‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 4)Chapitre 108 sur 193 · S 3. — RÉSISTANCE A LA RUPTURE · texte numérisé non relu

S 3. — RÉSISTANCE A LA RUPTURE

444. TiHACiTi. — Une verge tirée dans le sens de sa longueur, finit par se npre sous une certaine charge, qui dépend de la nature de sa substance et ses dimensions. La plus petite charge capable de produire cet effet, sert de sure à la résistance que la verge oppose à la rupture. Cette résistance, sous aité de section, se nomme ténacité ou résistance absolue. Musschenbroeck, ichler, Thomson, Guyton-Morveau et beaucoup d'autres, depuis, ont fait un ind nombre d'expériences sur cette propriété des corps.

445. Lois. — La charge minimum qui produit la rupture est !<> propornnelle à la section de la barre, 2o indépendante de sa longueur. Cependant remarque souvent qu'une barre très longue se rompt plus facilement qu'une irte. C'est que l'on a plus de chance, avec une longue barre, de rencontrer j endroits faibles, provenant du défaut d'homogénéité et des inégalités îvitables de diamètre. C'est aussi pour cela que la nipture d'une barre rizontale se fait ordinairement en un seul point, tandis que toutes les tranches iraient se séparer au môme moment, si elles étaient identiques.

Les fils très fins donnent une résistance, rapportée à l'unité de section, plus inde que les fils plus gros. Cela tient h l'existence d'une couche superficielle s dense que l'intérieur, provenant de la compression qu'ont subie les fils idant leur fabrication. Cette couche, négligeable pour les fils un peu gros, ^ente sensiblement la densité moyenne de ceux qui sont très fins, comme Baudrimont l'a prouvé, du reste, par des expériences directes. Guyton-Moneau a trouvé les nombres de kilogrammes suivants, pour la irge minimum capable de rompre des fils de â"" de diamètre :

1 de fer

Cuivre

Platine

Argent

Or

Zinc

Etain

Plomb

Une baguette cylindrique en verre, de 1""» de diamètre, exige pour se rompre viron S^, et la foute 41''.

Les substances à structure fibreuse, comme le bois, résistent plus dans le is des fibres que dans tout autre sens. Musschenbroeck a fait beaucoup expériences sur différentes espèces de bois. Si les nombres qu'il a trouvés ne fil pas parfaitement d'accord avec ceux qui ont été obtenus depuis , cela tient mcipalement à la différence de qualité des échantillons éprouvés ; différence dvenant elle-même du climat et de la nature du terrain ofi le bois s'est formé. ici en kilogrammes la ténacité moyenne de différents bois dans le sens des res, par millimètre carré :

èoe 6"^ îi 8 Frêne 12"^ Bui# U^

nnble 6 à 7 Orme 10,40 Poirier 6-

pin 8 à U llètrc 8 Acajou. . . . - . 6

CORPS SOUDES.

Peq)endiculairement aux fibres la résistance n*est plus, pour le ehêney que de 1S60.

448. Expériences de M. i^ertheim. — Au moyen de Tappareil déjà décrit (fig, 353), M. Wertheim a étudié la ténacité de divers métaux. Le tableau, ci-dessous renferme une partie des résultats qu'il a obtenus sur des fils cylindriques de 1"*"* de diamètre.

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