CORPS SOLIDKS ET LIQUIDES
Téqualion Pc{T — 0) = (p4-7ry)(© — /), qui exprime que la chaleur perdue par le corps est égale à celle que gagnent l'eau et le vase, et dans laquelle on remplace c par la chaleur spécifique supposée la même à toutes les températures. Celle méthode fournit un moyen pyrométrique assez simple. Veut-on obtenir la température d'un fourneau, on y plonge une masse de platine, qui en prend la température, et que l'on porte ensuite dans l'eau d'un calorimètre dont l'échauflement fiût connaître la température du platine. Si Ton ne connaît pas ^ la capacité calorifique de ce métal, on fait deux observations avec deux masses <le platine égales ou inégales, et deux appareils différents ; ce qui donne deux ^ualions entre lesquelles on élimine la chaleur spécifique.
Les températures obtenues par ce moyen ne sont pas comparables à celles
î«e donne le thermomètre à air, car la chaleur spécifique des solides augmente
*^^c la température ; mais avec le platine, les résultats doivent être bien prés
^'^tve exacts, comme il résulte des nombres du tableau précédent. On pourrait
obtenir de meilleurs résultats si l'on connaissait les chaleurs spécifiques
'''oyeiines du platine entre 0° et diverses températures très élevées: après
avoir calculé la température du platine, au moyen de la capacité qui correspond
^ cette température inconnue, évaluée par estime, on se servirait de la capacité
^rrespondante à la température ainsi obtenue, pour en calculer une nouvelle
valexir qui serait plus exacte. Pour cet objet, M. Pouillet a mesuré les chaleurs
spéeifiqiies moyennes du platine entre 0° et les températures ci-dessous, et il a
trouvé les nombres inscrits à la seconde ligne.
Clcs résultats ont été obtenus par la méthode des mélanges. La boule de pl^line échauffée était jetée dans un panier en fil de cuivre plongé dans l'eau, ** <iont on tenait compte dans le calcul.
^^«» de» corps faelies à fondre. — L'augmentation de la capacité avec J* température est d'autant plus prononcée que les corps sont plus prés de l^t^i- point de fusion. Aussi, dans les expériences de Dulong et Petit, faites sur "^^ corps peu fusibles, ne s'est-elle manifestée qu'au-delà de 100°. Pour le ^^^4ine, qui est le métal le plus difficile à fondre, l'accroissement est très '^^VdIc. Le p/om/> est plus rapproché de son point de fusion, et M. Regnault * trouvé pour la capacité du métal, 0,03065, entre 10° et —77°, 75, ^^pérature obtenue en le plongeant dans l'acide carbonique solide, et 0,0313 ^^Ire 10° et 100°. Le phosphore, qui fond à 45°, adonné les nombres ^>1740, de — 77°,55 à 10°; 0,1788, de —21° à 70°; et 0,1887, ^e —10° à 30°.
898. Variation de la capaelté des liquides. — C'est surtout chez les Mquides que les variations de la capacité avec la température sont sensibles, ïUéme au-dessous de 100°. Cela se voit dans le tableau suivant, qui contient
CHALEURS SPECIFIQUES.
une partie des résultats obtenus par M. Regnault, par des méthodes que i décrirons plus loin.