CORPS SOLIDES ET LIQUIDES
5s temps égaux à une fraction m de minute. Si cette fraction n'est pas trop raade, on pourra admettre sans erreur sensible, que la température pendant litqne intervallem, est égale à la moyenne ^ (t+t'), j (t'+t")..., et les baissements de température pendant chaque intervalle seront, d'après la loi $ Newton,
C[i(TH-T')^-(], C[i(T+T')-r],....
étant une constante. Et il suffira d'ajouter à la température finale observée 0, somme S de ces abaissements de température, de sorte qu'il faudra substituer 0, dans la formule [i], la quantité ©+S.
Il uous reste à dire comment on détermine la constante C. Pour cela, quand I thermomètre, après avoir atteint la température maximum ô, commence à
Fig. 655.
Fig. 656.
tecendre, on observe les températures t,, t', qu'il indique au commencement ^ à la fin d'une minute, et l'on a d'après la loi de Newton
*'où l'on tire la valeur de C.
Il existe enfin une cause d'erreur provenant de la perte de chaleur qu'éprouve * corps en passant de l'étuve où on l'échauffé, dans le calorimètre; quoique le ^fs du transport soit très petit, l'erreur n'est pas négligeable, à cause de la ^le température qu'on donne ordinairement au corps. Nous verrons plus ^in(896) comment M. Regnault évite cette perte de chaleur.
S88. Méthode par la faslon de la glaee. — Cette méthode, célèbre par ^ travaux de Laplace et Lavoisier, est fondée sur ce résultat de l'expérience, Ji*ilfaut 79,25 calories pour faire passer 1 gramme de glace à 0°, à l'état ^Q aussi à 0°. Cela posé, on choisit, comme le faisait Black, un bloc de lîce bien pure et exempt de fissures; on y creuse une cavité (fig. 656), qu'une laque de glace sert à fermer exactement. La glace étant à la température de 0°
CUALELRS SPECIFIQUES.
ot la cavité bien essuyée, on y place le corps dont on veut mesurer la rbaleor spécifique, après avoir évalué son poids P et sa température T. Le corps se refroidit en fondant une portion de la glace, et sa température finit pararmff h 0° . On rassemble alors l'eau de fusion et on la pèse ; soit p son poids. Il a fallu 70,25 p calories pour fondre ce poids p de glace; or, cette quantité de cbaleur est égale à celle que le corps a cédée pour descendre de T*" àO°, rest-à-dire à PxT. On a donc PxT = 79,25^ ; d'où l'on tire la valeur de x. Calorimètre de Laplaee et Lavolsier. — La difficulté de se procORT des blocs de glace assez gros sans pores ni fissures, a fait imaginer le calorimètre de glace (fig, 657). Cet appareil est formé de trois enveloppes; la plus petite est ciiblée de trous, et reçoit le corps, que l'on entoure de glace pilée, substance dont ob ri^mplit aussi l'intervalle qui existe entre les différentes enveloppes. Des couvercles garnis de glace fermenl l'appareil à sa partie supérieure. La cbaleur que perd le corps fait fondre une partie de la glaee qui l'entoure, et de relie de l'espace B; 1 eau de fusion est recueillie parle robinet r. Un petit grillage f empêche la glace d'oklruer le robinet. La glace placée dans l'intervalle AAD et sff les couvercles, empêche la chaleur extérieure de se faire sentir dans l'enceinte B; cette chaleur ne pouvant q»^ fondre la glace qui touche l'enveloppe extérieure AA. L'eau de fusion se dégage par le robinet r'. Au bout de 30 heures environ, la température du corps est descendue à 0° ; on pèse l'eau recueillie par le robinet r, et l'oi calcule, comme ci-dessus, la chaleur spécifique du corps. Pour appliquer cette méthode aux liquides, on les renferme dans un vase dont on connaît la chaleur spécifique ; on ajoute la chaleur perdue par ce vase à celle que le li(|uide cède, et l'on égale la somme à la quantité de chaleur absorbée par la glace qui a été fondue.
La méthode du calorimètre laisse quelque incertitude, a cause de l'eau <p» reste engagée entre les fragments de glace, et qui n'est pas la môme au comnieO" cément de l'expérience et à la fin, puisque, la glace ayant fondu en partie, 1^ fragments n'ont plus ni la même forme ni les mêmes positions relatives- On atténue celte cause d'erreur, en opérant sur de grandes masses de corpsil arrive aussi que l'air circule entre les fragments de glace, et en fond un p^î c'est i»ourquoi il faut opérer à une température de 4° ou 5° au plus.
889. Méthode du refroidissement. — Les méthodes qui précédent soot applicables aux substances qu'on a en masse assez grande. La méthode** refroidissement s'applique à celles dont on n'a que de petites quantités. DulooS et Petit l'ont employée de la manière suivante. Les corps dont on veutcompif^ les chaleurs spécifiques sont renfermés, sous le même volume, dans un vase tr» mince en métal, dans lequel se trouve un thermomètre. Ces corps sont e»
Fig. 637