CORPS SOLIDES ET LIQUIDES
3 rendre leur conductibilité aussi égale que possible. On obsene s emploient sous la même température, pour se refroidir d'un
de degrés, dans une enceinte vide à température constante, de chaleur abandonnées pendant ces temps leur seront proportes les circonstances étant égales de part et d'autre. De plus, ers
représentées par pc?, p'cV, en appelant t l'abaissement de j, p' les poids des corps, c, c' leurs chaleurs spécifiques. On aura c't = i : t\ en désignant par t et t' les temps
It a fait une étude approfondie de cette
fig, 658 représente l'appareil qu'il a adopté, id nombre d'essais, v est un vase cylindrique î, dans lequel se trouve renfermé le réservoir être très sensible. La matière sur laquelle on t réduite en poudre impalpable, soit par des liques, soit par des procédés chimiques ; on
le fond du vase, qui peut s'enlever, et on la 1 thermomètre. Ce vase est introduit dans une ton, garnie en dedans de noir de fumée. La î au thormomtHre, termine l'enceinte par en momètrc s'ajuste à la tubulure de l'enceinte, i collier brisé A vis (I, 32'2), qui presse l'un deux rebords coniques appartenant, l'un à la re à la virole à laquelle est fixé le thermomètre, le verre t enveloppe la tige. On fait le vide par umidité ayant une grande influence sur les essèche l'appareil en y faisant entrer plusieurs sec, après avoir fait le vide, pendant que longé dans de l'eau à 40°. Cela fait, quand le narque 35°, on plonge l'appareil dans la glace ittend que le thermomètre marque 20°, et Ton note, sur un pointage, les instants où le thermomètre passe par 15°, 10^, 5°. res s'observent de loin, avec une lunette mobile sur une règle
et // sont les poids de deux substances remplissant successive- ; r, c' leurs chaleurs spécifiques ; A* l'équivalent en eau du vase i du thermomètre qui s'y trouve renfermée; t et /' les temps )roduire un même abaissement de température , on aura ^-k = t : t\ La quantité A- peut se calculer d'après les poids spécifiques de l'argent et des portions de mercure et de verre mées dans le vase. Mais il est plus simple de la calculer au : expériences faites en remplissant le vase avec deux substances
Fig. 658.
himie et de pJnjxique, 3« série, t. IX, p. 327.
ayant des chaleurs spéciGques déterminées d^avance parla méthode des mélanges; alors I*équation précédente donne la valeur de A*.
Malgré les précautions les plus minutieuses et les efforts les plus persévénnts, M. Regnault n*a pu obtenir de résultats satisfaisants de cette mélhode. La différence de conductibilité des substances employées, qui fait que la chalear ne se rend pas avec la même facilité, de l'intérieur à la surface rayonnante, doit avoir une certaine influence. Cependant, ce qui montre qu'il y a quelque aotre cause, c'est que la même substance au môme état donne des résultats qui présentent des différences notables. MM. de la Rive et Marcet ont reconnu qie le tassement de la substance, qu'il est impossible d'obtenir identique dans deux expériences différentes, a une grande influence sur les résultats; par exemple, la chaleur spécifique du charbon en poudre, comparée à celle du cuivre, est d'autant plus petite que la substance est plus fortement tassée.
Cas des liquides. — Les incertitudes dont nous venons de parler n'existent plus pour les liquides, surtout quand ils ne diffèrent pas beaucoup, par leurs propriétés physiques. M. Regnault renfermait le liquide dans un petit flacoa mince à long col ad (fig. 658) dans lequel plongeait le thermomètre. Pour que le réservoir restât plein pendant le refroidissement, on mettait assez de liquide pour qu'il occupât une partie du col autour de la tige du thermomètre. Le poids de la substance était représenté par sa densité à la température de l'observation.
890. Résultats généraux. — Les différentes méthodes qui précédent, appliquées aux solides et (lux liquides, ont montré que les liquides ont généralement une plus grande capacité pour la chaleur que les solides. L'eau présente la plus grande chaleur spécifique j d'où il résulte que les capacités des autres corps sont exprimées par des fractions. C'est à cause de cette grande capacité que l'eau s'échauffe et se refroidit si lentement. De là aussi son grand pouvoir refroidissant. C'est en absorbant beaucoup de chaleur qu'elle peut ensuite la transporter et la répandre en grande quantité, dans les calorifères à circulation d'eau chaude (821).
En général, une même substance présente une plus grande capacité à l'état liquide qu'à l'état solide ; ce résultat important a été découvert par Irvine, et étudié tout spécialement par M. Person, juir une méthode que nous décrirons plus loin. Comme exemple, nous citerons la glace, dont la capacité est i, celle de l'eau étant 1 . Il y a des corps, comme le mercure, le phosphore, pour lesquels la différence des capacités à l'état solide et à l'état liquide est à peine sensible.
Relation avec la densité. — Les corps les moins denses ont généralemeiît la plus grande capacité. Ainsi, les métaux, qui sont les corps les plus denses, absorbent peu de chaleur pour s'échauffer, et parmi eux, les plus denses possèdent la plus faible capacité. Par exemple l'or, le platine, le mercure ont pouf chaleur spécifique 0,03:2 environ ; d'où il résulte que la quantité de chaleur nécessaire pour porter l'eau de 0° à 100°, élèverait la température de ces