre augmente au-delà de 100'', suivant ue loi plus rapide que celle des métaux.

Les nombres donnés pour le coefficient du verre, par plusieurs physicins. parmi lesquels il faut citer M. Desprctz, Rudberg. M. Magnus, M. I. Piore, ne sontpas d'accord, même entre 0° et 100°. Cela tient d'abord à la différeoce décomposition chimique des échantillons employés. De plus, M. Regnault a reconnu que la dilatabilité d'un môme verre varie suivant la manière dont il a été travaillé ' ; comme on le voit dans le tableau suivant qui contient Ifs dilatations totales des différentes sortes de verre, entre 0° et 100°.

SUBSTAXCES.

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