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MAXIMUM DE DENSITÉ DE LEAU

I Les températures de congélation sont celles que l'on obsei've pendant qu'on

(^. agite le liquide. On voit que : 1° L'eau de mer et les dissolutions aqueuses ont un maximum de densité ; 2o la température de ce maximum baisse plus rapide- ^ meot que le point de congélation ; 3o l'abaissement de la congélation au-dessous de zéro, et l'abaissement du maximum au-dessous de 4°, sont sensiblement proportionnels à la quantité de matière dissoute dans l'eau.

L'existence d'un maximum de densité dans l'eau doit être rapprochée de ce fait, que ce liquide augmente brusquement de volume en se congelant. Alors oopeut se rendre compte du phénomène, en admettant que les molécules, encore dans l'état liquide, commencent déjà à prendre l'arrangement qui correspond à l'état solide, et dans lequel elles occupent plus d'espace. Cette tendance continue à se manifester de plus en plus quand l'eau reste liquide au-dessous de son point de congélation. Pour confirmer cette manière de voir, il faudrait observer les substances qui, en se solidifiant, augmentent de volume; niais ces substances fondent à une trop haute température pour qu'il ait été possible de faire l'expérience. M. Despretz a, du moins, reconnu sur les acides mrgariqtte et oléiqiie, la stéarine, V huile d'olive, la cétine, la para fine, la naphtaline et le soufre, que ces substances, qui diminuent de volume en se solidifiant, ne présentent pas de maximum de densité.

806. Explication de quelques phénomènes. — SausSUre a remarqué, pendant son voyage dans les Alpes, que la température du fond des lacs profonds est égale à A° en toutes saisons. Ce fait, qui a été observé depuis dans i^ucoup d'autres pays, s'explique bien, maintenant que l'on sait que l'eau à 4° est plus dense qu'à toute autre température. Dès que l'eau de I2 sufface d'un lac a atteint cette température, elle tombe au fond, où elle ne peut s'échauffer, si la profondeur est assez grande pour que la chaleur Jes rayons solaires soit entièrement absorbée par les couches supérieures ^iu liquide.

Puits de slaee. — On nomme ainsi des cavités cylindriques signalées par Romfort dans les glaciers ; au fond se trouve toujours un corps quelconque, <^mme un fragment de roche, une feuille sèche. On explique la formation de ces cavités de la manière suivante : le corps déposé sur la glace s'échauffe par le soleil et fait ensuite fondre la glace autour de lui. L'eau de fusion frappée par les rayons solaires passe à 4°, et descend au fond de la cavité ; là elle se refroidit en cédant sa chaleur à la glace, dont elle fond une partie, devient moins «ense et remonte à la surface. Elle s'échauffe de nouveau jusqu'à 4^, retourne *û fond, et ainsi de suite, de manière que la cavité devient de plus en plus profonde, jusqu'à ce qu'il se rencontre quelque fissure par laquelle l'eau puisse réchapper; alors le phénomène s'arrête.

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